Fiches liées au terme terrier


Le bembex à rostre

Un bel hyménoptère que l’on rencontre en été dans les dunes ou les sablières. Les femelles creusent le sable avec une vitesse impressionnante.

Bembix rostrata

Bembix rostrata

Bembix rostrata

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère Apocrite

Famille des Crabronidae

ETYMOLOGIE : rostrata = avec un rostre (forme du labre)

En anglais, son nom est « sand wasp », la guêpe du sable.

DESCRIPTION :

Taille : 16 à 22 mm

Forme, allure : allure de grosse guêpe rayée jaune et noire, mais avec les ailes étendues à plat sur le dos. La face est jaune, les yeux sont verts et de grande taille, la lèvre supérieure ou labre a la forme d’un bec allongé. Les pattes sont jaunes et la première paire porte une sorte de peigne qui sert à creuser les galeries dans le sable.

Coloration : jaune et noir

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’espèce est présente en Europe centrale et méridionale, partout en France lorsque l’environnement est favorable, parfois abondante.

HABITAT : endroits sableux bien exposés, principalement les dunes.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de juin à septembre.

le bembex à rostre

le bembex à rostre

BIOLOGIE :

Alimentation

Reproduction : la femelle creuse des galeries d’environ 15 cm dans le sable où elle dépose des diptères de grande taille comme des syrphidés, des asilidés ou des tabanidés. Quand elle a entreposé quelques diptères, elle pond un œuf et ferme le nid pour recommencer ailleurs. La larve éclot rapidement et se nourrit des mouches stockées. La femelle revient régulièrement approvisionner le nid en mouches. Les nids sont généralement regroupés en colonies creusées par 10 à 30 individus.

REMARQUES : chez cette espèce, le dard qui lui sert à tuer les mouches dont elle nourrit ses larves n’est pas assez long pour piquer l’homme.

Bembix rostrata

Bembix rostrata

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisirs. (d’abord édité chez Solar).

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Berland, 1976. Hyménoptères de France, tome II. Atlas d’entomologie. Boubée.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Zahradnik, 1991. Guide des Abeilles, Guêpes et Fourmis. Les Hyménoptères d’Europe. Hatier.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Atlas Hymenoptera (Université de Mons)

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

 

La lasioglosse chaussée

C’est de loin le plus fréquent des représentants de la famille des Halictidés. Ces petites abeilles creusent leur nid dans le sol et butinent les pissenlits et les asters.

Lasioglossum calceatum

Lasioglossum calceatum (mâle)

Lasioglossum calceatum (mâle)

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Hyménoptère, Apocrite

Famille des Halictidae

ETYMOLOGIE :

Lasioglossum = à la langue hérissée, et calceatum = avec des chaussures

En anglais, on le trouve sous l’appellation « slender mining bee » (l’abeille mineuse mince) ou « common furrow-bee » (l’abeille laboureuse commune).

la lasioglosse chaussée

la lasioglosse chaussée

DESCRIPTION :

Taille : 8 à 10 mm

Forme, allure : il s’agit d’une abeille d’allure allongée et au corps assez cylindrique. Les femelles ont une brosse pour collecter le pollen au niveau du tibia. Les mâles se distinguent par les premiers segments abdominaux qui ont du rouge, et par les longues antennes. L’abdomen est cerclé de clair. La tête est arrondie vue de face, la langue courte et pointue.

Coloration : noir et gris clair, du rouge chez les mâles.

Comportement : les lasioglosses ne sont pas des abeilles solitaires au sens strict. La femelle creuse un nid où elle pond jusqu’à 25 œufs qui donneront des ouvrières. Celle-ci ouvrent le nid et vont l’agrandir et en garder l’entrée.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans toute l’Europe, et jusqu’en Asie.

HABITAT : prairies, pelouses, jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : du printemps à la fin du mois de septembre.

Lasioglossum calceatum

Lasioglossum calceatum

BIOLOGIE :

Alimentation : cette espèce butine particulièrement les pissenlits. C’est sur cette fleur que l’on observe les femelles au printemps alors que les mâles sont fréquents sur les asters en été.

Reproduction : les Halictidés creusent des nids souterrains, rassemblés souvent en « bourgades ». L’accouplement a lieu en été, et seules les femelles hivernent, elles construisent de nouveaux nids au printemps.

REMARQUES : Malgré sa taille modeste, et à la différence de nombreuses petites espèces d’abeilles solitaires, la lasioglosse peut infliger des piqures à l’homme.

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave. (sous le nom Halictus calceatus).

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Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

Atlas Hymenoptera (Université de Mons) 

L’andrène de la scabieuse

Les andrènes récoltent le pollen grâce à une corbeille sur leurs pattes postérieures, comme l’abeille domestique. Elles creusent des terriers le plus souvent dans les sols sablonneux. Celle-ci est inféodée à la scabieuse Knautia arvensis.

Andrena hattorfiana

Andrena hattorfiana

Andrena hattorfiana

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère Apocrite

Famille des Andrenidae

ETYMOLOGIE :

DESCRIPTION :

Taille : c’est l’une des plus grandes espèces d’andrènes, elle mesure entre 13 et 16 mm .

Forme, allure : allure d’abeille, le corps est noir, avec l’extrémité de l’abdomen relevée et recouverte d’une touffe de poils orangés. Les deux premiers tergites abdominaux sont colorés de rouge.

