Fiches liées au terme pollinisateur


Le bourdon des pierres

C’est l’un des bourdons communs dans nos jardins, et l’un des plus facile à reconnaitre : tout noir avec l’extrémité rouge.

Bombus lapidarius

Bombus lapidarius

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère

Famille des Apidae

ETYMOLOGIE : lapidarius = des pierres

DESCRIPTION :

Taille : les ouvrières mesurent entre 12 et 16 mm, les mâles entre 14 et 15mm, les reines entre 20 et 22 mm.

Forme, allure :

Coloration : corps tout noir sauf les derniers segments abdominaux (4 à 6) qui sont roux. Les mâles ont une bande jaune sur l’avant du thorax. La langue est assez courte .

Comportement : la reine entre parfois dans les maisons.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : commun dans toute l’Europe. Une des espèces de bourdons les plus communes.

HABITAT : terrains dégagés, prairies, jardins, champs, lisières de bois.

PÉRIODE D’OBSERVATION : d’avril à octobre.

bourdon des pierres

BIOLOGIE :

Alimentation : butineur, c’est un pollinisateur actif.

Reproduction : La femelle apparaît au printemps, elle recherche de la nourriture, puis un site favorable pour construire le nid. Ce sera une infractuosité, une fissure dans un mur, un espace dans un tas de pierre, parfois souterrain (terrier de rongeur) ou dans des nichoirs à oiseaux. Ce nid est tapissé de mousse et d’herbes sèches, avec une coupe qui sera remplie de pollen, l’ensemble est recouvert d’une enveloppe de cire. Les colonies peuvent abriter entre 300 et 400 individus. La reine hiverne après avoir été fécondée à la fin de l’été.

couple de Bombus lapidarius

REMARQUES : plusieurs espèces ont globalement la même allure : Bombus cullumanus, B.mastrucatus, B.ruderarius, B.pomorum.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Chinery, 1973

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Dierl & Ring, 2009

Leraut, 2008

McGavin, 2012

Reichhoff-Riehm, 1983

Perrier, 1940. Faune de France Illustrée, tome VII.

Bellmann, 1999

Edwards & Jenner, 2012

Zahradnik, 1991

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Atlas Hymenoptera (Université de Mons)

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

La volucelle transparente

page en cours de révision

Le syrphe porte-plume

Très présent sur les fleurs du jardin, ce syrphe est particulièrement étroit, mais il arbore, comme beaucoup des membres de cette famille une coloration jaune et noire qui rappelle les hyménoptères.

Sphaerophoria scripta

amfreville

Sphaerophoria scripta (femelle)

La sphaerophore notée

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Sphaerophoria = qui porte une boule et scripta = relatif à l’écriture

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Sphaerophoria scripta (mâle)

DESCRIPTION :

Taille : Cet insecte mesure un peu moins d’un centimètre.

Forme, allure : Le syrphe porte-plume a une allure bien particulière, son nom de genre (Sphaerophoria) qui signifie « porte une sphère », fait allusion a son corps très allongé et à sa tête grosse et globuleuse, son nom vernaculaire évoque aussi son allure générale et les tâches noires à l’extrémité de l’abdomen comme les tâches d’encre à l’extrémité d’un porte-plume. Le corps est très étroit, et d’aspect brillant. Le thorax est brun foncé, avec de chaque coté une bande jaune. Le scutellum, ce petit écusson en arrière du thorax est jaune citron. L’abdomen est rayé jaune et noir, avec sur les derniers segments de petites tâches noires. Les pattes sont jaunes, de même que les antennes. Les ailes sont un petit peu plus courtes que l’abdomen.

Coloration : corps noir et jaune.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Il s’agit d’une espèce migratrice qui hiverne dans le sud de l’Europe.

HABITAT : Le syrphe porte-plume fréquente les prairies, les friches, les parcs et les jardins, y compris en zone urbaine. Il apprécie les fleurs composées ou ombellifères, jaunes ou blanches.

PÉRIODE D’OBSERVATION : C’est en avril-mai et jusqu’à octobre que l’on a des chances de le rencontrer.

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le syrphe porte-plume

BIOLOGIE :

Alimentation : Les adultes se nourrissent sur les fleurs, ils butinent et sont de très bons pollinisateurs. Les larves sont, comme souvent chez les Syprhidés, des consommateurs de pucerons (larves aphidiophages), elles ont l’allure de petites sangsues.

Reproduction : Les femelles se reconnaissent à l’extrémité pointue de leur abdomen. Le développement rapide permet de nombreuses générations par saison, jusqu’à 9.

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Sphaerophoria scripta in copula (femelle à droite)

REMARQUES :

Sphaerophoria scripta

 

Sphaerophoria scripta

 

syrphe porte plume

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Ball & Morris, 2013. Britain’s hoverflies. Princeton University Press.

Haupt, 2000. Guide des Mouches et des Moustiques. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

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Syrphidae Europenses

Syrphidae Polski

Diptera Info

Hoverflies recording scheme

Le moro-sphinx

C’est un papillon étonnant, il vole sur place comme un colibri et sa trompe démesurée lui permet d’aspirer le nectar au plus profond des corolles.

Macroglossum stellatarum

Sphinx colibri

Sphinx du caillelait

Macroglossum stellatarum

Macroglossum stellatarum

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Sphingidae

ETYMOLOGIE : Macroglossum = grande langue et stellatarum : des asters

En anglais, il se nomme « hummingbird hawkmoth », c’est à dire « sphinx colibri ». Le terme hawkmoth, littéralement « papillon de nuit-faucon » désigne les représentants de la famille des Sphingidae.

DESCRIPTION :

Taille : Le moro-sphinx a 4 à 5 cm d’envergure

Forme, allure : Le cors est trapu, velu, avec des taches blanches sur le coté. Les ailes antérieures sont de couleur brun-gris avec des lignes plus foncées, les postérieures sont rousses, grises à leur base, et plus sombre sur leur bord externe. Les antennes sont bien visibles et en forme de massues.

Coloration : le corps est grisâtre, avec des tâches noires et blanches au niveau de l’abdomen. Les ailes sont rousses, bordées de gris.

Comportement : Il est rare de voir ce papillon posé, on le remarque en général volant de fleur en fleur pour butiner, ce qu’il fait grâce à une très longue trompe et en restant immobile en vol stationnaire, à la manière du colibri, et de quelques autres papillons d’espèces voisines. Ses ailes battent tellement vite qu’elles sont à peine visibles. Bien qu’appartenant à une famille de papillons nocturnes, le moro-sphinx a des mœurs diurnes.

 

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Il existe une autre espèce de Sphingidae qui ressemble beaucoup au moro-sphinx, c’est le sphinx-gazé, très lié à la présence de chèvrefeuille.

 

le moro-sphinx

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Macroglossum stellatarum

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : On le rencontre dans toute l’Europe et l’Afrique du Nord. Il est commun partout.

HABITAT : le moro-sphinx apprécie les endroits ensoleillés, secs, et les jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : on les voit voler d’avril-mai (pour la première génération) à septembre-octobre (pour la seconde).

Macroglossum stellatarum

Macroglossum stellatarum

BIOLOGIE :

Alimentation : La chenille se développe sur le gaillet (ou caillelait), et les stellaires. Le moro-sphinx est un insecte butineur et un pollinisateur actif. Les plantes à fleurs odorantes les attirent, principalement le buddleia et la lavande.

Reproduction : La chenille est verte, parfois brune, avec une ligne blanche longitudinale de chaque coté du corps, et une « corne » anale caractéristique. Ce sont les adultes qui hivernent,

la très longue trompe du moro-sphinx

la très longue trompe du moro-sphinx

REMARQUES : C’est une véritable espèce migratrice. Il existe des individus sédentaires en Europe, et d’autres qui migrent à partir de l’Afrique du Nord. Avec 2 générations par an, ils peuvent atteindre la Suède. L’espèce est plus abondante les années chaudes.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Chinery, 1973

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Dierl & Ring, 2009

Waring & Townsend, 2004

Bellmann, 2003

Carter & Hardgreaves, 2008

Perrier, 1935. Faune de France Illustrée, tome IV

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

Butterflies and moths of Switzerland

UK Moths

Le bourdon des champs ou bourdon roux

Il y a une trentaine d’espèces de bourdons en Europe, parmi les 10 plus fréquents, le bourdon des champs est entièrement roux.

Bombus pascuorum

Le bourdon roux, le bourdon des bocages

Bombus pascuorum

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère

Famille des Apoidae

ETYMOLOGIE : Bombus = bourdonnement et pascuorum = des paturages

En anglais, il se nomme « common carder bee ».

le bourdon des champs

le bourdon des champs

DESCRIPTION :

Taille : 9 à 18 mm

Forme, allure : L’appellation bourdon roux lui convient parfaitement à cause de sa coloration générale, c’est l’un des rares bourdons courants à n’avoir ni bande blanche ni bande noire : le thorax est très velu et roux ou jaunâtre, l’abdomen roux avec du noir. Toutefois, sa coloration présente des variantes, plus sombre dans le nord de sa répartition, plus fauve dans le sud.

Coloration : entièrement roux.

Comportement : il niche le plus souvent sur le sol au ras de la végétation, il lui arrive aussi de coloniser d’anciens nids d’oiseaux.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Très largement réparti en Europe, il est plus fréquent dans le sud.

HABITAT : zones boisées, très répandu

PÉRIODE D’OBSERVATION : C’est l’un des derniers bourdons actifs dans l’année et il n’est pas rare de le rencontrer jusqu’au mois de novembre.

Bombus pascuorum

Bombus pascuorum

BIOLOGIE :

Alimentation : Le bourdon roux joue un rôle très important de pollinisateur. Il cherche le pollen dans les fleurs, et sa langue est assez longue pour le trouver dans des fleurs profondes, à la différence du bourdon terrestre.

Reproduction : Il appartient aux hyménoptères apidés, de la même famille donc que les abeilles. Comme ces dernières, il constitue des colonies mais celles-ci sont annuelles. Le nid du bourdon des champs est construit à la surface du sol et recouvert d’une sorte de dôme constitué de mousses et de racines « tissées ». En début de saison éclosent les ouvrières qui sont stériles. Les mâles et femelles reproducteurs apparaissent en juillet-août. A cette période la colonie prospère et peut être constituée de 100 à 150 individus. Identique par leur aspect général, les trois types de bourdons différent par leur taille : les ouvrières mesurent entre 9 et 15 mm, les reines sont plus grandes, 15 à 18 mm, les mâles intermédiaires, 12 à 14 mm. Les femelles reproductrices, ou reines, meurent en automne ce qui marquent la fin de la colonie. Les femelles fécondées qui passent l’hiver fondent au printemps une nouvelle colonie.

tête de Bombus pascuorum

tête de Bombus pascuorum

REMARQUES : facile à confondre avec Bombus humilis et Bombus muscorum, mais c’est de très loin la plus répandue des 3 espèces.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Edwards & Jenner, 2012. Field Guide to the Bumblebees of Great Britain and Ireland. Ocelli. (première édition en 2005).

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

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Atlas Hymenoptera (Université de Mons) 

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

Bombus pascuorum

Le bourdon terrestre

C’est l’un des plus communs de nos bourdons, on peut le reconnaitre assez aisément : fond noir, bande jaune sur le thorax, une autre en haut de l’abdomen, et l’extrémité blanche.

Bombus terrestris

Bombus terrestris

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Hyménoptère

Famille des Apoidea

ETYMOLOGIE :

les anglais le nomment « buff-tailed bumblebee » ce qui veut dire « bourdon à queue jaune clair ».

DESCRIPTION :

Taille : Reine de 20 à 23 mm, ouvrière de 11 à 17 mm, mâle de 14 à 16 mm

Forme, allure : insecte velu, vol lourd.

Coloration : Le bourdon terrestre (Bombus terrestris) est un gros bourdon noir et jaune, avec l’extrémité de l’abdomen blanche. Il possède deux bandes de couleur jaune orangée, l’une sur le thorax (collier) et l’autre au niveau du deuxième article abdominal.

bourdon terrestre

Comportement : Les bourdons forment des colonies annuelles qui peuvent abriter plusieurs centaines d’individus. Seules les femelles hibernent.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Le bourdon terrestre est l’une des espèces  de bourdon les plus répandues dans toute l’Europe.

HABITAT : milieux ouverts, aussi dans les forêt claires.

PÉRIODE D’OBSERVATION : On peut l’observer en vol de mars-avril à octobre.

Bombus terrestris

BIOLOGIE :

Alimentation : insecte butineur

Reproduction : les femelles sont fécondées en automne. Au printemps, elles pondent les œufs qui donneront une nouvelle société. Le nid est souvent souterrain, comme dans un ancien terrier de petit rongeur, c’est d’ailleurs le cas du bourdon terrestre, d’où son nom. Certaines espèces nichent dans des cavités d’arbres ou même dans les nichoirs destinés aux oiseaux. Les larves sont nourries de pollen et de nectar récoltés par les ouvrières qui constituent par cette activité des pollinisateurs très efficaces.

REMARQUES : Les mâles que l’on reconnait à leurs antennes plus longues apparaissent généralement en été, ils ne piquent pas, seules les femelles ont un aiguillon qui leur sert d’organe de ponte.

Bombus terrestris

 

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006 – Chinery, 1973 – Chinery, 2004 – Chinery, 2005 – Bellmann, 1999 – Edwards & Jenner, 2012 – Zahradnik, 1991

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Atlas Hymenoptera (Université de Mons) 

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)