Fiches liées au terme rostre


La mouche charbonneuse

Elle ressemble à la mouche domestique dont elle est une proche cousine, mais elle est beaucoup plus redoutable en s’attaquant au bétail et parfois à l’homme auxquels elle occasionne des piqures douloureuses et qui peuvent transmettre des pathogènes.

Stomoxys calcitrans

La mouche des étables

Stomoxys calcitrans

Stomoxys calcitrans

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère Brachycère

Famille des Muscidae

ETYMOLOGIE : Stomoxys signifie « bouche pointue » et calcitrans = récalcitrant

Son nom anglais est « stable fly », la mouche des étables.

DESCRIPTION :

Taille : cette mouche mesure entre 6 et 8 mm

Forme, allure : c’est une mouche grise qui ressemble à la mouche domestique. Mais elle dispose d’une trompe bien visible, pointée vers l’avant et particulièrement robuste. C’est un organe vulnérant qui lui permet de sucer le sang du bétail. Les yeux sont grands et brun rouge. Le thorax est gris, rayé de noir. L’abdomen est gris avec des taches noires.

Coloration : gris avec des taches noires

Comportement : au repos elle se tient avec les ailes un peu écartées, et le plus souvent la tête en haut, au contraire de la mouche domestique qui se tient la tête en bas.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Stomoxys calcitrans

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : c’est une espèce commune en zone d’élevage de chevaux ou de bovins. Elle est présente dans le monde entier.

HABITAT : cette espèce est inféodée à la présence de bétail dont elle suce le sang.

PÉRIODE D’OBSERVATION : d’avril à octobre.

la mouche charbonneuse

la mouche charbonneuse

BIOLOGIE :

Alimentation : Contrairement à d’autres espèces de diptères hématophages, les deux sexes se nourrissent de sang.

Reproduction : la femelle pond dans le fumier ou dans les excréments de chevaux ou de bovins où la larve se développe.

REMARQUES : cette espèce peut piquer (mordre serait plus approprié) l’homme et occasionner une forte douleur. De plus, elle est porteuse de nombreux agents pathogènes qu’elle peut ainsi transmettre : bactéries, protistes, nématodes. Elle est réputée transmettre la maladie du charbon (anthrax pour les anglo-saxons) qui est due à une bactérie Bacillus anthracis. Ce bacille constitue une arme bactériologique développée durant la seconde guerre mondiale mais qui a fait plus récemment parler d’elle lors d’attentats terroristes.

Stomoxys calcitrans

Stomoxys calcitrans

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisirs. (d’abord édité chez Solar).

Haupt, 2000. Guide des Mouches et des Moustiques. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Diptera Info

Le charançon couronné

Avec son rostre bien développé, on le reconnaît immédiatement comme un charançon (Curculionidae). De taille respectable pour cette famille, il est répandu et facile à identifier.

Liparus coronatus

Liparus coronatus

Liparus coronatus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Coléoptère

Famille des Curculionidae.

ETYMOLOGIE : Liparus : brillant de graisse, et coronatus = couronné.

DESCRIPTION :

Taille : 8 à 15 mm

Forme, allure : charançon assez globuleux, de couleur noire avec deux points jaunes de chaque coté du pronotum dont toute la marge basale est également jaune. Cette couleur est due à de petites écailles (squamules) qui partent au frottement. Le rostre est bien développé, et courbé vers le bas. Les antennes coudées sont fixées à l’extrémité du rostre. La tête et le pronotum sont finement ponctués, les élytres plus grossièrement.

Coloration : noir et jaune.

Comportement : se rencontre fréquemment sur les ombellifères, bien que son régime soit assez éclectique.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : il s’agit d’une espèce commune, présente dans la France entière.

HABITAT : champs, bords de chemin, jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION :

Le charançon couronné

Le charançon couronné

BIOLOGIE :

Alimentation : phytophage

Reproduction : les larves se développent dans les racines de plantes basses, assez variées.

REMARQUES :

Liparus coronatus

Liparus coronatus

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1932. La Faune de France Illustrée, tome VI, Coléoptères 2ème partie. Delagrave.  (sous le nom Molytes coronatus).

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Coléoptères de Tchèquie 

The beetle fauna of Germany 

La punaise verte ponctuée

Cette grande punaise verte nous vient d’Ethiopie et ressemble beaucoup à la punaise verte. Elle commet plus de dégâts, ses larves en particulier adorent les tomates.

Nezara viridula

Nezara viridula

Nezara viridula

La punaise verte à front jaune

La punaise du soja

La punaise verte puante

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hémiptère Hétéroptère

Famille des Pentatomidae

ETYMOLOGIE : Nezara = vient de l’hébreu et signifie « qui possède un cordon » (allusion à la carène ventrale) et viridula = verte.

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la punaise verte ponctuée

DESCRIPTION :

Taille : 12 à 16 mm.

Forme, allure : elle ressemble beaucoup à la punaise verte Palomena prasina (voir fiche sur le site).  Elle est un peu plus grande, avec 3 petits points blancs entre 2 points noirs sur le scutellum, juste au contact du pronotum. L’apex du scutellum est toujours vert. L’avant de la tête ainsi que l’avant du pronotum sont parfois blancs jaunâtres. La partie membraneuse des ailes, brun sombre chez Palomena prasina, est ici verte.

Coloration : totalement verte, mais devient brune en fin de saison.

Comportement : en automne, on la voit fréquemment s’approcher des maisons où elle va chercher un abri pour l’hiver. Cette punaise possède des glandes qui émettent une substance nauséabonde, elle donne ainsi un très mauvais goût aux fruits et légumes qu’elle a contaminés.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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Nezara viridula

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face ventrale de Nezara viridula montrant la carène

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Europe moyenne et du sud.

HABITAT : très associé aux cultures maraichères.

PÉRIODE D’OBSERVATION : toute l’année, les adultes hivernent à l’abri.

BIOLOGIE :

Alimentation : les larves s’attaquent principalement aux tomates, elles sont souvent confondues avec des coccinelles. Elles s’attaquent aussi aux haricots et aux aubergines, aux pommes de terre, aux châtaigniers (ce sont plus de 30 espèces végétales qui peuvent être consommées).

Reproduction : Les adultes sortent au printemps pour se reproduire. Les œufs sont déposés en ooplaques, c’est à dire collés les uns contre les autres en nids d’abeille.

larves de Nezara viridula

larves de Nezara viridula

REMARQUES :

C’est une espèce originaire d’Afrique (Ethiopie).

Les larves sont particulièrement bigarrées avec des tâches jaunes et rouges sur fond sombre.

la punaise verte ponctuée

la punaise verte ponctuée

Nezara viridula

Nezara viridula

Nezara viridula

Nezara viridula

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Evans & Edmondson, 2005. A photographic guide to the Shieldbugs and Squashbugs of the British Isles. WGUK.

Lupoli R. & F.Dusoulier, 2015. Les punaises Pentatomoidea de France. Editions Ancyrosoma.

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave.

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British Bugs

Le charançon de la salicaire

D’origine européenne, ce charançon a été introduit en Amérique du Nord pour lutter contre une plante invasive, la salicaire.

Hylobius transversovittatus

Hylobius transversovittatus

Hylobius transversovittatus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Coléoptère

Famille des Curculionidae

ETYMOLOGIE : Hylobius = vit dans le bois et transversovittatus : orné de bandelettes transversales.

DESCRIPTION :

Taille : environ 12 mm

Forme, allure : c’est un charançon trapu, de couleur brun-foncé à rougeâtre, avec sur les élytres deux lignes transversales de points blancs.  Ces points blancs sont d’ailleurs des touffes de poils. Les antennes sont nettement coudées. Les pattes sont rougeâtres, avec des fémurs renflés. Le rostre est long et large, légèrement recourbé.

Coloration : brun-rougeâtre.

Comportement : activité plutôt nocturne.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Hylobius transversovittatus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : coléoptère peu commun, son aire de répartition est peu documentée, semble présent dans une bonne partie de l’Europe.

HABITAT : zones humides, fossés marécageux.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de juin à août.

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes et les larves se nourrissent (en Europe) exclusivement de salicaire commune (Lythrum salicaria).

Reproduction : la femelle pond environ 200 œufs en 2 à 3 mois, ils sont dispersés isolément près des racines et sur la tige de salicaire. Les larves se nourrissent des racines, ou creusent des galeries dans la tige pour rejoindre les racines. Il y a deux mues larvaires avant la nymphose. Les adultes sortent du sol au printemps.

REMARQUES : Ce charançon a été introduit aux USA (Virginie, 1992) et au Canada pour lutter contre la salicaire, plante introduite accidentellement et devenue invasive.

Hylobius transversovittatus

Hylobius transversovittatus

RÉFÉRENCES :

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1932. La Faune de France Illustrée, tome VI, Coléoptères 2ème partie. Delagrave. (sous le nom Hylobius fatuus).

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The beetle fauna of Germany

Entomologie en Alsace

 

Le charançon du lierre

Son rostre signe son appartenance aux charançons. Dépassant le centimètre, il fait partie des plus grands.

Liophloeus tessulatus

Le charançon mosaïque

charançon du lierre

charançon du lierre

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Coléoptère

Famille des Curculionidae

ETYMOLOGIE : Liophloeus = écorce lisse et tessulatus =marqueté

DESCRIPTION :

Taille : c’est l’un des plus grands représentants des Polydrusini, il atteint 13 mm.

Forme, allure : Charançon trapu, assez rond, avec les élytres striés longitudinalement. Rostre assez court. Les antennes sont insérées dans des fossettes latérales du rostre que l’on appelle les scrobes.

Coloration : gris brun, avec de nombreuses taches plus claires et plus sombres formant une sorte de damier. Mais la coloration est variable selon les individus.

Comportement : lorsqu’il est inquiété, il se laisse tomber et fait le mort (catalepsie), immobile sur le dos.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Liophloeus tessulatus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : toute l’Europe

HABITAT :

Liophloeus tessulatus

Liophloeus tessulatus

PÉRIODE D’OBSERVATION : émergence des imagos en avril-mai.

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se nourrissent de feuilles (phyllophages), de lierre en particulier, et les larves de racines d’ombellifères, dont la grande berce fréquemment.

Reproduction : c’est la larve qui hiverne dans le sol.

REMARQUES :

charançon du lierre

charançon du lierre

RÉFÉRENCES :

L’Argiope n°54-55 (Automne 2006-Hiver 2007) – Manche Nature.

Perrier, 1932. La Faune de France Illustrée, tome VI, Coléoptères 2ème partie. Delagrave.

Le Monde des Insectes : 

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La mouche-scorpion

Ce n’est pas une mouche, encore moins un scorpion, c’est un drôle d’insecte avec un long museau et chez le mâle une pince à l’extrémité de l’abdomen.

Panorpa vulgaris, Panorpa communis, Panorpa germanica


Panorpa vulgaris mâle

Panorpa vulgaris femelle

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Mécoptère

Famille des Panorpidae

ETYMOLOGIE :

le nom anglais est « scorpion fly » donc comme en français « mouche scorpion ».

DESCRIPTION :

Taille : ils mesurent entre 18 et 20 mm,

Forme, allure : Son nom de « mouche-scorpion » lui vient de la présence chez le mâle d’une sorte de pince à l’extrémité de l’abdomen, qui est souvent recourbée vers l’avant. Les panorpes ont la tête étirée vers le bas, formant une sorte de rostre.

Panorpa communis mâle

Panorpa communis femelle

Coloration            : Les ailes membraneuses sont tachetées de marques sombres, plus ou moins selon les espèces.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER : chez le mâle : l’extrémité dilatée de l’abdomen

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’espèce est présente dans toute l’Europe, et localement très abondante.

Panorpa germanica mâle

Panorpa germanica femelle

HABITAT : La mouche-scorpion est fréquente et abondante dans les lieux ombragés, les forêts mixtes ou  de feuillus, les endroits plutôt humides comme les bords de ruisseaux, les marécages ou les prés

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les panorpes sont surtout visibles au printemps et en été,

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se nourrissent de nectar et du miellat des pucerons, ils consomment aussi des insectes morts et des débris végétaux.

mouche scorpion (P.germanica) avec sa proie

(il existe 7 espèces en France).

Reproduction : Les mâles et les femelles sont aisés à différencier, le mâle portant cette sorte de pince abdominale, alors que l’abdomen de la femelle se termine en pointe qui constitue l’ovipositeur.

Les œufs sont déposés dans la couche supérieure du sol. La larve possède une sorte d’appendice terminal qui lui sert d’organe de fixation, elle vit dans la terre où elle se nymphose.

REMARQUES : La reconnaissance des espèces est fondée sur l’aspect des ailes (fortement tachetées chez P.vulgaris, peu tachetées chez P.germanica et P.communis), la forme du 6ème segment abdominal et le détail du bulbe génital chez le mâle.

RÉFÉRENCES :

Chinery, 1973 – Chinery, 2004 – Chinery, 2005 – Bellmann, 2006 – Reichholf-Riehm, 1983

excellente clé de détermination sur le Forum « Le monde des Insectes » :

Le balanin des noisettes

C’est un petit charançon avec un rostre impressionnant ! Présent dans tous les noisetiers !

Curculio nucum

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Curculio nucum

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Coléoptère

Famille des Curculionidae

ETYMOLOGIE : nucum = des noix

Balanin vient d’un mot grec qui signifie gland

Son nom anglais est « nut weevil », le charançon des noisettes.

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le balanin des noisettes

DESCRIPTION :

Taille : Le balanin des noisettes ne dépasse pas 6 à 9 mm

Forme, allure : Les Curculionidae ont un rostre, qui est plus ou moins long selon les espèces. Chez le balanin des noisettes, il est  particulièrement long, proportionnellement à la taille de l’insecte. Les pièces buccales, adaptées à un régime végétarien se trouvent à l’extrémité de ce rostre. Les antennes, coudées, sont fixées sur le rostre, souvent au milieu comme chez le balanin. Il possède de gros yeux noirs. Le balanin possède des ailes membraneuses sous ses élytres.

Les mâles ont le rostre plus court que les femelles, et leurs antennes sont insérées plus près de l’extrémité du rostre. Le rostre des femelles est presque aussi long que le corps

Coloration : Le corps et les élytres en particulier sont recouverts de petites écailles (les squamules) de couleur brun-jaune, que l’on peut remarquer à la loupe

Comportement :

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Le balanin des noisettes est répandu dans toute l’Europe et le Moyen Orient, ainsi qu’en Afrique du Nord.

HABITAT : On le trouve partout où il y a des noisetiers dont les adultes consomment les feuilles. Ils consomment aussi les feuilles d’autres espèces d’arbres feuillus.

PÉRIODE D’OBSERVATION : On les croise d’avril à juillet.

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Curculio nucum

BIOLOGIE :

Alimentation : feuilles de noisetier et d’autres arbres (fruitiers entre autres).

Reproduction : La femelle perfore des noisettes encore tendres avec son rostre pour y déposer un œuf. La larve dès son éclosion se nourrit de la noisette dans laquelle elle va rester jusqu’à l’automne. Elle fore un trou une fois la noisette tombée au sol et s’enterre pour se nymphoser. Les noisettes qui hébergent la larve de balanin tombent en général avant les autres.

noisette avec trou d’envol du balanin des noisettes

REMARQUES : Le balanin des noisettes est un coléoptère de la famille des Curculionidés, que l’on appelle communément les charançons. Cette famille regroupe de nombreuses espèces dont une bonne partie est considérée comme des ravageurs de cultures. Les Curculionidés comptent environ 60000 espèces dans le monde.

Cuculio nucum (femelle)

 

Curculio nucum (mâle)

RÉFÉRENCES :

Perrier, 1932, Faune de France, tome VI (sous le nom de Balaninus nucum )

Chinery 1973 – Chinery, 2004 – Chinery, 2005

Reichholf-Riehm, 1983

Bellmann, 2007

Dierl & Ring, 2009

McGavin, 2012

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

The beetle fauna of Germany

Entomologie en Alsace

La rhingie long-nez

Tous les syrphidés ne ressemblent pas à des hyménoptères, la rhingie est par contre reconnaissable à cette sorte de rostre qui prolonge sa face.

Rhingia campestris

Rhingia campestris

Rhingia campestris

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Rhingia vient de bec en grec, campestris = des champs

La rhingie long-nez doit son nom à son front allongé en forme de rostre entre les yeux, ce « rostre » cache en fait la trompe de la rhingie

DESCRIPTION :

Taille : La rhingie long-nez mesure de 8 à 11 mm.

Forme, allure : Le thorax est recouvert de poils courts, le mesonotum (partie dorsale du thorax) est brun métallique avec 4 bandes longitudinales noires. Le scutellum (sorte d’écusson à l’arrière du pronotum est de couleur rougeâtre translucide. Les yeux sont nus (non velus), jointifs chez les mâles, séparés chez les femelles. Les pattes sont brunes avec les bases des fémurs et des tarses noires, et avec un anneau noir sur les tibias. Les ailes au repos sont allongées à plat vers l’arrière et se recouvrent.

Coloration : L’abdomen de forme presque sphérique est jaune-brun avec une ligne brun sombre sur chaque coté (ce qui la distingue de l’espèce R.rostrata, très voisine) et une ligne noire au milieu. La tête est noire, comme le thorax. Les pattes sont brunes avec les bases des fémurs et des tarses noires, et avec un anneau noir sur les tibias. Les ailes sont roussâtres.

Comportement : Les adultes se posent sur les fleurs où ils se nourrissent de nectar. Les larves se trouvent sur les bouses de vaches.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Rhingia campestris

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : La rhingie long-nez est une espèce commune dans toute l’Europe et que l’on rencontre dans la France entière.

HABITAT : Cette espèce de syrphidé fréquente les prairies, les lisières de bois, les zones de bocage.

PÉRIODE D’OBSERVATION : avril à novembre

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se nourrissent de nectar.

Reproduction : Les femelles pondent en effet leurs œufs sur des brins d’herbe au-dessus des bouses de vache.

REMARQUES :

la rhingie long-nez

la rhingie long-nez

RÉFÉRENCES :

Perrier, 1937. Faune de France, tome VIII.

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Bellmann, 2006

McGavin, 2012

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Syrphidae Europenses

Syrphidae Polski

Diptera Info

Bee-Flies (Bombylidae) of Northwest Europe

Hoverflies recording scheme

La corée marginée

C’est une des punaises les plus communes, reconnaissable, même si plusieurs espèces lui ressemblent.

Coreus marginatus

Punaise brune, syromaste marginé

Coreus marginatus

Coreus marginatus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hémiptère Hétéroptère

Famille des Coreidae

ETYMOLOGIE : Coreus = punaise, et marginatus = bordée

En anglais, elle s’appelle « dock leaf bug », « la punaise des feuilles de patience ».

DESCRIPTION :

Taille : La corée marginée est une punaise de taille respectable, de 11 à 16 mm

la corée marginée

la corée marginée

Forme, allure : La forme du corps est un peu allongée, ovale. L’abdomen est aplati, et ses bords dépassent sur le coté des hémi-élytres. Les antennes ont 4 articles, de couleur orangée avec l’extrémité noire

Coloration : elle est de couleur générale brune, plus ou moins foncée selon les individus.

Comportement : Chez la punaise brune, ce sont les adultes qui passent l’hiver, il s’agit donc d’une diapause imaginale. Le réveil a lieu au printemps, en avril.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : l’espèce peut être qualifiée de très commune

HABITAT : La punaise brune préfère les prairies humides, les lisières de forêt, les friches. On la trouve fréquemment sur l’oseille (Rumex), et dans les jardins sur les groseilliers et framboisiers, parfois en groupes de nombreux individus.