Coloration : noire

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : espèce assez commune, présente dans presque toute l’Europe.

HABITAT : prairies fleuries (scabieuses) et bien exposées, bords de chemins, lisières.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de juin à août.

l'andrène de la scabieuse

l’andrène de la scabieuse

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se trouvent quasiment exclusivement sur la scabieuse Knautia arvensis.

Reproduction : les nids des andrènes sont des terriers où les œufs sont pondus et où est stocké du pollen.

REMARQUES :

Andrena hattorfiana

Andrena hattorfiana

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

L’Argiope n°80-81, printemps-été 2013. Manche Nature.

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Atlas Hymenoptera (Université de Mons)

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

 

Le ragondin

Abondant dans certaines régions, c’est vraiment un gros rongeur. A ne pas confondre avec le rat musqué !

Myocastor coypus

Le myocastor

Myocastor coypus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Vertébré Mammifère Rongeur

Famille des Myocastoridae

ETYMOLOGIE :

en anglais, son nom est « coypu ».

DESCRIPTION :

Taille : Le ragondin est un animal de taille déjà respectable, sa longueur adulte varie entre 72 et 105 cm (dont la moitié pour la queue) et son poids est de l’ordre de 6 à 9 kg, c’est l’un des plus grands rongeurs.

Forme, allure : Le ragondin possède une grosse tête, des incisives de couleur rouge-orangé, ses oreilles sont courtes, arrondies et velues, son museau carré est assez caractéristique.

Coloration : Son pelage est brun foncé, plus sombre sur le dos.

Comportement : Comme le rat musqué, il a la mauvaise habitude de creuser des terriers dans les berges des canaux et dans les digues, ce qui lui vaut d’être pourchassé. Il nage très bien mais lentement.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Myocastor coypus

COMMENT RECONNAITRE LE RAT MUSQUÉ DU RAGONDIN :

La taille : celle du ragondin est 2 à 3 fois plus importante que celle du rat musqué

La queue : aplatie latéralement chez le rat musqué, de section circulaire chez le ragondin

La tête : zone plus claire autour des oreilles chez le ragondin, moustaches blanches également chez le ragondin (sombres pour le rat musqué)

Les oreilles : très discrètes chez le rat musqué, mais dépassent plus chez le ragondin

La nage : le rat musqué nage assez enfoncé dans l’eau, la tête émerge nettement, pour le ragondin, la tête et le bas du dos forment deux parties émergentes séparées d’un creux.

le ragondin

le ragondin

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : presque partout en France.

HABITAT : Le ragondin et le rat musqué ont le même habitat : canaux de marais, rivières lentes, étangs. Ils peuvent ainsi cohabiter sur certaines zones.

PÉRIODE D’OBSERVATION : toute l’année

Myocastor coypus

Myocastor coypus

BIOLOGIE :

Alimentation : le ragondin est herbivore et se nourrit de plantes aquatiques, mais aussi de plantes terrestres et parfois de céréales cultivées ou de betteraves.

Reproduction : Il construit son nid en surface, dans la végétation, il y a deux portées par an avec 2 à 9 jeunes à chaque fois.

jeune ragondin

jeune ragondin

REMARQUES : Le ragondin est un gros rongeur qui a été, comme le rat musqué, introduit d’Amérique (du Sud pour le ragondin) en Europe pour sa fourrure, dès le 19ème siècle. Il est proche du rat musqué avec lequel on peut le confondre, mais il atteint une taille deux à trois fois plus grande.

Il a pour cela peu de prédateurs, à part quelques prélèvements des renards sur les jeunes. C’est donc aussi une espèce invasive.

Myocastor coypus

RÉFÉRENCES :

Burton, 1976. Tous les Mammifères d’Europe en couleurs. Elsevier.

Dobroruka & Berger, 1987. Guide des Mammifères d’Europe. Hatier.

Groupe Mammalogique Normand, 2004. Les Mammifères sauvages de Normandie. GMN.

Mac Donald & Barrett, 1995. Guide complet des Mammifères de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Van den Brink, 1977. A field guide to the Mammals of Britain and Europe. Collins.

http://www.geml.fr/index.php

Le rat musqué

Devenu abondant partout depuis son introduction accidentelle, il faut maintenant l’objet de mesures de contrôle de ses populations en raison des dégats qu’il occasionne en particulier dans les berges et les digues.

Ondatra zibethicus

Ondatra zibethicus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Vertébré Mammifère Rongeur

Famille des Cricetidae

ETYMOLOGIE :

Le rat musqué doit son appellation à des glandes à musc, dites glandes préputiales, qui produisent une substance odorante utilisée pour marquer son territoire.

DESCRIPTION :

Taille : Le rat musqué mesure de 20 à 40 cm de longueur, sa queue aplatie latéralement mesure 19 à 28 cm. Il pèse entre 190 et 275 g, ce qui en fait un gros campagnol

Forme, allure : Les yeux sont petits, les oreilles également. On peut le confondre avec le ragondin (pour les distinguer, voir la fiche du ragondin).

Coloration : Son pelage est brun foncé sur le dos, et s’éclaircit vers le ventre où il peut être blanc gris.

Comportement : Le rat musqué est une espèce aquatique, ses pattes ont des doigts semi-palmés adaptés à la nage. Il nage avec aisance, assez rapidement, grâce à ses pattes arrières. