La salamandre tachetée

Avec ses couleurs noire et jaune, elle ne peut être confondue avec aucune autre espèce. Grosse consommatrice de limaces, elle est totalement inoffensive pour l’homme, sous réserve de ne pas se frotter les yeux après l’avoir touchée.

Salamandra salamandra

La salamandre commune

La salamandre terrestre

Salamandra salamandra

Salamandra salamandra

POSITION SYSTÉMATIQUE : Vertébré, Amphibien, Urodèle

Famille des Salamandridae

ETYMOLOGIE :

Son nom vient du latin Salamandra, emprunté au grec, qui désignait cet animal.

En anglais, c’est la même origine: « salamander ».

la salamandre tachetée

la salamandre tachetée

DESCRIPTION :

Taille : la salamandre tachetée mesure entre 12 et 17 cm (des individus dépassant 20 cm ont été trouvés).

Forme, allure : les salamandres ont la tête large et le museau arrondi. Les yeux sont bien visibles et saillants. Les glandes parotoïdes sont bien développées de chaque coté de la tête. Les pattes sont assez courtes mais massives. Les doigts sont séparés et non palmés. La queue est un peu plus courte que la longueur du corps. La peau est lisse, non verruqueuse et elle a un aspect luisant.

Coloration : noire avec des taches jaunes irrégulières et extrêmement variables. Plusieurs sous-espèces ont été proposées sur la base de ces variations de coloration.

Comportement : la salamandre est une espèce surtout terrestre qui ne s’engage dans les points d’eau que pour la ponte. Elle est active au crépuscule et la nuit, mais se rencontre parfois le jour après une pluie abondante. Bien qu’elle soit dépendante de pièces d’eau pour sa reproduction, la salamandre nage mal, et se noie lorsqu’elle tombe dans un trou d’eau dont elle ne peut ressortir.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Salamandra salamandra

Salamandra salamandra

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : l’espèce est présente dans toute l’Europe moyenne et méditerranéenne. Elle est absente de l’Europe du Nord et des Iles Britanniques.

HABITAT : forêts humides, zones boisées aux environs des mares, ruisseaux, fossés inondés.

PÉRIODE D’OBSERVATION : les salamandres hivernent sous des abris pendant l’hiver, elles sont actives de mars à octobre, mais on peut les trouver toute l’année.

Salamandra salamandra

Salamandra salamandra

BIOLOGIE :

Alimentation : les salamandres se nourrissent d’insectes, d’araignées, de myriapodes, de mollusques (limaces) et d’annélides (vers de terre).

Reproduction : les accouplements ont lieu toute l’année hormis la période d’hibernation. Le mâle dépose alors un spermatophore dans la cavité cloacale de la femelle. La salamandre est le seul amphibien de notre faune qui ne soit pas ovipare. La femelle met au jour des larves (10 à 40 généralement, jusqu’à 60) après une longue gestation de 8 mois, dans un petit cours d’eau le plus souvent, entre novembre et mars. Les larves mesurent 20 à 30 mm et possèdent des branchies externes qui régressent lentement durant la vie aquatique qui dure de 3 à 4 mois. Les larves de salamandres se reconnaissent facilement, ce sont les seules larves d’amphibiens qui ont des taches jaunes à la base des pattes. Après la métamorphose, les salamandres mesurent 55 à 65 mm et débutent leur vie terrestre.

larve de salamandre

larve de salamandre

 

REMARQUES :

  • les salamandres ont une espérance de vie moyenne de 9 ans, elles peuvent vivre jusqu’à plus de 20 ans.
  • les salamandres sont totalement inoffensives, toutefois leur peau secrète un venin qui peut irriter les yeux lors du contact. (ne vous frottez pas les yeux après avoir touché une salamandre).
nutrisco et extingo

nutrisco et extingo (Azay le Rideau)

  • Contrairement à une croyance populaire, que l’on retrouve dans l’emblème de François 1er, elle n’a pas le privilège d’être incombustible et de pouvoir éteindre le feu. « Nutrisco et extingo » : je m’en nourris et je l’éteins ».
la salamandre commune

la salamandre commune

RÉFÉRENCES :

Arnold & Burton, 1978. Tous les Reptiles et Amphibiens d’Europe en couleurs. Elsevier.

Barrioz, Cochard et Voeltzel, 2015. Amphibiens et Reptiles de Normandie. CPIE du Cotentin.

Diesener & Reichholf, 1986. Batraciens et Reptiles. Solar/France Loisirs.

Fretey, 1975. Guide des reptiles et batraciens de France. Hatier.

Perrier, 1924. La Faune de France Illustrée, tome X. Vertébrés. Delagrave.

A la découverte des Amphibiens et Reptiles de Lorraine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *