Fiches liées au terme vol stationnaire


Le sphinx gazé

Proche cousin du moro-sphinx, il a aussi une allure de colibri et s’observe en vol stationnaire en train de butiner. ses ailes sont presque transparentes.

Hemaris fuciformis

Sphinx du chèvrefeuille

Hemaris fuciformis

Hemaris fuciformis

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Sphingidae

ETYMOLOGIE : Hemaris = de sang, (bordure des ailes) et fuciformis = à la forme de frelon ou de bourdon.

Son nom anglais est « broad-bordered bee hawkmoth » : le sphinx abeille à large bordure.

DESCRIPTION :

Taille : L’envergure du sphinx gazé est de l’ordre de 4,5 cm

Forme, allure : corps trapu et velu. Ailes en grande partie dépourvues d’écailles, elles sont donc presque transparentes, d’où le nom donné au papillon. Seule la bordure externe des ailes est colorée de rouge sombre.

Coloration : Le thorax est brun verdâtre, et l’abdomen avec quatre zones colorées de l’avant vers l’arrière rouge sombre, noire, blanche et noire.

Comportement : comme le moro-sphinx, butine les fleurs en vol stationnaire. Son allure générale en vol rappelle soit un colibri soit un bourdon.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

hemaris fuciformis01

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT :

HABITAT : dans des friches, des pelouses calcaires, des lisières de forêts ou des bois ouverts.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les adultes s’observent de juin à septembre et il n’y a généralement qu’une génération par an.

BIOLOGIE :

Alimentation : La chenille se trouve sur les chèvrefeuilles, les camerisiers et les scabieuses. L’adulte butine les fleurs en volant sur place et de préférence dans des endroits bien exposés au soleil.

Reproduction : la chenille mesure 3,5 cm et arbore une belle couleur vert tendre avec deux lignes dorsales plus claires. Sa face ventrale est brune avec une ligne foncée sur chaque coté.

sphinx gazé

REMARQUES : Au moment de son émergence, l’adulte possède des écailles sur les ailes, mais celles-ci disparaissent avec les premiers battements d’ailes. Cela n’empêche pas ce papillon de voler avec une grande maîtrise, la perte des écailles n’empêche d’ailleurs pas les autres papillons de voler.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Bellmann, 2008

Chinery, 1973

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Dierl & Ring, 2009

Perrier, 1935. Faune de France Illustrée, tome IV.

Carter & Hargreaves, 2008

Waring & Townsend, 2004B

Le Monde des Insectes

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

UK Moths  

Le syrphe du groseillier

C’est l’un des syrphes les plus courants. Avec ses bandes noires et jaunes il évoque une guêpe. Vu de profil, son abdomen apparait bien plat.

Syrphus ribesii

Syrphus ribesii

Syrphus ribesii

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Syrphus = mouche, ribesii = du groseillier

le syrphe du groseillier

le syrphe du groseillier

DESCRIPTION :

Taille : Le syrphe des groseilliers mesure 10 à 12 mm

Forme, allure : Le syrphe du groseillier a le thorax noir verdâtre avec une pubescence brune. L’abdomen est jaune avec quatre larges bandes transversales noires, les deux premières sont reliées par une large bande dorsale dans l’axe du corps. Le scutellum, cette petite pièce en forme de croissant de lune qui sépare thorax et abdomen, est jaune. La tête porte deux gros yeux rouges foncés, ils sont séparés chez la femelle, jointifs chez le mâle, le front est plat, roux au-dessus des antennes. Les pattes sont brunes. En vue de profil, l’abdomen apparaît très aplati.

Coloration : thorax foncé, abdomen noir à bandes jaunes

Comportement : les syrphes de groseilliers, comme beaucoup de Syrphidae volent très bien, ils sont capables de vol stationnaire.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : toute l’Europe, espèce commune.

HABITAT : Ces diptères se rencontrent le plus souvent sur les fleurs dans les jardins, les haies, les lisières de forêts,

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les adultes sont visibles d’avril à novembre, souvent en groupes.

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se nourrissent en effet de nectar. Les larves se nourrissent de pucerons, ce sont des larves de type « sangsue », qui sont apodes et rampent sur les plantes à la recherche de leurs proies. Elles sont blanchâtres.

Reproduction

REMARQUES : Syrphus ribesii est l’une des espèces de Syrphidae les plus répandues.

Syrphus ribesii

Syrphus ribesii

RÉFÉRENCES :

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Haupt, 2000. Guide des Mouches et des Moustiques. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

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Syrphidae Europenses

Syrphidae Polski

Diptera Info

 

Syrphus ribesii

 

le syrphe des groseilliers

 

Syrphus ribessii

Le moro-sphinx

C’est un papillon étonnant, il vole sur place comme un colibri et sa trompe démesurée lui permet d’aspirer le nectar au plus profond des corolles.

Macroglossum stellatarum

Sphinx colibri

Sphinx du caillelait

Macroglossum stellatarum

Macroglossum stellatarum

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Sphingidae

ETYMOLOGIE : Macroglossum = grande langue et stellatarum : des asters

En anglais, il se nomme « hummingbird hawkmoth », c’est à dire « sphinx colibri ». Le terme hawkmoth, littéralement « papillon de nuit-faucon » désigne les représentants de la famille des Sphingidae.

DESCRIPTION :

Taille : Le moro-sphinx a 4 à 5 cm d’envergure

Forme, allure : Le cors est trapu, velu, avec des taches blanches sur le coté. Les ailes antérieures sont de couleur brun-gris avec des lignes plus foncées, les postérieures sont rousses, grises à leur base, et plus sombre sur leur bord externe. Les antennes sont bien visibles et en forme de massues.

Coloration : le corps est grisâtre, avec des tâches noires et blanches au niveau de l’abdomen. Les ailes sont rousses, bordées de gris.

Comportement : Il est rare de voir ce papillon posé, on le remarque en général volant de fleur en fleur pour butiner, ce qu’il fait grâce à une très longue trompe et en restant immobile en vol stationnaire, à la manière du colibri, et de quelques autres papillons d’espèces voisines. Ses ailes battent tellement vite qu’elles sont à peine visibles. Bien qu’appartenant à une famille de papillons nocturnes, le moro-sphinx a des mœurs diurnes.

 

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Il existe une autre espèce de Sphingidae qui ressemble beaucoup au moro-sphinx, c’est le sphinx-gazé, très lié à la présence de chèvrefeuille.

 

le moro-sphinx

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Macroglossum stellatarum

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : On le rencontre dans toute l’Europe et l’Afrique du Nord. Il est commun partout.

HABITAT : le moro-sphinx apprécie les endroits ensoleillés, secs, et les jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : on les voit voler d’avril-mai (pour la première génération) à septembre-octobre (pour la seconde).

Macroglossum stellatarum

Macroglossum stellatarum

BIOLOGIE :

Alimentation : La chenille se développe sur le gaillet (ou caillelait), et les stellaires. Le moro-sphinx est un insecte butineur et un pollinisateur actif. Les plantes à fleurs odorantes les attirent, principalement le buddleia et la lavande.

Reproduction : La chenille est verte, parfois brune, avec une ligne blanche longitudinale de chaque coté du corps, et une « corne » anale caractéristique. Ce sont les adultes qui hivernent,

la très longue trompe du moro-sphinx

la très longue trompe du moro-sphinx

REMARQUES : C’est une véritable espèce migratrice. Il existe des individus sédentaires en Europe, et d’autres qui migrent à partir de l’Afrique du Nord. Avec 2 générations par an, ils peuvent atteindre la Suède. L’espèce est plus abondante les années chaudes.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Chinery, 1973

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Dierl & Ring, 2009

Waring & Townsend, 2004

Bellmann, 2003

Carter & Hardgreaves, 2008

Perrier, 1935. Faune de France Illustrée, tome IV

Le Monde des Insectes

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6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Papillons Dordogne/Aquitaine

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Butterflies and moths of Switzerland

UK Moths

Le grand bombyle

On peut le confondre avec un bourdon, il butine de fleur en fleur. Mais son vol stationnaire permet de voir sa trompe rigide, et ses ailes sont noires pour moitié.

Bombylius major

Bombylius major

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Bombyliidae

ETYMOLOGIE : Bombylius = qui bourdonne, et major = grand

DESCRIPTION :

Taille : Il mesure entre 8 et 12 mm.

