Fiches liées au terme abdomen aplati


Vous trouverez dans cette page des espèces décrites qui ont comme trait de détermination un abdomen aplati. Attention tout de même, il y a une nuance importante à apporter. En effet, il faut entendre par là que l’espèce concernée a un abdomen plus aplati que les autres membres de la famille ou de l’Ordre auxquels elle appartient. Si vous prenez en compte cette caractéristique, vous ne devez pas faire l’économie de comparer l’espèce décrite avec d’autres représentants de l’Ordre ou de la famille concerné(e).

C’est pour cette raison aussi que vous retrouverez dans cette page des insectes appartenant à des Ordres différents tels que les Odonates, les Hyménoptères ou les Diptères.


La libellule déprimée

C’est l’une des libellules les plus communes. Le mâle de couleur bleu ciel défend avec énergie la pièce d’eau souvent de petite taille qui constitue son territoire. De son poste d’observation où il revient se poser, il chasse tous les intrus.

Libellula depressa

La Sylvie

Libellula depressa

Libellula depressa

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Odonate Anisoptère

Famille des Libellulidae

ETYMOLOGIE :

Libellula vient de Libella qui veut dire balance en latin, à cause de la position des ailes au repos, depressa = déprimée.

Elle se nomme en anglais « broad-bodied chaser », le chasseur au corps large.

DESCRIPTION :

Taille : longueur du corps entre 39 et 48 mm, aile postérieure entre 28 et 32 mm, pour une envergure comprise entre 65 et 75 mm.

Forme, allure : c’est une libellule de taille moyenne à l’aspect trapu. Comme tous les Libellulidae, elle a des taches sombres triangulaires à la base de l’aile postérieure, mais elle a aussi une tache sombre allongée à la base de l’aile antérieure. L’abdomen est large et aplati. Il est bleu clair chez le mâle et brun chez la femelle. Les bords des tergites 3 à 9 sont jaunes.

Coloration : mâle bleu clair, femelle brune.

Comportement : les mâles sont particulièrement territoriaux. Ils surveillent leur pièce d’eau à partir d’un perchoir et chassent violemment tous les intrus qui s’en approchent.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Libellula depressa

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Cette espèce est très commune, elle est présente dans toute l’Europe (sauf l’extrême sud de l’Espagne, le nord des Iles Britanniques et la Scandinavie) et jusqu’en Asie.

HABITAT : cette libellule apprécie des pièces d’eau stagnantes de petite taille, même dépourvues de végétation. Elle est ainsi souvent la première à coloniser les pièces d’eau nouvellement installées dans les jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : les adultes volent de fin avril à mi-septembre.

la libellule déprimée

la libellule déprimée

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes de tous les Odonates chassent à vue d’autres insectes qu’ils capturent en vol. Les larves sont aquatiques et également carnivores.

Reproduction : Après l’accouplement, le mâle reste en contact avec la femelle durant la ponte. Les larves vivent enfouies dans la vase, elles sont trapues avec de courtes pattes. La durée de vie larvaire est de deux années.

REMARQUES :

Libellula depressa

Libellula depressa

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisirs. (d’abord édité chez Solar).

D’Aguilar, Dommanget & Préchac, 1985. Guide des Libellules d’Europe et d’Afrique du Nord. Delachaux & Niestlé.

Dijkstra, 2010. Guide des Libellules de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé. (première édition française en 2007).

Grand, Boudot & Doucet, 2014. Cahier d’identification des Libellules de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Biotope Editions.

Livory, Sagot, Scolan & Lacolley, 2012. Atlas des Libellules de la Manche. Manche-Nature.

Perrier, 1923. La Faune de France Illustrée, tome III, Myriapodes et Insectes Inférieurs. Delagrave.

Réseau des Naturalistes Costarmoricains, 2014. Les libellules des Côtes d’Armor. Ginkgo Editeur.

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Les pages entomologiques d’André Lequet

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Libellules de France et d’ailleurs

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Andrena haemorrhoa

Cette andrène est assez répandue, avec son thorax roux et velu et la couleur rousse de l’extrémité de son abdomen, elle est identifiable.

Andrena haemorrhoa

Andrena haemorrhoa

Andrena haemorrhoa

POSITION SYSTÉMATIQUE :

ETYMOLOGIE : Andrena haemorrhoa ne bénéficie pas en français de nom commun, les anglais la nomment « early mining bee », « early » car elle apparaît précocement au printemps et « mining bee », car c’est une andrène, ou abeille fouisseuse

Andrena haemorrhoa

Andrena haemorrhoa

DESCRIPTION :

Taille : Elle mesure entre 1 centimètre et un centimètre et demi.

Forme, allure : Andrena haemorrhoa est assez facilement reconnaissable, c’est à la fois l’une des plus petites et l’une des plus répandues des andrènes. Elle possède un thorax très velu, de couleur rousse. L’abdomen est moins velu, d’aspect brillant, il est roux à son extrémité (touffe de poils oranges). Les femelles ont la face blanche, les mâles brun-clair. Au repos, les ailes se recouvrent, elles possèdent une cellule colorée (ptérostigma) visible, et juste en dessous, 3 cellules dites « cubitales », qui sont le signe de reconnaissance des andrènes.

Coloration : le thorax est roux vif, l’abdomen foncé et roux à l’extrémité.

Comportement :

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’espèce est présente dans une grande moitié nord de l’Europe.

HABITAT : Elle fréquente des milieux divers : pelouses sèches, prairies grasses, jardins, y compris ceux des villes.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Cette espèce apparaît au printemps, dès le mois d’avril, et se rencontre couramment jusqu’en juin.

BIOLOGIE :

Alimentation : Elle butine le pissenlit, mais aussi le saule et l’épine noire.

Andrena haemorrhoa

Andrena haemorrhoa

Reproduction : Le nid est un terrier creusé dans le sol verticalement avec des cellules où sont pondus les œufs. Bien que l’espèce soit solitaire, des sites favorables à l’installation de nids sont utilisés par plusieurs femelles et constituent de petites bourgades.

REMARQUES : Parmi les hyménoptères, qui regroupent entre autres les guêpes, abeilles, bourdons et fourmis, les andrènes constituent un groupe important avec 160 espèces en France, en grande majorité appartenant au genre Andrena. Ce sont des abeilles solitaires, qui creusent un terrier pour pondre (« abeilles fouisseuses »), avec l’abdomen un peu plus aplati que chez les autres abeilles. Elles ont également la langue plus courte. Elles disposent comme l’abeille à miel d’un dispositif pour récolter le pollen, une brosse de poils drus et une pilosité dense sur la base de la troisième paire de pattes.

Andrena haemorrhoa

Andrena haemorrhoa

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Le Monde des Insectes

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BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

Le syrphe du groseillier

C’est l’un des syrphes les plus courants. Avec ses bandes noires et jaunes il évoque une guêpe. Vu de profil, son abdomen apparait bien plat.

Syrphus ribesii

Syrphus ribesii

Syrphus ribesii

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Syrphus = mouche, ribesii = du groseillier

le syrphe du groseillier

le syrphe du groseillier

DESCRIPTION :

Taille : Le syrphe des groseilliers mesure 10 à 12 mm

Forme, allure : Le syrphe du groseillier a le thorax noir verdâtre avec une pubescence brune. L’abdomen est jaune avec quatre larges bandes transversales noires, les deux premières sont reliées par une large bande dorsale dans l’axe du corps. Le scutellum, cette petite pièce en forme de croissant de lune qui sépare thorax et abdomen, est jaune. La tête porte deux gros yeux rouges foncés, ils sont séparés chez la femelle, jointifs chez le mâle, le front est plat, roux au-dessus des antennes. Les pattes sont brunes. En vue de profil, l’abdomen apparaît très aplati.

Coloration : thorax foncé, abdomen noir à bandes jaunes

Comportement : les syrphes de groseilliers, comme beaucoup de Syrphidae volent très bien, ils sont capables de vol stationnaire.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : toute l’Europe, espèce commune.

HABITAT : Ces diptères se rencontrent le plus souvent sur les fleurs dans les jardins, les haies, les lisières de forêts,

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les adultes sont visibles d’avril à novembre, souvent en groupes.

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se nourrissent en effet de nectar. Les larves se nourrissent de pucerons, ce sont des larves de type « sangsue », qui sont apodes et rampent sur les plantes à la recherche de leurs proies. Elles sont blanchâtres.

Reproduction

REMARQUES : Syrphus ribesii est l’une des espèces de Syrphidae les plus répandues.

Syrphus ribesii

Syrphus ribesii

RÉFÉRENCES :

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Haupt, 2000. Guide des Mouches et des Moustiques. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

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La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Syrphidae Europenses

Syrphidae Polski

Diptera Info

 

Syrphus ribesii

 

le syrphe des groseilliers

 

Syrphus ribessii

La corée marginée

C’est une des punaises les plus communes, reconnaissable, même si plusieurs espèces lui ressemblent.

Coreus marginatus

Punaise brune, syromaste marginé

Coreus marginatus

Coreus marginatus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hémiptère Hétéroptère

Famille des Coreidae

ETYMOLOGIE : Coreus = punaise, et marginatus = bordée

En anglais, elle s’appelle « dock leaf bug », « la punaise des feuilles de patience ».

DESCRIPTION :

Taille : La corée marginée est une punaise de taille respectable, de 11 à 16 mm

la corée marginée

la corée marginée

Forme, allure : La forme du corps est un peu allongée, ovale. L’abdomen est aplati, et ses bords dépassent sur le coté des hémi-élytres. Les antennes ont 4 articles, de couleur orangée avec l’extrémité noire

Coloration : elle est de couleur générale brune, plus ou moins foncée selon les individus.

Comportement : Chez la punaise brune, ce sont les adultes qui passent l’hiver, il s’agit donc d’une diapause imaginale. Le réveil a lieu au printemps, en avril.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : l’espèce peut être qualifiée de très commune

HABITAT : La punaise brune préfère les prairies humides, les lisières de forêt, les friches. On la trouve fréquemment sur l’oseille (Rumex), et dans les jardins sur les groseilliers et framboisiers, parfois en groupes de nombreux individus.

PÉRIODE D’OBSERVATION : On la rencontre quasiment toute l’année.

adultes et larves de Coreus marginatus

adultes et larves de Coreus marginatus

BIOLOGIE :

Alimentation : La corée marginée se nourrit de végétaux, fruits et graines principalement, mais également de sève. Les plantes hôtes sont variées : oseille, épilobes, séneçons, etc.

Reproduction : Les mâles et les femelles sont semblables, et après l’accouplement la femelle pond quelques dizaines d’œufs sur les plantes ou sur le sol. Les éclosions ont lieu en juin, mois à partir duquel on pourra observer des juvéniles. Ceux-ci ressemblent beaucoup aux adultes, mais leurs ailes ne sont pas totalement développées, et apparaissent sous la forme de fourreaux alaires, qui grandissent lors de chacun des 5 stades larvaires.

accouplement de Coreus marginatus

accouplement de Coreus marginatus

REMARQUES : Les Coréidés ressemblent un peu aux pentatomes (voir le graphosome italien et la punaise verte), mais leur écusson (scutellum) est plus petit, et leur abdomen plus dilaté latéralement.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Chinery, 1973

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Dierl & Ring, 2009

McGavin, 2012

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée (sous le nom de Syromastes marginatus)

Reichhoff-Riehm, 1983

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British Bugs

Hétéroptères de Belgique

L’abeille des sables

On la rencontre dans les dunes aussi bien que dans les jardins, souvent en petites populations. Noire et grise, cette andrène creuse ses galeries dans le sable.

Andrena cineraria

Andrena cineraria

Andrena cineraria

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère Apoidae

Famille des Andrenidae

ETYMOLOGIE : cineraria = cendrée

l'abeille des sables

l’abeille des sables

DESCRIPTION :

Taille : La femelle mesure entre 10 et 12 mm et le mâle entre 7 et 12 mm

Forme, allure : Les andrènes ont des pattes postérieures munies de soies longues, les 2 articles de base, le trochanter et le fémur ont des poils recourbés qui constituent une corbeille pour collecter le pollen. Les andrènes ressemblent aux abeilles, mais leur abdomen est plus aplati. Elles ont une langue courte et pointue pour récolter le nectar. On reconnait les femelles a leur thorax noir avec deux bandes gris clair et à leur abdomen noir avec des reflets bleu métallique. Les mâles sont plus petits que les femelles. On les distingue à la touffe de poils gris sur le front, et à l’absence de corbeilles à pollen sur les fémurs. Enfin leur thorax est entièrement gris.

Coloration : Chez Andrena cineraria, le corps est noir, le thorax porte 2 bandes grises, l’abdomen est totalement noir, et il y a des touffes de poils gris sur la face.

Comportement : Contrairement à l’abeille commune, elles font un nid simple, en creusant dans le sol. Les britanniques appellent l’abeille des sables « Ashy mining-bee ». L’abeille des sables est une butineuse active, et un excellent pollinisateur. Bien que de mœurs solitaires, elle est parfois abondante et souvent observée en groupes nombreux d’individus, mais ceux-ci ne constituent pas une colonie.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : On la trouve dans toute l’Europe, de l’Irlande jusqu’en Europe Centrale, de la Scandinavie à la région méditerranéenne.

HABITAT : Elle recherche les terrains sablonneux, dont les dunes littorales.

PÉRIODE D’OBSERVATION : L’abeille des sables vole de mars jusqu’à juin-juillet.

BIOLOGIE :

Alimentation

Reproduction : c’est une abeille solitaire qui creuse un nid isolé. Celui-ci est une sorte de terrier creusé dans le sable, mais sous un couvert végétal dense, l’entrée, en forme de petit volcan est donc difficile à localiser. Ce nid est construit avec plusieurs loges d’élevage (une dizaine) et l’abeille des sables y pond un œuf dans chaque, elle y ajoute des réserves de nourriture pour la future larve.

REMARQUES : Il existe une espèce proche, Andrena vaga, dont le thorax est totalement gris.

Les abeilles des sables ne sont pas agressives et ne présentent pas de danger, elles ne se servent que très rarement de leur dard.

Andrena cineraria

Andrena cineraria

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

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BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

Le syrphe à ceinture

Spécialistes du vol stationnaire, les syrphes sont aussi des champions dans la ressemblance avec les hyménoptères. Le syrphe a ceinture est l’un des plus répandus.

Episyrphus balteatus

Episyrphus balteatus

Episyrphus balteatus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Diptère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Episyrphus = proche de ma mouche et balteatus = ceinturé

Les anglais l’appellent « marmalade hoverfly » : le syrphe confiture d’orange.

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le syrphe à ceinture

DESCRIPTION :

Taille : Le syrphe ceinturé mesure environ 1 cm

Forme, allure : ce syrphe est reconnaissable à la couleur de son abdomen rayé jaune et noir, avec un dessin caractéristique alternant des bandes noires assez larges et d’autres plus étroites. On peut compter 4 bandes larges et 2 étroites. Le thorax est brun-jaunâtre rayé longitudinalement de bandes sombres. Vu de profil, l’abdomen est très aplati.

Coloration : noir et jaune

Comportement : Les Syrphidés sont remarquables par leurs capacités de vol rapide ou stationnaire. Ils arborent généralement des colorations jaunes et noires qui rappellent des hyménoptères, guêpes ou abeilles, munis d’aiguillons venimeux, ce qui doit dissuader bon nombre de prédateurs. Ce sont pourtant des mouches bien inoffensives.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Episyrphus balteatus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : répandu dans toute l’Europe.

HABITAT : il est très commun dans les jardins où il visite les massifs de fleurs.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Le syrphe ceinturé se rencontre de mars à novembre.

Episyrphus balteatus

Episyrphus balteatus

BIOLOGIE :

Alimentation : Les adultes consomment le nectar des fleurs, les larves ont des régimes variés, un certain nombre d’entre elles se nourrissent de pucerons

Reproduction : Les sexes sont reconnaissables à l’écartement des yeux, ils sont contigus chez le mâle et très écartés chez la femelle, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous. Les femelles pondent leurs œufs un à un dans des colonies de pucerons. Chaque femelle peut en pondre un millier.

REMARQUES : Les larves sont apodes et acéphales, elles ressemblent à de petites sangsues qui rampent sur les plantes à la recherche de pucerons. Les larves des syrphes ceinturés, à la différence de celles d’autres espèces, sont très éclectiques dans leur régime alimentaire car elles consomment de nombreuses espèces de pucerons sans discernement. On a pu estimer à 1200 le nombre de pucerons dévorés par une larve durant ses trois stades larvaires successifs. Pour cela, elles les recherchent sur les végétaux par des mouvements latéraux de va et vient, puis elles injectent leur salive dans leur proie dont elles aspirent ensuite le contenu liquide, ne laissant que la cuticule vidée.

Ce régime aphidiphage des larves et le rôle pollinisateur des adultes font des syrphes des alliés du jardinier qu’il convient de protéger.

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le syrphe à ceinture

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Haupt, 2000

McGavin, 2012

Reichhoff-Riehm, 1983

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Syrphidae Europenses

Syrphidae Polski

Diptera Info

Hoverflies recording scheme

La libellule écarlate

Une espèce trés répandue de libellule, le mâle est rouge vif, y compris les yeux, et la femelle au soleil est plaquée or.

Crocothemis erythraea

Crocothemis erythraea

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Odonate Anisoptère

Famille des Libellulidae

ETYMOLOGIE :

DESCRIPTION :

Taille : L’abdomen des mâles mesure plus de 2,5 cm, celui des femelles autour de 3 cm. L’envergure est comprise entre 60 et 65 mm.

Forme, allure : L’ abdomen est aplati, de section triangulaire.

Chez les deux sexes, les ailes possèdent une grosse tâche jaune bien visible à la base, et le pterostigma, cette petite cellule colorée sur le bord antérieur des ailes est brun clair et entouré de nervures noires.

Coloration : La tête et les yeux sont rouges, à la différence du sympetrum.

Mais comme chez le sympetrum, c’est seulement le mâle qui est rouge, la femelle est jaunâtre, et parfois dorée.

la libellule écarlate

Comportement : Elle effectue de longues migrations.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Crocothemis erythraea

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Cette libellule est très répandue en Europe, plus fréquente dans la zone méditerranéenne, mais présente jusqu’en Belgique.

HABITAT : Son habitat habituel est constitué d’eaux stagnantes, parfois saumâtres, elle est assez tolérante pour ce qui concerne la qualité de l’eau.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les adultes se rencontrent de mai à octobre (avril à novembre en zone méditerranéenne).

BIOLOGIE :

Alimentation : Les adultes sont prédateurs d’insectes. Les larves sont aquatiques, elles sont prédatrices et capturent leurs proies grâce à leur labium (lèvre inférieure) modifiée en masque préhensile.

Reproduction : La ponte a lieu en eau libre, ou dans des canaux bordés de végétation, en plusieurs fois par des bonds successifs.

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Chinery, 2005

D’Aguilar, Dommanget & Préchac, 1985

Dijkstra 2010

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Libellules de France et d’ailleurs

Gomphus

Mes libellules des Mauges et d’ailleurs