Fiches liées au terme syrphidé


L’éristale opiniâtre

C’est une grosse éristale que l’on risque de confondre avec l’éristale tenace (voir cette fiche). Ses tarses jaunes aux deux premières paires de pattes sont un bon critère pour les distinguer.

Eristalis pertinax

Eristalis pertinax

Eristalis pertinax

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Eristalis = pierre précieuse, ou plante aromatique et pertinax = qui ne lâche pas prise.

DESCRIPTION :

Taille : entre 8 et 13 mm

Forme, allure : grosse mouche à l’abdomen bien conique. Le thorax est velu et l’abdomen présente deux grosses tâches de couleur brun-orange au niveau du deuxième tergite. Les tarses des deux premières paires de pattes sont jaunes, à la différence de ceux d’Eristalis tenax, dont elle n’a pas la bande faciale noire.

Coloration : noir et roux.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Eristalis pertinax

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT :

HABITAT : presque partout, prairies, lisières, landes, jardins.

l'éristale opiniâtre

l’éristale opiniâtre

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mars à novembre.

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent.

Reproduction : les larves vivent dans l’eau, elles respirent en surface grâce à un long siphon, d’où leur nom de larve « queue de rat ».

REMARQUES :

Eristalis pertinax

Eristalis pertinax

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Ball & Morris, 2013. Britain’s hoverflies. Princeton University Press.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

Le Monde des Insectes

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Syrphidae Europenses

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eristale opiniâtre

eristale opiniâtre

L’éristale tenace

Les éristales sont de grosses mouches appartenant à une famille qui cherche à ressembler aux guêpes ou aux bourdons. Elles sont d’excellentes butineuses et souvent immobiles, elles constituent un bon sujet pour le photographe.

Eristalis tenax

L’éristale gluante, la mouche pourceau

Eristalis tenax

Eristalis tenax

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Eristalis = pierre précieuse, et tenax = tenace, obstinée.

DESCRIPTION :

Taille : Elle mesure 14 à 16 mm.

Forme, allure : L’éristale tenace ressemble à une abeille, ou plutôt à un faux bourdon. Mais elle est inoffensive. On la reconnait aux 2 taches jaune-orange sur le deuxième segment abdominal, à sa tête large et plutôt triangulaire, à ses gros yeux et ses antennes courtes. Le thorax est noir, recouvert de pilosité. La face est claire, avec une bande faciale noire très visible. Les pattes postérieures sont courbes, avec les fémurs et les tibias dilatés.

Coloration : brun noir, 2 larges taches orangées sur l’abdomen (plus ou moins prononcées).

Comportement : Leur vol stationnaire, souvent dans les endroits ensoleillés, est caractéristique.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’éristale tenace est une espèce très commune, visible dans toute l’Europe.

HABITAT : Les adultes visitent les fleurs, avec une préférence pour les ombellifères, et sont fréquents dans les jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : visible à peu près toute l’année.

l'éristale tenace

l’éristale tenace

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent.

Reproduction : Les noms assez peu flatteurs donnés à cette espèce (éristale gluante, mouche pourceau) viennent du mode de développement des larves. Celles-ci se développent dans des eaux très polluées, très chargées en matières organiques et très pauvres en oxygène : fosse à purin, fosse d’aisance, mares polluées. Ces larves apodes possèdent un long siphon respiratoire postérieur qui les relie à la surface et leur permet de respirer. Ce siphon est très extensible et peut atteindre 10 cm, il vaut à la larve l’appellation « larve queue de rat ». Cependant, les larves des éristales consomment de la matière organique particulaire et participent à l’épuration des eaux chargées.

REMARQUES : Deux espèces se ressemblent énormément : Eristalis tenax, et Eristalis pertinax (voir la fiche de l’éristale opiniâtre). La première possède une rangée de poils sur les yeux, et la seconde a les tarses des premières et deuxièmes paires de pattes totalement jaune-orangé.

Eristalis tenax

Eristalis tenax

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

Ball & Morris, 2013. Britain’s hoverflies. Princeton University Press.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes :

Les pages entomologiques d’André Lequet : à lire absolument.

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La volucelle transparente

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La rhingie long-nez

Tous les syrphidés ne ressemblent pas à des hyménoptères, la rhingie est par contre reconnaissable à cette sorte de rostre qui prolonge sa face.

