Fiches liées au terme ortie


Le taupin des jardins

En raison du régime alimentaire de ses larves qui consomment les racines de nombreuses cultures, cet insecte a fait l’objet de nombreux articles intitulés « comment s’en débarrasser ? ».

Athous haemorrhoidalis Fabricius, 1801

Athous haemorrhoidalis

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Coléoptère

Famille des Elateridae

Les Elateridae sont souvent désignés sous le nom vernaculaire de taupins.

ETYMOLOGIE : Athous signifie « inoffensif » et haemorrhoidalis indique qu’il a l’extrémité rouge. On peut dire que Fabricius a été souvent mieux inspiré en baptisant de nouvelles espèces.

Les Elateridae sont désignés en anglais sous le terme de « click beetles » (voir « comportement »).

le taupin des jardins

DESCRIPTION :

Taille : c’est un élatéridé de grande taille, entre 10 et 15 mm.

Forme, allure : les Elateridae sont une famille de coléoptères remarquablement homogènes d’allure. Ils sont tous allongés avec des élytres ovales. Le pronotum se termine postérieurement par deux pointes. Cette espèce est particulièrement allongée, le pronotum comme les élytres. La tête est noire et densément ponctuée. Les antennes filiformes à 11 articles sont noires également, et ne sont pas plus longues que la tête + le pronotum. Le 3ème article antennaire est plus long que le deuxième. Le pronotum est aussi noir, et ses angles postérieurs ne sont pas carénés. Les élytres sont foncés, mais généralement moins que le pronotum, ils peuvent même avoir une coloration rougeâtre, ils sont striés et couverts d’une fine pilosité brune. Les pattes sont plus rousses à leur extrémité, les tarses ont 5 articles, mais le 3ème, bilobé, masque le 4ème.

Coloration : brun sombre, grisâtre à noir.

Comportement : les taupins ont l’habitude de se laisser tomber quand on les inquiète. Ils ont par ailleurs la faculté de se projeter en l’air lorsqu’ils sont sur le dos grâce à un déclic provoqué par les angles du pronotum et le bord antérieur des élytres (d’où leur nom en anglais).

Le taupin des jardins se rencontre souvent au soleil sur des feuilles de Rumex ou d’ortie, ou accroché à un brin d’herbe.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Athous haemorrhoidalis

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : c’est une espèce courante et parfois abondante. Il est présent dans toute la France.

HABITAT : on rencontre cette espèce dans de nombreux milieux : haies, prairies, zones boisées, parcs, jardins, dans tout type de végétation.

PÉRIODE D’OBSERVATION : les adultes sont visibles de mai à août.

Athous haemorrhoidalis

BIOLOGIE :

Alimentation : les larves se nourrissent de racines de nombreuses espèces végétales, dont des plantes cultivées comme les céréales, les tomates ou les pommes de terre. Pour cette raison cette espèce est généralement considérée comme insecte ravageur de cultures. Elles se nourrissent aussi des racines de nombreux arbres et arbustes. En complément de ce régime, les larves peuvent se montrer carnivores, en particulier en consommant les chenilles de Operophtera brumata, la phalène brumeuse. Les adultes se rencontrent souvent sur les ombellifères, ils se nourrissent de pollen.

Athous haemorrhoidalis in copula

Reproduction : les œufs sont pondus par petits amas juste sous la surface du sol. Les larves émergent au bout d’un mois, elles mesurent 1 mm de long. Leur développement est lent, elles mettent plusieurs années (de 2 à 5 ans selon les sources) à devenir adultes. Les larves des Elateridae sont fines et effilées au deux extrémités d’où leur nom de « larve fil de fer ». La nymphose a lieu dans une loge enterrée. L’adulte émerge en automne mais reste dans cette loge jusqu’au printemps suivant pour sortir en mai-juin.

larve d’élatéridé ou larve « fil de fer »

REMARQUES : il existe une espèce très proche : Athous vittatus, dont les premiers articles antennaires sont jaunes, ils sont sombres chez Athous haemorrhoidalis.

RÉFÉRENCES :

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Mériguet & Zagatti, 2016. Coléoptères du Bassin Parisien – Guide d’identification de terrain. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1932. La Faune de France Illustrée, tome VI, Coléoptères 2ème partie. Delagrave.

Le Monde des Insectes  

La galerie du Monde des Insectes  

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

The Coleopterist

The beetle fauna of Germany 

Beetles and beetles recording in UK

Watford Coleoptera Group

La chrysomèle de Banks

Cette jolie chrysomèle fréquente les plants de menthe et les orties. Elle fait partie des coléoptères qui « font le mort » et se laissent tomber lorsqu’ils sont inquiétés.

Chrysolina bankii (= Chrysolina banksi = Chrysomela banksi) Fabricius, 1775.

La chrysomèle du marrube

Chrysolina bankii

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Coléoptère

Famille des Chrysomelidae

ETYMOLOGIE :

Chrysolina = Chryso vient du grec et signifie doré. Lina est un prénom qui a été utilisé comme nom de genre (Chrysomelidae). Ce genre est devenu Melasoma, puis a été intégré dans le genre Chrysomela (cf. Melasoma populi devenue Chrysomela populi, la chrysomèle du peuplier).

bankii : dédicacée à un naturaliste anglais : Joseph Banks (1743-1820). Doté d’une très grande fortune et très déçu de l’absence de professeur de botanique dans son Université d’Oxford, il en fait venir un à ses frais. Botaniste de formation, il a participé en tant que tel au premier tour du monde de Cook (1768-1771), mais certains de ses travaux ont porté sur les insectes nuisibles aux cultures. Il a donné son nom à plusieurs espèces et à un genre de plante d’Australie (Banksia).

Cette espèce n’a pas de nom vernaculaire en anglais bien que ce soit la plus grande espèce du genre Chrysolina en Grande Bretagne.

la chrysomèle de Banks

DESCRIPTION :

Taille : entre 7 et 11 mm

Forme, allure : Cette chrysomèle ressemble aux autres espèces du genre Chrysolina, elle a l’allure globuleuse d’une grosse coccinelle. La couleur est brun-rouge, aubergine, avec des reflets métalliques dorés. Les élytres sont fortement ponctués mais de façon irrégulière. Le pronotum presque lisse s’élargit vers l’arrière et présente des bourrelets bien marqués sur les cotés. Les antennes et les pattes sont rouges, comme le dessous du corps.

Coloration : brun rouge avec des reflets métalliques

Comportement : on la trouve souvent sur les orties, et elle se laisse tomber en catalepsie lorsqu’on la dérange. C’est très efficace pour échapper à la capture.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Chrysolina bankii

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : cette espèce est présente en Europe Occidentale et Méridionale (sur de la Grande Bretagne, France, Péninsule Ibérique, Italie), ainsi qu’en Afrique du Nord.

En France, elle est présente dans les départements de l’Ouest et dans la zone méditerranéenne

HABITAT : on la trouve aussi bien dans des milieux secs (dunes par exemple) qu’humides, mais avec une bonne exposition au soleil.

la chrysomèle de Banks

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mai à septembre – octobre (voir reproduction).

BIOLOGIE :

Alimentation : c’est une espèce phytophage qui apprécie particulièrement les Labiacées (Marrubium, Ballota nigra) et les menthes.

Reproduction : les œufs sont pondus en automne, les larves passent l’hiver à leur dernier stade, puis les imagos émergent en mai-juin. On observe un repos estival pour les températures dépassant 18°C, avec une reprise d’activité en automne.

Chrysolina bankii

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé. (sous le nom Chrysomela banksi).

Le Guellec, 2008. Insectes de Méditerranée. Arachnides et Myriapodes. Edisud.

Perrier, 1932. La Faune de France Illustrée, tome VI, Coléoptères 2ème partie. Delagrave.

Le Monde des Insectes   

La galerie du Monde des Insectes 

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Eakringbirds

The Coleopterist

Beetles and beetles recording in UK

Chrysomelidae

 

L’anthophile

Un petit papillon aux ailes échancrées, très discret avec sa livrée brune tachetée de blanc, qui gagne à être regardé de près. Sa chenille se développe sur les orties.

