Le flamant rose

C’est un oiseau impossible à confondre avec d’autres. Espèce emblématique de la Camargue où il est présent en abondance et toute l’année, il fréquente aussi les étangs languedociens où il est souvent bien plus facile de les photographier.

Phoenicopterus roseus Pallas,1811 (ex. Phoenicopterus ruber roseus)

les flamants roses évoluent dans des eaux peu profondes

POSITION SYSTÉMATIQUE : Vertébré, Oiseau, Ciconiiforme,

Famille des Phoenicopteridae

ETYMOLOGIE :

Phoenicopterus veut dire « aux ailes rouge pourpre » et roseus signifie « rose »

Son nom en anglais est « greater flamingo », le plus grand flamant.

c’est en vol que le flamant rose déploie ses couleurs les plus vives

DESCRIPTION :

Taille : il mesure entre 1,20 m et 1,55 m, pour une envergure comprise entre 1,40 m et 1,65 m. Les mâles sont plus grands que les femelles.

Forme, allure : c’est un oiseau tout à fait particulier, qu’il est impossible de confondre avec une autre espèce. C’est un grand échassier de couleur blanc rosé, aux longues pattes roses et au bec recourbé vers le bas, avec la pointe noire. Les ailes sont rouge et noir, courtes en proportion de la taille de l’oiseau. Les juvéniles sont grisâtres, sans aucune trace de rouge, leurs pattes et leur bec sont plus courts que chez l’adulte.

Coloration : blanc et rose, ailes rouges et noires

Comportement : constitue le plus généralement des groupes plus ou moins denses qui avancent lentement. Il vole le cou et les pattes étendues, soit horizontalement soit légèrement inclinés vers le bas. En groupe, ils volent en file indienne. Il est capable de nager.

La voix est un cancanement qui ressemble à celui des oies.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Phoenicopterus roseus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : l’aire de répartition est large, où plusieurs « races » sont représentées. Elle s’étend du sud de l’Europe jusqu’en Asie du sud-ouest et en Afrique.

HABITAT : lacs salés, lagunes, rivages vaseux peu profonds, marais salants, estuaires.

PÉRIODE D’OBSERVATION : présent toute l’année. C’est un migrateur partiel.

3 flamants roses adultes et deux jeunes moins colorés

BIOLOGIE :

Alimentation : les flamants roses se nourrissent d’invertébrés aquatiques, en particulier des crustacés dont les caroténoïdes sont responsables en partie de leur coloration. Ils capturent ces petites proies en plongeant la tête dans l’eau et en balayant l’eau avec leur bec. Celui-ci est doté de lamelles cornées jouant le rôle de filtre.

le flamant rose, Phoenicopterus roseus

Reproduction : le seul site de reproduction en France est localisé dans l’étang du Fangassier en Camargue, et résulte d’une intervention humaine. En 1970, un ilot artificiel a été aménagé dans l’étang du Fangassier dont le niveau d’eau est contrôlé, en relation avec la production de sel des Salins de Giraud. C’est en 1976 que le site a été occupé et qu’il est utilisé comme site régulier de reproduction. On y a compté jusqu’à 20000 couples nicheurs. Les parades nuptiales se déroulent de la fin de l’hiver jusqu’au débit du printemps. Les couples se rassemblent sur le site de nidification et les pontes commencent début avril pour s’étaler jusqu’à fin mai. La femelle pond un œuf unique dans une dépression creusée au sommet d’un petit monticule. L’incubation dure 29 jours. A l’âge de 10 jours, les poussins sont rassemblés en « crèche », les parents venant les nourrir le soir. Ils restent dépendants pendant 75 jours, jusqu’à la mi-septembre.

groupe de flamants roses

REMARQUES : il existe des échanges entre populations nicheuses, et en particulier entre la Camargue et l’Espagne. Les voyages se font par étapes avec des séjours plus ou moins longs dans les étangs languedociens.

flamants roses en Camargue

RÉFÉRENCES SUR LES OISEAUX :

Couzens, 2006. Identifier les oiseaux par leur aspect, leur comportement et leur habitat. Artemis.

Dubois, Le Maréchal, Olioso & Yésou, 2008. Nouvel inventaire des oiseaux de France. Delachaux & Niestlé.

Flitti, Kabouche,Kayser & Olioso, 2009. Atlas des oiseaux nicheurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, 2009. Delachaux & Niestlé.

Geroudet, 1967. Les échassiers. Delachaux & Niestlé.

Jonsson, 1994. Les Oiseaux d’Europe, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Nathan.

Mullarney, Svensson, Zetterström & Grant, 1999. Le guide Ornitho. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1924. Faune de France Illustrée, tome X Vertébrés. Delagrave.

Peterson, Mountfort, Hollom & Géroudet, 1994 (1ère édition en 1954). Guide des Oiseaux de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Reade & Hosking, 1968. Les oiseaux, leurs œufs et leurs nids. Nathan.

Vansteenwegen, 1998. L’histoire des oiseaux de France, Suisse et Belgique. Delachaux & Niestlé.

SITES SUR LES OISEAUX :

Oiseaux.net

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