Rhingia campestris

Rhingia campestris

Rhingia campestris

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Rhingia vient de bec en grec, campestris = des champs

La rhingie long-nez doit son nom à son front allongé en forme de rostre entre les yeux, ce « rostre » cache en fait la trompe de la rhingie

DESCRIPTION :

Taille : La rhingie long-nez mesure de 8 à 11 mm.

Forme, allure : Le thorax est recouvert de poils courts, le mesonotum (partie dorsale du thorax) est brun métallique avec 4 bandes longitudinales noires. Le scutellum (sorte d’écusson à l’arrière du pronotum est de couleur rougeâtre translucide. Les yeux sont nus (non velus), jointifs chez les mâles, séparés chez les femelles. Les pattes sont brunes avec les bases des fémurs et des tarses noires, et avec un anneau noir sur les tibias. Les ailes au repos sont allongées à plat vers l’arrière et se recouvrent.

Coloration : L’abdomen de forme presque sphérique est jaune-brun avec une ligne brun sombre sur chaque coté (ce qui la distingue de l’espèce R.rostrata, très voisine) et une ligne noire au milieu. La tête est noire, comme le thorax. Les pattes sont brunes avec les bases des fémurs et des tarses noires, et avec un anneau noir sur les tibias. Les ailes sont roussâtres.

Comportement : Les adultes se posent sur les fleurs où ils se nourrissent de nectar. Les larves se trouvent sur les bouses de vaches.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Rhingia campestris

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : La rhingie long-nez est une espèce commune dans toute l’Europe et que l’on rencontre dans la France entière.

HABITAT : Cette espèce de syrphidé fréquente les prairies, les lisières de bois, les zones de bocage.

PÉRIODE D’OBSERVATION : avril à novembre

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se nourrissent de nectar.

Reproduction : Les femelles pondent en effet leurs œufs sur des brins d’herbe au-dessus des bouses de vache.

REMARQUES :

la rhingie long-nez

la rhingie long-nez

RÉFÉRENCES :

Perrier, 1937. Faune de France, tome VIII.

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Bellmann, 2006

McGavin, 2012

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Le syrphe des narcisses

La plupart des syrphidés sont mimétiques d’hyménoptères, celui-ci est le sosie d’un bourdon, mais c’est un diptère (2 paires d’ailes et des antennes courtes) qui peut présenter plusieurs types de colorations.

Merodon equestris

Merodon equestris

Merodon equestris

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Merodon = fémurs dentés et equestris = cheval (à cause des fémurs dilatés et écartés).

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Merodon equestris

DESCRIPTION :

Taille : comprise entre 12 et 16 mm

Forme, allure : Chez le syrphe des narcisses, le corps est très velu, avec le thorax plutôt roux, et l’abdomen gris et brun. Les pattes sont noires, et, signe distinctif, les fémurs des P3 (3ème paire de pattes) sont épaissis, ils ont une bosse du coté ventral à l’extrémité Sur la face, on peut voir une pilosité blanche, comme une sorte de barbe. Les ailes sont transparentes, sans aucune tâche. L’allure générale rappelle nettement celle d’un petit bourdon.

Coloration : roux, gris et brun. Cette coloration est variable selon les individus qui ressemblent ainsi à différentes espèces de bourdons selon les sites.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’espèce est présente en Europe, dans toute la France, et aurait été introduite en Amérique.

HABITAT : présent partout, y compris dans les jardins et les zones urbaines.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Cette espèce vole de mars à août, les adultes vivent environ quatre semaines.

le syrphe des narcisses

le syrphe des narcisses

BIOLOGIE :

Alimentation : Les adultes du syrphe des narcisses se nourrissent de pollen et de nectar, principalement sur les fleurs de lys ou de narcisse.

Reproduction : La détermination du sexe est aussi assez facile chez cette famille de diptères, les yeux des mâles sont gros et contigus, ceux des femelles, plus petits sont écartés. Les femelles pondent leurs œufs sur les feuilles de ces plantes et les larves à l’éclosion s’installent dans le bulbe qu’elles finissent par détruire.