Le xylopode de Fabricius.

Anthophila fabriciana (Linné, 1767)

Anthophila fabriciana

Anthophila fabriciana

POSITION SYSTÉMATIQUE :

Insecte Lépidoptère Hétérocère

Famille des Choreutidae

ETYMOLOGIE :

Anthophila veut dire « qui aime les fleurs » et fabriciana est une dédicace à Fabricius, professeur danois (1745-1808) élève et disciple de Linné, qui a décrit et nommé 10000 espèces d’insectes, trois fois plus que Linné lui-même.

Son nom en anglais est « nettle tap », le perceur d’ortie.

l'anthophile

l’anthophile

DESCRIPTION :

Taille : l’aile antérieure mesure entre 5 et 7 mm, une envergure comprise entre 11 et 16 mm.

Forme, allure : Au repos les ailes sont triangulaires et fortement échancrées à l’arrière. La couleur de fond est brun-foncé tacheté de blanc de façon irrégulière, avec des bandes transversales noires. Des points blancs au 1/3 et au 2/3 de la costa dessinent deux barres blanches transversales.

Coloration : brun foncé et blanc

Comportement : ce papillon hétérocère (les papillons dits « de nuit ») vole aussi le jour, et il est attiré par la lumière.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

anthophila-fabriciana

Anthophila fabriciana

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : son aire de répartition est très étendue de l’Europe à la Chine, il est aussi présente en Amérique du Nord. C’est une espèce abondante et répandue.

HABITAT : bocage, lisières de bois humides, jardins, mais partout où il y a des orties.

Anthophila fabriciana

Anthophila fabriciana

PÉRIODE D’OBSERVATION : on peut voir voler ce papillon d’avril à novembre.

BIOLOGIE :

Alimentation : la plante-hôte de la chenille est l’ortie, plus rarement la pariétaire, une autre urticacée. Les imagos butinent les fleurs, le séneçon en particulier.

Reproduction : il y a au moins deux générations par an.

l'anthophile

l’anthophile

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Newland, Still & Swash, 2013. Britain’s day-flying moths. Princeton University Press.

Novak & Severa, 1983. Le multiguide nature des papillons d’Europe. Bordas.

Sterling & Parsons, 2012. Field guide to the micro-moths of Great Britain and Ireland. British Wildlife Publishing.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes   

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

Papillons de l’Indre

Papillons de Poitou-Charentes 

Lépidoptères de France méridionale et de Corse

Butterflies and moths of Switzerland

UK Moths  

The moths of Hampshire and Isle of Wight

Moths and Butterflies of Europe and North Africa 

La pyrale du houblon

Les Crambidae sont classés parmi les micro-lépidoptères, mais cette pyrale fait exception, c’est sans doute le plus grand représentant de cette famille chez nous. Sa superbe coloration nacrée et sa position au repos les ailes étalées en font également une sorte d’exception.

Pleuroptya ruralis

La pyrale opaline

La pyrale campagnarde

DSC05091

Pleuroptya ruralis

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Crambidae

ETYMOLOGIE :

En anglais, cette pyrale se nomme « mother of pearl », la nacre.

SONY DSC

la pyrale du houblon

DESCRIPTION :

Taille : la longueur des ailes antérieures est comprise entre 15 et 17 mm, ce qui fait une envergure pouvant atteindre 37 mm.

Forme, allure : les ailes sont brun-jaunâtre, marbrées de gris avec des reflets irisés, justifiant pleinement son nom anglais. Deux lignes plus sombres traversent les ailes transversalement.

Coloration : aspect nacré

Comportement : papillon à activité nocturne, il est attiré par la lumière. Dérangé le jour dans les orties, il s’envole et se pose sur la face inférieure des feuilles.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

SONY DSC

Pleuroptya ruralis

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : c’est une espèce commune, présente dans toute l’Europe.

HABITAT : bois humides, friches, broussailles, bocages, jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de juin à octobre.

pyrales du houblon sur une fleur de glycine

pyrales du houblon sur une fleur de glycine

BIOLOGIE :

Alimentation : les larves se développent sur les orties, le houblon, également sur les ormes.

Reproduction : il peut y avoir deux générations par an. La chenille se développe dans une feuille enroulée.

SONY DSC

Pleuroptya ruralis

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2008. Quel est donc ce papillon ? Nathan.

Newland, Still & Swash, 2013. Britain’s day-flying moths. Princeton University Press.

Novak & Severa, 1983. Le multiguide nature des papillons d’Europe. Bordas.

Sterling & Parsons, 2012. Field guide to the micro-moths of Great Britain and Ireland. British Wildlife Publishing.

Sterry & Mackay, 2004. Papillons.  Larousse.

Le Monde des Insectes 

La galerie du Monde des Insectes  

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

Papillons de Poitou-Charentes 

Lépidoptères de France méridionale et de Corse

Butterflies and moths of Switzerland 

UK Moths

The moths of Hampshire and Isle of Wight

Moths and Butterflies of Europe and North Africa 

L’écaille de la menthe

Tout blanc pointillé de noir, ce papillon n’est pas discret, mais c’est un signal d’alerte car il est toxique pour ses prédateurs éventuels. Son nom vernaculaire n’est pas très approprié, la chenille se développe sur de nombreuses plantes basses.

Spilosoma lubricipeda (ex. : Diacrisia menthastri).

L’écaille tigrée

Spilosoma lubricipeda

Spilosoma lubricipeda

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Lépidoptère

Famille des Erebidae.

ETYMOLOGIE :

Spilosoma veut dire « corps avec des taches », lubricipeda signifie « à pattes lisses » ou « à pattes glissantes » (en référence à la démarche rapide des chenilles).

Les anglais le nomme « white ermine », l’hermine blanche.

DESCRIPTION :

Taille : envergure entre 3à et 42 mm.

Forme, allure : l’adulte est blanc pur, avec des points noirs en nombre et taille variables sur les ailes antérieures. Au repos les ailes sont disposées en toit au-dessus du corps. Le thorax est recouvert d’une dense pilosité blanche. L’abdomen est jaune-orangé avec des points noirs. Les antennes sont pectinées.

Coloration : blanc et noir.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans la France entière et pratiquement toute l’Europe.

HABITAT : cette espèce apprécie les milieux ouverts ou légèrement ombragés, prairies, haies, lisières, forêts claires, jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : les adultes volent de mai à septembre

l'écaille de la menthe

l’écaille de la menthe

BIOLOGIE :

Alimentation : malgré le nom de l’espèce, les chenilles se développent sur de nombreuses plantes-hôtes : pissenlit, luzerne, rumex, vipérine, ortie, genêt.

Reproduction : selon le climat, il y a une ou deux générations par an. Les œufs sont déposés en plaques sous les feuilles. Les chenilles sont grisâtres mais recouvertes de longs poils brun-foncé, avec une bande dorsale claire ou rougeâtre. Ce sont les nymphes (chrysalides) qui hivernent.

REMARQUES :

l'écaille tigrée

l’écaille tigrée

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2008. Quel est donc ce papillon ? Nathan.

Carter & Hardgreaves, 2008. Guide des chenilles d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave.

Robineau, 2011. Guide des Papillons nocturnes de France. Delachaux & Niestlé.

Sterry & Mackay, 2004. Papillons.  Larousse.

Waring & Townsend, 2004. Field Guide to the Moths of Great Britain and Ireland (première édition en 2003). British Wildlife Publishing.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de l’Indre

Papillons de Poitou-Charentes

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

Lépidoptères de France méridionale et de Corse

Butterflies and moths of Switzerland

UK Moths  

The moths of Hampshire and Isle of Wight

Moths and Butterflies of Europe and North Africa

La punaise pie

Les britanniques l’appellent « Pied Shieldbugs », la punaise-pie. Bien ronde, avec ses motifs noirs et blancs, elle est reconnaissable mais attention aux 2 espèces voisines.

Tritomegas bicolor

Tritomegas bicolor

Tritomegas bicolor

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hémiptère Hétéroptère

Famille des Cydnidae

ETYMOLOGIE :

DESCRIPTION :

Taille : 5,5 à 7,5 mm

Forme, allure : c’est une punaise très arrondie et globuleuse, elle a presque une allure de coccinelle. Les antennes ont 5 articles. La tête est noire, le pronotum et les hémi-élytres sont noirs avec des marques blanches. Le scutellum est entièrement noir.  La partie membraneuse des ailes est fumée. Les pattes sont épineuses.

Coloration : noire et blanche.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

tritomegas bicolor06

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : toute l’Europe.

HABITAT : endroits boisés, forêts, lisières.

PÉRIODE D’OBSERVATION : visible toute l’année, mais se remarque surtout au printemps lorsque les adultes sortent d’hibernation.

punaise pie

punaise pie

BIOLOGIE :

Alimentation : se nourrit de divers végétaux.

Reproduction : les larves se nourrissent sue le lamier blanc (Lamium album) et sur la ballotte (Balotta nigra).

REMARQUES : Il existe deux espèces très proches : Tritomegas sexmaculatus et Tritomegas rotundipennis qui se différencient par la forme des taches blanches sur le bord du pronotum.

Tritomegas bicolor

Tritomegas bicolor

RÉFÉRENCES :

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins. (sous le nom Sehirus bicolor)

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Evans & Edmondson, 2005. A photographic guide to the Shieldbugs and Squashbugs of the British Isles. WGUK.

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave. (sous le nom Sehirus bicolor)

Le Monde des Insectes  

La galerie du Monde des Insectes  

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

British Bugs 

Hétéroptères de Belgique

La carte géographique

C’est une curiosité, ce papillon existe sous deux formes de colorations différentes qui correspondent aux deux générations qui se succèdent, l’une printanière et l’autre estivale.

Araschnia levana

Araschnia levana

Araschnia levana

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Nymphalidae

ETYMOLOGIE : Arschnia = araignée (à cause du dessin en forme de toile d’araignée de la face inférieure) et levana = déesse romaine qui protégeait le nouveau-né.

DESCRIPTION :

Taille : l’envergure est comprise entre 4,4 et 5,2 cm, les femelles étant plus grandes que les mâles.

Forme, allure : les imagos de la première génération ont les ailes orangées avec des tâches noires (forme levana) , ceux de la deuxième génération ont les ailes noires avec des tâches blanches et des tirets orangés (forme prorsa). Les deux formes sont par contre identiques pour leur face inférieure qui présente un aspect réticulé avec secteurs de couleurs différentes et qui évoque réellement une carte géographique. Pour chaque génération, mâles et femelles sont identiques.

Coloration : orange avec des tâches noires pour la forme printanière, et noir avec des tâches blanches pour la forme d’été.

Comportement : ce papillon a un comportement territorial, il vole généralement à faible hauteur.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Araschnia levana

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : espèce présente dans presque toute la France à l’extrémité des cinq départements bretons et de la Côte d’azur. L’espèce est en forte progression vers l’ouest.

HABITAT : endroits humides et frais, prairies, lisières de bois, allées forestières, clairières, berges de rivières ou d’étangs.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de fin mars à fin septembre.

la carte géographique

la carte géographique

BIOLOGIE :

Alimentation : la plante-hôte est l’ortie (Urtica dioica) de façon exclusive.

Reproduction : la femelle pond ses œufs en les accrochant les uns sur les autres pour former une petite tige fixée sous les feuilles de l’ortie. La chenille dépasse les 2 cm, elle est noire avec des épines et ressemble à celle du paon de jour (voir cette fiche). C’est la chrysalide qui hiverne.

REMARQUES :

Araschnia levana

Araschnia levana

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2008. Quel est donc ce papillon ? Nathan.

Carter & Hardgreaves, 2008. Guide des chenilles d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Dardenne et al., 2008. Papillons de Normandie et des Iles Anglo-Normandes.

Higgins & Riley, 1975. Guide des Papillons d’Europe. Delachaux & Niestlé. (première édition française en 1971.).

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave. (sous le nom de Vanessa levana).

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Les pages entomologiques d’André Lequet (article détaillé à lire absolument).

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

Butterflies and moths of Switzerland

La petite tortue

C’est un papillon bien commun que l’on ne peut pas n’avoir jamais rencontré. Le contraste entre la face supérieure des ailes et le dessous est particulièrement net.

Aglais urticae

la vanesse de l’ortie

 

Aglais urticae

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Lépidoptère

Famille des Nymphalidae Nymphalinae

ETYMOLOGIE : urticae = de l’ortie

Son nom anglais est le même qu’en français : « small tortoiseshell » ou « petite carapace de tortue ».

DESCRIPTION Adulte :

Taille : envergure entre 40 et 50 mm

Forme, allure : papillon de grande taille, dominante orangée, tâches noires, blanches et jaunes, des lunules bleues aux ailes postérieures. La face inférieure des ailes est brun foncé, un peu plus claire en bordure des ailes, cette coloration imite l’écorce.

Coloration : orange, noir, blanc, jaune

Comportement : les adultes hivernent

DESCRIPTION Chenille : la chenille mesure 30 mm, elle est noire avec des bandes longitudinales jaunes. On la trouve exclusivement sur l’ortie dioïque. Les chenilles vivent en colonie au début de leur développement, puis se séparent.

la petite tortue

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Aglais urticae

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Présent dans toute l’Europe. Espèce très commune.

HABITAT : milieux ouverts. Jardins, parcs, bocage, dunes. Se rencontre même dans les villes.

PÉRIODE D’OBSERVATION : dès la fin de février.

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent, les chenilles se nourrissent exclusivement d’ortie dioïque.

Reproduction : la ponte a lieu en avril, une nouvelle génération de papillons apparaît fin mai à juin, une seconde génération entre juillet et début août. Il peut même y avoir une troisième génération.

REMARQUES :

Aglais urticae

Aglais urticae

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2003

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Carter & Hargeaves, 2008

Chinery, 1973

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Dierl & Ring, 2009

Higgins & Riley, 1975

Perrier, 1935

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

Butterflies and moths of Switzerland

Le paon de jour

Qui n’a jamais vu un paon de jour ? Ses larges ocelles évoquent des yeux grands ouverts et trompent parfois les oiseaux, le paon de jour d’en tire avec une aile fendue.

Inachis io

paon de jour

 

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Nymphalidae

ETYMOLOGIE : Inachis = de Inachos (mythologie grecque) et Io = fille d’Inachos

DESCRIPTION :

Taille : envergure entre 50 et 55 mm.

Forme, allure : C’est un papillon dont la détermination ne pose aucun problème. Les ailes sont brun-rouge avec un ocelle bleu au centre de chaque aile. La face inférieure est beaucoup plus discrète, noire avec des effets moirés vert ou bleu. Cette différence notable  entre la partie dorsale des ailes, très colorée, et l’autre face, sombre et sans motif, permet un camouflage rapide du papillon lorsqu’il se pose.

Les ocelles ont aussi un rôle protecteur, en déployant brusquement ses ailes face à un prédateur, le paon de jour exhibe des motifs ressemblant à des yeux qui peuvent effrayer. Par ailleurs, ces motifs en forme d’œil sont souvent ciblés par les oiseaux, dont le coup de bec enlève un morceau d’aile sans toucher les parties vitales, comme on le voit sur la photo ci-dessous.

Coloration : taches et ocelles sur un fond brun roux.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

 SONY DSC

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Sa répartition va de l’Europe jusqu’en Asie. L’essor de cette espèce pourrait être du à l’usage abondant des engrais azotés qui favorisent certaines cultures, mais aussi à leur voisinage, des plantes nitrophiles comme les orties dont se nourrit la chenille.

HABITAT : Le paon de jour est une espèce très commune, répandue partout, y compris en zone urbaine et dans les jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les adultes sont visibles en vol de février à octobre.

