L’aigrette garzette

L’aigrette garzette (Egretta garzetta) est un héron blanc au bec et aux pattes noirs avec des pieds entièrement jaunes qui se remarquent quand on la voit marcher ou voler. Elle possède sur la nuque deux plumes fines et particulièrement visibles pendant la saison estivale même s’il n’est pas rare de les voir en hiver. Ce sont ces plumes qui ont poussé Belon à nommer cet oiseau ainsi selon Buffon.  L’aigrette garzette fait partie de la famille des ardéidés tout comme les hérons cendré et pourpré, les bihoreaux, les crabiers ou  les butors et blongios. Elle peut être confondue avec deux d’entre eux : le héron garde-bœuf et la grande aigrette. On la distinguera du premier à la couleur du bec (jaune chez le garde-boeuf). Ensuite, les aigrettes garzettes ont souvent le cou en forme de S et apparaissent longilignes, le hérons garde-bœuf a le cou raide et apparaît plus trapu. Elle peut aussi être confondue avec la grande aigrette (Egretta alba) même si cette dernière est nettement plus grande avec le haut des pattes et au moins une partie du bec jaune.

Aigrette garzette

Aigrette garzette

Au premier abord, on peut la confondre aussi avec la spatule blanche bien que cette dernière vole avec le cou tendu contrairement aux ardéidés. La spatule blanche est plus grande et sonde la vase alors que l’aigrette chasse à l’affut… ou à la course.

L’aigrette garzette est un échassier de taille moyenne : environ 60 cm (ce qui correspond tout de même à un oiseau assez grand). Presque aussi abondante et dispersée que le héron cendré, on remarque ce héron blanc présent aujourd’hui sur tout le littoral français où il affectionne particulièrement les estuaires. L’espèce était cantonnée à la  Carmargue où elle était migratrice avant les années 70. Période à laquelle de nombreux spécimens ont entamé une conquête vers le nord et l’ouest. D’abord vers la Dombes et vers le littoral atlantique. En Basse Normandie, elle était encore assez peu commune à la fin des années 80, elle y est aujourd’hui bien présente. C’est également un oiseau qui est de plus en plus souvent visible dans les villes traversées par des fleuves et des rivières.

Egretta garzetta

Egretta garzetta

L’espèce est apparemment extrêmement sensible au froid. Malgré de lourdes pertes durant chaque hiver rigoureux, il ne semble pas que cela joue sur l’expansion de l’espèce en France. Il y avait environ 2000 couples nicheurs en France au milieu des années 70, il y en aurait environ 12 000 aujourd’hui. En hiver, elle est généralement solitaire ou en petits groupes. Comme les hérons cendrés, elle possède un régime alimentaire varié. Carnivore, elle mange a peu prêt tout ce que son bec peut saisir : vers, poissons, amphibiens, gros insectes, … Elle possède un vol similaire à celui du héron cendré, assez lourd battant amplement et lentement des ailes.

Elle niche en colonie avec d’autres espèces parfois assez haut dans les arbres, particulièrement les pins. Le nid est souvent une plateforme assez chaotique faite de branches et de roseaux. L’aigrette y pose 4-5 œufs.

Photos de l’aigrette garzette (Egretta garzetta)


2 commentaires pour “L’aigrette garzette

  1. Arlette GODARD dit :

    Le 22-12-2018 et pour la 1ère fois ( proche de Metz en Moselle) j’ai aperçu un oiseau échassier tout blanc dans un champs puis le lendemain 2, côte à côte et le 24 plus qu’un… Je ne me suis pas approché mais j’en étais émerveillée! Je n’en avais jamais vue de ma vie hors mis dans les zoos!!! Des grues ils y en a souvant mais ce genre d’oiseau non, d’où mon émerveillement….

  2. Heudre dit :

    5 février 2019

    étant un pur citadin venu « nicher » à Bègles, tout près de Bordeaux à la faveur de la retraite – je fréquente plusieurs fois par semaine le grand parc de Mussonville. Dans ce vaste biotope très boisé et traversé par deux ruisseaux (esteys) j’observe fréquemment avec un bonheur quasi enfantin : un couple de hérons cendrés !
    Hier, ayant aperçu un échassier tout blanc dont j’ignorais le nom – je me suis livré à une recherche qui m’a permis d’identifier à peu près certainement : une aigrette garzette !
    Si quelqu’un d’un peu érudit en la matière pouvait compléter ma découverte (à commencer par l’étymologie de « garzette », ce serait vraiment fort sympathique.
    Alexandre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.