REMARQUES : La majorité des espèces de syrphes qui sont considérées comme des auxiliaires du jardinier car leurs larves sont prédatrices des pucerons. Le syrphe des narcisses fait exception, il peut causer des dégâts dans les massifs de narcisses.

Merodon equestris

Merodon equestris

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Ball & Morris, 2013. Britain’s hoverflies. Princeton University Press.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

Le Monde des Insectes

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Syrphidae Europenses

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Le syrphe du groseillier

C’est l’un des syrphes les plus courants. Avec ses bandes noires et jaunes il évoque une guêpe. Vu de profil, son abdomen apparait bien plat.

Syrphus ribesii

Syrphus ribesii

Syrphus ribesii

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Syrphus = mouche, ribesii = du groseillier

le syrphe du groseillier

le syrphe du groseillier

DESCRIPTION :

Taille : Le syrphe des groseilliers mesure 10 à 12 mm

Forme, allure : Le syrphe du groseillier a le thorax noir verdâtre avec une pubescence brune. L’abdomen est jaune avec quatre larges bandes transversales noires, les deux premières sont reliées par une large bande dorsale dans l’axe du corps. Le scutellum, cette petite pièce en forme de croissant de lune qui sépare thorax et abdomen, est jaune. La tête porte deux gros yeux rouges foncés, ils sont séparés chez la femelle, jointifs chez le mâle, le front est plat, roux au-dessus des antennes. Les pattes sont brunes. En vue de profil, l’abdomen apparaît très aplati.

Coloration : thorax foncé, abdomen noir à bandes jaunes

Comportement : les syrphes de groseilliers, comme beaucoup de Syrphidae volent très bien, ils sont capables de vol stationnaire.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : toute l’Europe, espèce commune.

HABITAT : Ces diptères se rencontrent le plus souvent sur les fleurs dans les jardins, les haies, les lisières de forêts,

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les adultes sont visibles d’avril à novembre, souvent en groupes.

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se nourrissent en effet de nectar. Les larves se nourrissent de pucerons, ce sont des larves de type « sangsue », qui sont apodes et rampent sur les plantes à la recherche de leurs proies. Elles sont blanchâtres.

Reproduction

REMARQUES : Syrphus ribesii est l’une des espèces de Syrphidae les plus répandues.

Syrphus ribesii

Syrphus ribesii

RÉFÉRENCES :

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Haupt, 2000. Guide des Mouches et des Moustiques. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

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Syrphidae Europenses

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Syrphus ribesii

 

le syrphe des groseilliers

 

Syrphus ribessii

L’hélophile à bandes grises

Amateurs de soleil comme leur nom l’indique, les hélophiles sont parmi les plus jolis syrphes. Ils font partie de ceux qui arborent une coloration qui rappelle celle d’hyménoptères munis de dard.

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Helophilus trivittatus

Helophilus trivittatus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Helophilus = qui aime le soleil, et trivittatus = à trois bandes

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Helophilus trivittatus

DESCRIPTION :

Taille : environ 15 mm

Forme, allure : Cette très jolie mouche a le thorax ou pronotum rayé longitudinalement jaune et noir (3 bandes noires). L’abdomen est jaune avec des rayures noires transversales et une bande noire longitudinale et centrale. Le dernier segment abdominal présente des tâches ou bandes grises. Vu de profil, l’abdomen apparait étonnamment plat. La face est jaune, et les yeux sont écartés chez les deux sexes, mais davantage chez la femelle. Les antennes sont noires. Les tarses de la deuxième paire de pattes (P2) sont jaunes, les fémurs des P3 sont noirs. Il existe plusieurs espèces très proches comme Helophilus pendulus ou Helophilus hybridus.

Coloration : mouche jaune et noire

Comportement : espèce migratrice

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT :

HABITAT : dans des prairies humides ou des zones marécageuses.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Ils volent de mai à octobre.

BIOLOGIE :

Alimentation : Les adultes se rencontrent sur les fleurs qu’ils butinent : ombellifères, astéracées,

Reproduction : Comme celles de l’éristale tenace, les larves de l’hélophile à bandes grises se développent dans des eaux boueuses, riches en matière organique, putrides. Elles sont reliées à la surface par un siphon, ce qui leur permet de vivre dans un milieu quasiment dépourvu d’oxygène.

REMARQUES : L’aspect général rappelle bien un hyménoptère, c’est un exemple de mimétisme de type batésien.

l'hélophile à bandes grises

l’hélophile à bandes grises

Helophilus trivittatus

RÉFÉRENCES :

Ball & Morris, 2013. Britain’s hoverflies. Princeton University Press.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

Le Monde des Insectes

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Syrphidae Europenses

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Le syrphe à ceinture

Spécialistes du vol stationnaire, les syrphes sont aussi des champions dans la ressemblance avec les hyménoptères. Le syrphe a ceinture est l’un des plus répandus.

Episyrphus balteatus

Episyrphus balteatus

Episyrphus balteatus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Episyrphus = proche de ma mouche et balteatus = ceinturé

Les anglais l’appellent « marmalade hoverfly » : le syrphe confiture d’orange.

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le syrphe à ceinture

DESCRIPTION :

Taille : Le syrphe ceinturé mesure environ 1 cm

Forme, allure : ce syrphe est reconnaissable à la couleur de son abdomen rayé jaune et noir, avec un dessin caractéristique alternant des bandes noires assez larges et d’autres plus étroites. On peut compter 4 bandes larges et 2 étroites. Le thorax est brun-jaunâtre rayé longitudinalement de bandes sombres. Vu de profil, l’abdomen est très aplati.

Coloration : noir et jaune

Comportement : Les Syrphidés sont remarquables par leurs capacités de vol rapide ou stationnaire. Ils arborent généralement des colorations jaunes et noires qui rappellent des hyménoptères, guêpes ou abeilles, munis d’aiguillons venimeux, ce qui doit dissuader bon nombre de prédateurs. Ce sont pourtant des mouches bien inoffensives.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Episyrphus balteatus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : répandu dans toute l’Europe.

HABITAT : il est très commun dans les jardins où il visite les massifs de fleurs.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Le syrphe ceinturé se rencontre de mars à novembre.

Episyrphus balteatus

Episyrphus balteatus

BIOLOGIE :

Alimentation : Les adultes consomment le nectar des fleurs, les larves ont des régimes variés, un certain nombre d’entre elles se nourrissent de pucerons

Reproduction : Les sexes sont reconnaissables à l’écartement des yeux, ils sont contigus chez le mâle et très écartés chez la femelle, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous. Les femelles pondent leurs œufs un à un dans des colonies de pucerons. Chaque femelle peut en pondre un millier.

REMARQUES : Les larves sont apodes et acéphales, elles ressemblent à de petites sangsues qui rampent sur les plantes à la recherche de pucerons. Les larves des syrphes ceinturés, à la différence de celles d’autres espèces, sont très éclectiques dans leur régime alimentaire car elles consomment de nombreuses espèces de pucerons sans discernement. On a pu estimer à 1200 le nombre de pucerons dévorés par une larve durant ses trois stades larvaires successifs. Pour cela, elles les recherchent sur les végétaux par des mouvements latéraux de va et vient, puis elles injectent leur salive dans leur proie dont elles aspirent ensuite le contenu liquide, ne laissant que la cuticule vidée.

Ce régime aphidiphage des larves et le rôle pollinisateur des adultes font des syrphes des alliés du jardinier qu’il convient de protéger.

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le syrphe à ceinture

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Haupt, 2000

McGavin, 2012

Reichhoff-Riehm, 1983

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La volucelle zonée

Bien que de taille impressionnante et malgré sa ressemblance avec un frelon, la volucelle zonée est une mouche parfaitement inoffensive.

Volucella zonaria

Volucella zonaria sur le buddleia

Volucella zonaria sur le buddleia

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Volucella = qui vole légèrement et rapidement et zonaria = avec des ceintures

En anglais son nom est « Hornet Hover-fly » , le syrphe -frelon.

DESCRIPTION :

Taille : C’est l’une des plus grande représentante de cette famille en France. elle mesure près de 2,5 cm.

Forme, allure : C’est une mouche assez trapue, avec une tête large, des yeux brun-rouge de grande taille, et une bande jaune vif entre ces yeux. Les antennes sont courtes, plumeuses, très différentes des antennes des guêpes et des frelons auxquels la volucelle fait immédiatement penser. La ressemblance avec un frelon n’est pas fortuite, la volucelle vit en effet au dépends de cet hyménoptère. On la trouvera fréquente là où l’on trouve des nids de frelons.