PÉRIODE D’OBSERVATION : On la rencontre quasiment toute l’année.

adultes et larves de Coreus marginatus

adultes et larves de Coreus marginatus

BIOLOGIE :

Alimentation : La corée marginée se nourrit de végétaux, fruits et graines principalement, mais également de sève. Les plantes hôtes sont variées : oseille, épilobes, séneçons, etc.

Reproduction : Les mâles et les femelles sont semblables, et après l’accouplement la femelle pond quelques dizaines d’œufs sur les plantes ou sur le sol. Les éclosions ont lieu en juin, mois à partir duquel on pourra observer des juvéniles. Ceux-ci ressemblent beaucoup aux adultes, mais leurs ailes ne sont pas totalement développées, et apparaissent sous la forme de fourreaux alaires, qui grandissent lors de chacun des 5 stades larvaires.

accouplement de Coreus marginatus

accouplement de Coreus marginatus

REMARQUES : Les Coréidés ressemblent un peu aux pentatomes (voir le graphosome italien et la punaise verte), mais leur écusson (scutellum) est plus petit, et leur abdomen plus dilaté latéralement.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Chinery, 1973

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Dierl & Ring, 2009

McGavin, 2012

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée (sous le nom de Syromastes marginatus)

Reichhoff-Riehm, 1983

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

British Bugs

Hétéroptères de Belgique

Le gerris

On les appelle les patineurs de surface. Ils tiennent à la surface de l’eau grâce aux poils hydrofuges de leurs tarses qui créent ces petites dépressions sous leurs pattes.

Aquarius paludum

il est parfois improprement appelé « araignée d’eau »

Aquarius paludum

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hémiptère Hétéroptère

Famille des Gerridae

ETYMOLOGIE : Aquarius (vivant sur l’eau) et paludum = des marais

DESCRIPTION :

Taille : les gerris atteignent 15 – 17 mm.

Forme, allure : ils ont le corps allongé et de longues pattes. Fait remarquable, ils marchent sur l’eau ! Ils appartiennent aux punaises aquatiques, qui vivent soit sur la surface de l’eau, soit sous cette surface, soit carrément en pleine eau. Le gerris est en fait un « patineur de surface ». Il prend appui sur deux paires de pattes (P2 et P3) qui sont très longues, et dont les tarses, qui reposent sur l’eau sont munis de poils hydrofuges. On peut d’ailleurs voir leur effet « répulsif » sur l’eau par la légère dépression qu’ils génèrent à la surface. L’insecte est léger, et grâce à ses 4 points d’appui hydrofuges, il tient à la surface.

un gerris

 

Coloration

Comportement : Ils se déplacent rapidement en glissant.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT :

HABITAT : Les gerris sont communs, et nombreux là où ils sont présents. Ils aiment les eaux calmes, à la surface lisse où ils peuvent patiner : mares, étangs, canaux, calmes des rivières.

PÉRIODE D’OBSERVATION : il y a 2 générations pas an, l’une visible d’avril à juin, l’autre de juillet à septembre.

BIOLOGIE :

Alimentation : Les pattes antérieures (P1), beaucoup plus courtes que les P2 et P3 étalées en croix, sont souvent repliées sous le corps, parfois elles reposent aussi sur l’eau. Mais ces P1 ont avant tout un rôle essentiel dans la capture des proies. Les gerris sont des punaises carnivores, qui se jettent sur les petits insectes qui tombent à la surface de l’eau. Averties par les vibrations, les gerris les capturent et y plantent leur rostre.

Reproduction : L’accouplement a lieu au printemps et en été. Les adultes hivernent à terre.

REMARQUES : Plusieurs espèces proches co-existent en France, elles appartiennent aux genres Gerris et Aquarius.

On observe des individus aux longues ailes, qui sont capables de voler et d’aller coloniser d’autres pièces d’eau même temporaires, ils sont qualifiés de « macroptères », et d’autres aux ailes courtes incapables de voler, et qualifiés de « brachyptères ». Ces deux morphotypes sont présents sur la photo du haut.

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV (sous le nom Gerris paludum).

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Les pages entomologiques d’André Lequet