 

BIOLOGIE :

Alimentation : La chenille se nourrit surtout sur les orties.

Reproduction : Les œufs sont pondus en groupes de 50 à 200 sur la face inférieure de feuilles d’ortie dioïque. Ils sont verts avec 8 cotes longitudinales et mesurent environ 1 mm de diamètre. La chenille à l’éclosion mesure 3 mm, elle est blanc verdâtre avec la capsule céphalique noir-brillant. A la quatrième mue larvaire, la chenille devient noire avec des points blancs. Groupées jusqu’à ce stade, elles se dispersent alors. La chenille du paon de jour est elle aussi assez facile à reconnaitre, noire à points blancs, elle présente de nombreuses excroissances effilées, les scoli. La nymphose (chrysalide) a lieu sur une tige sèche. L’accouplement aura lieu très peu de temps après l’éclosion de l’imago.

Il y a deux générations par an, les derniers adultes hivernent dans des grottes, des caves, des greniers (où ils meurent le plus souvent en raison d’une taux d’humidité insuffisant). C’est donc un exemple de diapause imaginale.

chenille de paon de jour

 

chenille d’inachis io

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2008. Quel est donc ce papillon ? Nathan.

Carter & Hardgreaves, 2008. Guide des chenilles d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Dardenne et al., 2008. Papillons de Normandie et des Iles Anglo-Normandes.

Higgins & Riley, 1975. Guide des Papillons d’Europe. Delachaux & Niestlé. (première édition française en 1971.).

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les pages entomologiques d’André Lequet

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

Butterflies and moths of Switzerland

Le vulcain

L’un de nos plus jolis papillons, aucune confusion possible.

Vanessa atalanta

L’atalante

Vanessa atalanta

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Nymphalidae

ETYMOLOGIE : Vanessa = d’un mot grec signifiant briller, et atalanta = figure chasseresse de la mythologie grecque

Le nom anglais est « red admiral » ou « l’amiral rouge ».

DESCRIPTION :

Taille : L’aile antérieure mesure environ 3 cm, l’envergure se situe entre 50 et 60 mm.

Forme, allure : L’aile antérieure est sur le dessus noir brillant avec une bande rouge-orangée qui la traverse en diagonale, et des taches blanches dans l’angle externe. L’aile postérieure présente aussi une bande terminale rouge-orangée, formée de cellules avec au centre un point noir. Le dessous, que l’on voit quand le papillon posé replie ses ailes est brun sombre avec des dessins homochromiques, en particulier avec l’écorce des arbres.

le vulcain

Coloration : dessus de l’aile antérieure brun foncé à la base puis noire avec une bande oblique rouge-orangé. Dessous sombre et homochromique.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Vanessa atalanta

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Le vulcain est présent dans toute l’Europe, et il a été introduit accidentellement dans le continent américain. Espèce très commune.

HABITAT : Le vulcain se rencontre dans les endroits fleuris, les jardins où il apprécie spécialement les fruits abimés et fermentés.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les adultes volent de mai à octobre, mais c’est en juillet qu’ils sont les plus abondants.

BIOLOGIE :

Alimentation : La chenille se nourrit principalement d’orties des genres Urtica et Parietaria, et elle est aussi urticante que les plantes qu’elle consomme.

Reproduction : C’est l’adulte qui hiberne dans nos contrées, au printemps certains individus effectuent de longues migrations jusqu’en Scandinavie. La chenille est noire avec des taches latérales jaunes (il existe des variantes de coloration), elle s’abrite dans une sorte de cornet qu’elle confectionne en roulant une feuille.

Vanessa atalanta

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2008. Quel est donc ce papillon ? Nathan.

Carter & Hardgreaves, 2008. Guide des chenilles d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Dardenne et al., 2008. Papillons de Normandie et des Iles Anglo-Normandes.

Higgins & Riley, 1975. Guide des Papillons d’Europe. Delachaux & Niestlé. (première édition française en 1971.).

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les pages entomologiques d’André Lequet  (un article très détaillé).

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

Butterflies and moths of Switzerland

le vulcain