L’escargot de Bourgogne

C’est le plus gros escargot de notre faune terrestre. Consommé depuis l’Antiquité il fait aujourd’hui l’objet d’élevage : l’héliciculture.

Helix pomatia

L’escargot des vignes

Le gros blanc

Helix pomatia

POSITION SYSTÉMATIQUE : Mollusque Gastéropode Pulmoné Stylommatophore

Famille des Helicidae

ETYMOLOGIE : Helix = spirale et pomatia = nom d’un mollusque qui ferme sa coquille en hiver (grec).

DESCRIPTION :

Taille : c’est la plus grosse espèce de Gastéropode Pulmoné terrestre que l’on rencontre en France. Sa coquille peut atteindre 5 cm.

Forme, allure : La coquille grosse et globuleuse présente 5 à 6 tours de spires, et une ouverture de grande taille dont le rebord est épaissi et souvent plus sombre. Le tégument de couleur grisâtre est assez épais et présente des sillons. Comme les autres escargots terrestres, l’escargot de Bourgogne a 4 tentacules, 2 petits vers le bas, et deux plus longs vers le haut qui portent les yeux.

Coloration : La coquille est généralement blanc-crème avec des stries fines brun foncé et des bandes de croissance visibles. Des bandes plus colorées et dans le sens d’enroulement de la coquille sont parfois présentes

Comportement :Il hiverne en s’enfouissant dans le sol, jusqu’à une trentaine de cm. Il se protège alors d’une cloison qui ferme la coquille, l’épiphragme qui contient chez cette espèce une quantité importante de calcium, alors que ce n’est qu’un voile de mucus chez d’autres. Ainsi, lors de sa sortie printanière, l’escargot repousse cette cloison qui reste solide et que l’on peut retrouver dans le sol.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

escargot de Bourgogne

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Il est présent dans toute l’Europe centrale et Sud-est, se raréfie dans l’ouest, bien que très présent en Normandie, absent dans le midi, où une espèce assez proche, Helix cincta le remplace.

HABITAT : Helix pomatia est une espèce calcicole, que l’on rencontre à la fois dans les bois, le bocage, les prairies et les herbages, également dans les vignes où il peut être cause de dégâts.

PÉRIODE D’OBSERVATION :

BIOLOGIE :

Alimentation : Helix pomatia est herbivore

Reproduction : Espèce hermaphrodite et à fécondation interne, il pond une soixantaine d’œufs en mai-juin dans un trou creusé dans le sol.

REMARQUES : il vit 7 à 8 ans. L’escargot de Bourgogne a toujours été consommé par l’homme comme en témoignent les fouilles archéologiques. Les britanniques le nomment « roman snail » allusion au fait que les romains en étaient particulièrement amateurs. Il fait aujourd’hui encore l’objet d’une importante consommation, en grande partie soutenue par des élevages (Héliciculture).

escargot de Bougogne

 

RÉFÉRENCES :

Kerney & Cameron, 1979. A field guide to the snails of Britain and North-West Europe. Collins.

Perrier, 1930. Faune de France Illustrée, tome IX, Mollusques. Delagrave.

Les escargots européens

The living world of molluscs

4 commentaires pour “L’escargot de Bourgogne

  1. Jipé dit :

    et ses prédateurs ? Autres que l’homme.

  2. Michel dit :

    Des prédateurs, il n’en manque pas. Chez les mammifères : le hérisson, le surmulot, le blaireau entre autres. Chez les oiseaux : la grive musicienne (voir cette fiche) s’est spécialisée dans la consommation des escargots, mais d’autres comme les hérons ne les dédaignent pas. De nombreux insectes également, en particulier des coléoptères de la famille des vers luisants et lampyres, des silphidés (voir les fiche « silphe funeste » et « silphe noir »), des drilidés, des carabes. Et la liste est beaucoup plus longue.

  3. gaillard dit :

    l’escargot de bourgogne est-il de la même espèce que l’escargot de bourgogne

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