Forme, allure : diptère qui ressemble à un petit bourdon, mais c’est une mouche, totalement inoffensive. Ses longues pattes sont aussi un critère de reconnaissance, surtout visible lorsqu’il est posé sur une pierre, ce qu’il fait assez souvent. Les ailes sont noires sur leur bord antérieur. On peut différencier les mâles des femelles par l’écartement des yeux, ils sont contigus chez les mâles, mais écartés chez les femelles.

le grand bombyle

Coloration : corps roux, ailes en partie noires

Comportement : Il vole aisément, et c’est un spécialiste du vol sur place à la façon des colibris, de certains papillons, mais aussi des diptères syrphidés. c’est ainsi qu’il butine les fleurs au moyen de sa longue trompe noire, rigide et rectiligne, aussi longue que son corps.

Bombylius major

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : On le trouve dans toute l’Europe, l’Asie, l’Afrique du Nord et l’Amérique du Nord.

HABITAT : C’est un insecte assez courant dans les parcs, les jardins, les lisières de forêt.

PÉRIODE D’OBSERVATION : La période de l’année où l’on peut l’observer va du mois d’avril au mois de juin.

BIOLOGIE :

Alimentation : Les adultes butinent, ils se nourrissent de nectar, vont de fleur en fleur et sont ainsi d’excellents pollinisateurs.

Reproduction : Les femelles pondent sur les fleurs ou à l’entrée de nids d’andrènes, des abeilles solitaires, parfois aussi près de nids d’autres hyménoptères. Les larves sont en effet des parasites de larves d’abeilles, elles se nymphosent dans les nids de ces abeilles.

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Chinery, 1973

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Dierl & Ring, 2009

Leraut, 2008

McGavin, 2012

Reichhoff-Riehm, 1983

Haupt, 2000

Perrier, 1937 (Séguy), Faune de France Illustrée, tome VIII.

Le Monde des Insectes

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Diptera Info

Bee-Flies (Bombylidae) of Northwest Europe

Le syrphe des corolles

Un très joli syrphe habitué de nos jardins. Le motif de son abdomen permet de le reconnaitre. Ses larves mangent les pucerons.

Eupeodes corollae (ex Metasyrphus corollae)

Eupeodes corollae

Eupeodes corollae

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE :

DESCRIPTION :

Taille : Il mesure entre 1 cm et 1,5 cm

Forme, allure

le syrphe des corolles

le syrphe des corolles

Coloration : Le syrphe des corolles est donc une mouche jaune et noire, l’abdomen noir présente 3 paires de lunules d’un jaune plus ou moins vif, plus larges chez le mâle que chez la femelle.

Comportement : il possède de remarquables capacités de vol. On peut le voir pratiquer le vol stationnaire au dessus des fleurs, mais aussi le vol rapide. L’espèce est considérée comme migratrice, les populations britanniques sont par exemple renforcées par des individus venant du continent.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

SONY DSC

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Il est présent dans une grande partie de l’Europe, de l’Afrique du Nord et de l’Asie, et souvent très commun.

HABITAT : partout où il y a des fleurs : prairies, bords de chemins, lisières de forêts, parcs, jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : L’adulte se rencontre de mars à novembre

BIOLOGIE :

Alimentation : Les adultes recherchent les fleurs car ils se nourrissent de pollen et de nectar. Les larves des syrphidés ont des régimes alimentaires et des modes de vie variés. Celles du syrphe des corolles (syrphinés) sont prédatrices de pucerons. Elles ont l’aspect de petites sangsues qui rampent sur les végétaux à la recherche de leurs proies.

Reproduction : Les femelles pondent préférentiellement leurs œufs à proximité de colonies de pucerons. La voracité des larves a été estimée autour d’une centaine par jour, ce qui en fait un allié efficace pour le jardinier, même si l’apparition tardive des larves sur les plantes à pucerons ne permet pas leur éradication.  Les larves se nymphosent au bout de 8 à 14 jours, ce qui permet la succession de plusieurs générations par an.

Eupeodes corollae

Eupeodes corollae

REMARQUES : La plupart des syrphidés arborent une coloration noir et jaune qui leur fait ressembler à des insectes dangereux (guêpes et abeilles), alors qu’ils sont inoffensifs. Cette coloration mimétique leur apporte une relative protection contre certains prédateurs (mimétisme batésien).

RÉFÉRENCES :

Ball & Morris, 2013. Britain’s hoverflies. Princeton University Press.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave. (sous le nom Syrphus corollae)

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Syrphidae Europenses

Syrphidae Polski

Diptera Info