Coloration : Le thorax est brun-rouge, l’abdomen jaune avec des bandes noires et les pattes brunâtres.

Comportement : Les volucelles zonées, comme toutes les mouches de la famille des Syrphidés sont capables de vol stationnaire et de vol très rapide.

la volucelle zonée sur un aster

la volucelle zonée sur un aster

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Volucella zonaria

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT :

HABITAT : Les lisières de forêt, les parcs et les jardins sont des milieux où l’on peut la trouver.

PÉRIODE D’OBSERVATION : On la rencontre de mai à septembre

Volucella zonaria

Volucella zonaria

BIOLOGIE :

Alimentation

Reproduction : La femelle pond ses œufs dans les nids de frelons. les larves sont des ectoparasites des larves de frelon. Lorsqu’elle quitte la cellule où elle s’est développée, la larve de volucelle se nourrit de frelons morts dans le nid et d’autres débris. Elle se nymphose en hiver après s’être enfouie dans le sol.

Volucella zonaria

REMARQUES : La ressemblance avec le frelon lui sert sans doute à pénétrer dans les nids de ces derniers pour pondre, mais c’est aussi une protection contre beaucoup de prédateurs qui ont appris à leur dépends à associer les bandes jaunes et noires à des insectes munis d’aiguillon et de venin. C’est ce que l’on appelle le mimétisme batésien qui consiste pour des espèces inoffensives à arborer les colorations voyantes d’espèces dangereuses.

RÉFÉRENCES :

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Haupt, 2000. Guide des Mouches et des Moustiques. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

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Le syrphe des corolles

Un très joli syrphe habitué de nos jardins. Le motif de son abdomen permet de le reconnaitre. Ses larves mangent les pucerons.

Eupeodes corollae (ex Metasyrphus corollae)

Eupeodes corollae

Eupeodes corollae

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE :

DESCRIPTION :

Taille : Il mesure entre 1 cm et 1,5 cm

Forme, allure

le syrphe des corolles

le syrphe des corolles

Coloration : Le syrphe des corolles est donc une mouche jaune et noire, l’abdomen noir présente 3 paires de lunules d’un jaune plus ou moins vif, plus larges chez le mâle que chez la femelle.

Comportement : il possède de remarquables capacités de vol. On peut le voir pratiquer le vol stationnaire au dessus des fleurs, mais aussi le vol rapide. L’espèce est considérée comme migratrice, les populations britanniques sont par exemple renforcées par des individus venant du continent.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Il est présent dans une grande partie de l’Europe, de l’Afrique du Nord et de l’Asie, et souvent très commun.

HABITAT : partout où il y a des fleurs : prairies, bords de chemins, lisières de forêts, parcs, jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : L’adulte se rencontre de mars à novembre

BIOLOGIE :

Alimentation : Les adultes recherchent les fleurs car ils se nourrissent de pollen et de nectar. Les larves des syrphidés ont des régimes alimentaires et des modes de vie variés. Celles du syrphe des corolles (syrphinés) sont prédatrices de pucerons. Elles ont l’aspect de petites sangsues qui rampent sur les végétaux à la recherche de leurs proies.

Reproduction : Les femelles pondent préférentiellement leurs œufs à proximité de colonies de pucerons. La voracité des larves a été estimée autour d’une centaine par jour, ce qui en fait un allié efficace pour le jardinier, même si l’apparition tardive des larves sur les plantes à pucerons ne permet pas leur éradication.  Les larves se nymphosent au bout de 8 à 14 jours, ce qui permet la succession de plusieurs générations par an.

Eupeodes corollae

Eupeodes corollae

REMARQUES : La plupart des syrphidés arborent une coloration noir et jaune qui leur fait ressembler à des insectes dangereux (guêpes et abeilles), alors qu’ils sont inoffensifs. Cette coloration mimétique leur apporte une relative protection contre certains prédateurs (mimétisme batésien).

RÉFÉRENCES :

Ball & Morris, 2013. Britain’s hoverflies. Princeton University Press.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave. (sous le nom Syrphus corollae)

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