Fiches liées au terme forêt


L’écureuil roux

Probablement l’un des animaux les plus connus et les plus appréciés dans les imaginaires. L’écureuil roux est l’un des mammifères les plus facilement visibles en France notamment parce qu’il est diurne, assez peu farouche et même plutôt curieux.

Sciurus vulgaris

jeunes écureuils roux

jeunes écureuils roux

ETYMOLOGIE

Sciurus c’est l’écureuil en latin mais le terme grec skiouros qui siginifie également écureuil est très proche. En grec, skia est la queue et oura l’ombre.

Vulgaris pour commun

Les Anglais le nomment red squirel.

 

DESCRIPTION :

Taille : La tête et le corps mesurent de 20 à 25 centimètres. La queue atteint 20 centimètres. Il pèse généralement entre 200 et 450 grammes.

Forme, allure : Son allure est bien caractéristique avec sa longue queue en panache. Il possède deux plumeaux au sommet des oreilles qui sont plus longs en hiver. Muni de griffes, l’écureuil est une espèce arboricole. Ses pattes postérieures sont plus longues que ses pattes antérieures lui permettant de « s’asseoir » sur ses pattes arrières.

Coloration : La coloration est très variable. Du roux terne au brun sombre. Certains possèdent plus ou moins de gris, d’autres sont orange flamboyant. Mais systématiquement, ils ont le ventre blanc. Les formes les plus sombres sont majoritairement observées dans les Alpes et les Pyrénées.

Comportement : En mouvement, la queue est souvent étirée dans la longueur du corps notamment lorsqu’il court ou grimpe aux arbres. On peut également le voir dans sa position la plus populaire : “accroupi” sur ses deux pattes en arrière. Plus de la moitié de sa queue semble alors partiellement collée à son dos pour partir ensuite en panache (voir photos).

Il grimpe aux arbres en spirale ce qui semblerait être une méthode pour semer les martres, principales prédatrices de l’écureuil et excellentes grimpeuses. L’écureuil n’hésite pas à déambuler d’arbres en arbres se jetant d’une branche à l’autre. Sa queue servant de balancier.

Il n’est pas rare non plus de le voir au sol notamment pour se nourrir.

 

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Difficile de confondre l’écureuil roux. Son ventre blanc reste le critère de détermination clé pour le différencier d’une espèce invasive ressemblante : l’écureuil à ventre rouge.

Sciurus vulgaris

Sciurus vulgaris

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’espèce recouvre complètement le continent européen. Elle occupe également une large partie de la Russie et tout le nord de l’Asie. L’espèce est également présente au Japon. Plusieurs dizaines de sous-espèces ont été décrites sur la base du pelage et de la physionomie mais les études les plus récentes apportent une réalité génétique bien différente : quelques sous-espèces seulement existeraient.

Aussi commun qu’il puisse être l’écureuil roux est menacé par des espèces invasives et très généralement introduites par l’homme. L’écureuil à ventre rouge ou le tamia de Sibérie sont les deux espèces les plus menaçantes.

L’écureuil roux est protégé en France.

 

HABITAT : Tant que c’est boisé, il y a des chances de voir l’écureuil. Il semble encore plus courant dans les forêts possédant des pinèdes (les pommes de pins restant son mets de prédilection) mais il est bien présent dans les forêts de feuillus où il mange les noisettes, les glands et autres graines.

Si ce n’est pas systématique, il peut souvent être observé dans les grands parcs municipaux mais aussi dans les jardins, si ces derniers sont au coeur de “coulées vertes” et arborées. On peut le voir dans les bocages si ceux-ci sont liés entre eux par des bois et des forêts.

Ecureuil roux partiellement gris

Ecureuil roux partiellement gris

PÉRIODE D’OBSERVATION :

Comme pour la plupart des mammifères pour ne pas dire des animaux, le matin et le soir restent les moments privilégiés pour voir l’écureuil. Et pour répondre à la fameuse question “Est-ce que l’écureuil hiberne ?”, c’est non. L’écureuil est actif toute l’année bien qu’il puisse rester quelques jours dans sa cache si le temps est vraiment difficile.

 

BIOLOGIE :

Alimentation : L’écureuil est un rongeur et si la culture populaire l’associe à la consommation de noisettes, c’est principalement les pommes de pins et autres graines de conifères qui ont sa préférence. Les fruits des arbres feuillus dont les faînes des hêtres ou les noisettes sont aussi à son menu. Il reste opportuniste et peut dévorer les oeufs ou les oisillons.

Enfin, il écorce les jeunes arbres à la recherche des premiers anneaux de croissance (il ne consomme pas l’écorce donc) et de sève. Il peut alors causer des dommages irréversibles aux arbres notamment aux vieux conifères.

Il est connu pour sa “manie” de cacher des réserves de graines diverses qu’il ne retrouvera pas forcément durant l’hiver.

De même, les écureuils roux peuvent avoir des perchoirs de prédilection. On trouvera à l’occasion sous ces arbres de gros tas de pommes de pins consommées.

Reproduction : La reproduction a lieu de février à avril et entre 3 et 5 jeunes seront élevés. Mais le GMB note que seuls 15 à 25% des jeunes dépasseront la première année. Une seconde portée peut être observée de juillet à septembre.

Cri : aussi discret qu’il soit, l’écureuil possède pourtant une gamme de son assez large. Quelques cris aigus, secs et répétés “tsèk… tsèk… tsèk” mais aussi des sons plus gutturaux assez surprenant et qui peuvent porter.

Prédation : Si la martre reste le prédateur principal de l’écureuil roux, l’autour des palombes et les renards sont aussi des prédateurs. La voiture et les chats complètent le tableau des dangers pour l’espèce. 

 

REMARQUES :

Les spécialistes des traces d’animaux sont capables de déterminer si un écureuil est droitier ou gaucher en examinant les pommes de pins égrainées par un écureuil roux.

écureuil roux

écureuil roux

REFERENCES :

Groupe Mammologique Breton, 2015. Atlas des mammifères de Bretagne. Locus Solus.

Haffner, Savouré-Soubelet, 2015. Sur la piste des mammifères sauvages. Dunod.

Bang, Dahlström, 1999. Guide des traces d’animaux. Delaschaux et Niestlé.

http://ecureuils.mnhn.fr/ecureuil-roux/dossiers-scientifiques/systematique-et-repartition

http://www.sfepm.org/pdf/FICHEDESCRIPTIVEEcureuils_MNHN.pdf

Le petit sylvain

Comme son nom l’indique, ce papillon est un habitué des bois et forêts humides. On le remarque aisément à sa coloration très contrastée.

Limenitis camilla

Limenitis camilla

Limenitis camilla

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Nymphalidae

ETYMOLOGIE : Limenitis = en relation avec les marais et les étangs, camilla = nom propre

Son nom anglais est « white admiral », « l’amiral blanc », le rouge étant le vulcain.

DESCRIPTION :

Taille : envergure comprise entre 45 et 52 mm

Forme, allure : grand papillon noir et blanc. Le dessus des ailes est noir avec une large bande transversale formée de cellules blanches, qui se prolonge des ailes antérieures aux ailes postérieures. La face inférieure est orangée, également avec une bande blanche et deux rangées de points noirs.

Coloration : dessus noir et blanc.

Comportement : souvent en vol plané. On le voit également posé au sol ou sur des branches basses.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

SONY DSC

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans la France entière, et en Europe occidentale et centrale. Espèce commune.

HABITAT : bois et forêts humides.

PÉRIODE D’OBSERVATION : imagos visibles en vol de juin à août.

le petit sylvain

le petit sylvain

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent, la ronce en particulier. Les chenilles se nourrissent de diverses plantes dont les chèvrefeuilles et les camérisiers.

Reproduction : Il n’y a qu’une génération par an. Ce sont les chenilles qui hivernent. Elles sont vertes avec une capsule céphalique brune, et deux rangées d’épines rousses et une ligne claire de chaque coté. La nymphose a lieu vers la fin mai.

REMARQUES :

Limenitis camilla

Limenitis camilla

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé. (sous le nom Ladoga camilla)

Bellmann, 2008. Quel est donc ce papillon ? Nathan.

Carter & Hardgreaves, 2008. Guide des chenilles d’Europe. Delachaux & Niestlé. (sous le nom Ladoga camilla)

Dardenne et al., 2008. Papillons de Normandie et des Iles Anglo-Normandes. (sous le nom Ladoga camilla)

Higgins & Riley, 1975. Guide des Papillons d’Europe. Delachaux & Niestlé. (première édition française en 1971.).

Laplanche & Corge, 2008. Papillons de Méditerranée. Edisud.

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave.

Sterry & Mackay, 2004. Papillons.  Larousse.

Tolman & Lewington, 2009. Collins butterfly guide. Collins.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes 

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Eakringbirds

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes   (sous le nom Ladoga camilla)

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français 

Lépidoptères de France

Lépidoptères de France méridionale et de Corse

Butterflies and moths of Switzerland

L’aricie pâle

C’est une petite mouche orangée que l’on rencontre fréquemment en forêt, son corps orange et ses yeux rouges sont faciles à observer.

Phaonia pallida

Phaonia pallida

Phaonia pallida

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Muscidae

ETYMOLOGIE : Phaonia = vient de lumière en raison de la cuticule luisante, et pallida = pâle.

DESCRIPTION :

Taille : 5 à 7,5 mm

Forme, allure : petite mouche orangée aux ailes hyalines légèrement jaunâtres. Les yeux sont rouges et très velus. Ils sont jointifs chez le mâle, écartés chez la femelle. On compte 2 et 4 soies dorso-centrales et deux fortes soies acrosticales juste en avant de la suture. Les balanciers sont de couleur jaune. Les pattes sont jaunes, avec les tarses noirs.

Coloration : jaune-orange.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Phaonia pallida

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans toute l’Europe.

HABITAT : forêts humides de feuillus.

PÉRIODE D’OBSERVATION :

BIOLOGIE :

Alimentation : se trouve sur les fleurs, mais aussi les charognes et les excréments. Les larves se développent dans les excréments.

Reproduction

REMARQUES :

aricie pâle

aricie pâle

RÉFÉRENCES :

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Haupt, 2000. Guide des Mouches et des Moustiques. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

Le Monde des Insectes 

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Diptera Info 

 

Le géotrupe des bois

Impossible de ne pas le rencontrer lors des promenades en forêt. Il chemine lentement sur le chemin, avec des reflets bleus métalliques sur le ventre. C’est un bousier qui ne promène pas sa boule de crottin, mais creuse ses galeries de ponte sous les excréments des gros mammifères forestiers.

Geotrupes (Anoplotrupes) stercorosus

Plusieurs espèces très proches : Geotrupes spiniger, Geotrupes vernalis et Geotrupes stercorarius en particulier.

Le géotrupe sylvain

Le bousier commun

géotrupe des bois

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Coléoptère

Famille des Geotrupidae

ETYMOLOGIE : Geotrupes = qui perce la terre, et stercorosus = du fumier.

DESCRIPTION :

Taille : il mesure 12 à 20 mm.

Forme, allure : scarabée noir brillant. Le géotrupe à des antennes en massues (comme tous les scarabées). Il des pattes puissantes, élargies avec des épines, adaptées pour creuser des terriers. Il possède un corselet pointillé et des élytres finement striées.

Coloration

Comportement : C’est un coléoptère qui fait partie de ce que l’on appelle les bousiers. Ces insectes, très répandus, jouent un rôle important dans les écosystèmes en recyclant les excréments de mammifères. Les géotrupes volent très bien souvent au crépuscule, grâce à des ailes membraneuses sous les élytres.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Anoplotrupes stercorosus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Le géotrupe stercoraire est répandu dans toute l’Europe.

HABITAT : forêt.

PÉRIODE D’OBSERVATION : septembre à juillet

BIOLOGIE :

Alimentation : Le nom de bousier que l’on donne à ces insectes vient de leur régime coprophage : les larves en particulier se nourrissent des excréments de mammifères, principalement de cervidés pour les espèces forestières. Les adultes, bien qu’également coprophages se nourrissent aussi de champignons.

Reproduction : Si certains bousiers véhiculent une boulette en marchant à reculons, le géotrupe stercoraire creuse un terrier sous les excréments. Il s’agit d’un puits assez profond (50 à 60 cm) d’où partent des galeries horizontales. L’adulte place une boulette d’excrément au fond de chaque galerie où il pond un œuf. La larve à l’éclosion trouvera ainsi sa source de nourriture. La larve se nymphose l’été qui suit la ponte, et les adultes émergent en automne.

REMARQUES : Il est fréquent de trouver des géotrupes sur lesquels sont fixés des petits acariens rouges, ceux-ci se font simplement transporter, mécanisme appelé phorésie.

Plusieurs espèces très proches : Geotrupes spiniger et Geotrupes stercorarius en particulier.

géotrupe des bois

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

Du Chatenet, 1986. Guide des Coléoptères d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1927. La Faune de France Illustrée, tome V, Coléoptères 1ère partie. Delagrave.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les pages entomologiques d’André Lequet

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

La méta d’automne

C’est effectivement en automne,  lors de promenades en forêt que l’on croise cette araignée sur son chemin. Ses longues pattes sont le propre des Tetragnathidés.

Metellina segmentata/mengei (Meta segmentata).

Les deux espèces de Metellina ne peuvent être distinguées qu’à l’examen de leurs pièces génitales.

L’épeire réticulée

Metellina segmentata/mengei

Metellina segmentata/mengei

Vous cherchez à identifier une araignée ? Peut-être la trouverez-vous dans la galerie

POSITION SYSTÉMATIQUE : Arachnide Aranéide

Famille des Tetragnathidae

ETYMOLOGIE :

la méta d'automne

la méta d’automne

DESCRIPTION :

Taille : le corps mesure 7 mm

Forme, allure : La méta d’automne a l’abdomen arrondi et un peu allongé, de couleur pâle, dans les tons assez variables rose, crème, verdâtre, gris, et avec des motifs bruns-jaunes et des marques claires. Le cephalothorax est blanc-crème avec une marque centrale sombre en forme de V, de Y ou de « diapason », les branches s’écartant vers les yeux.

Le mâle est plus petit que la femelle, mais proportionnellement il a les pattes plus longues. Les femelles ont les pattes nettement annelées, c’est moins net chez les mâles. Chez les 2 sexes, les poils perpendiculaires sur les pattes sont bien visibles.

Coloration : blanc crème, mais variable.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

SONY DSC

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Elle est présente dans toute l’Europe.

HABITAT : C’est une araignée commune, dans les jardins, les bois, les lisières de forêt.

PÉRIODE D’OBSERVATION : elle est présente toute l’année mais surtout visible en fin d’été et en automne, d’où son nom.

BIOLOGIE :

Alimentation : La méta d’automne se nourrit d’insectes de petite taille qui se prennent dans la toile.

Reproduction : La femelle dépose ses œufs dans un cocon sphérique de couleur jaune qu’elle dissimule sous les pierres, sous les feuilles ou dans la mousse.

Meta segmentata/mengei

Meta segmentata/mengei

REMARQUES : La méta d’automne fait partie des araignées qui tissent de grandes toiles (araignées orbitèles). Une particularité de la toile de la méta d’automne est le trou central, sans fils, bien rond. L’araignée se tient au centre de sa toile (plus rarement sous une feuille à proximité), la tête orientée vers le bas, les deux premières paires de pattes étendues vers l’avant, les deux autres en arrière.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2014. Guide photo des araignées et arachnides d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

Roberts, 2009. Guide des Araignées de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Les araignées de mon jardin

Balade chez les Araignées

Eurospiders.com

Les Araignées de Belgique et de France

Araneae – Spiders of Europe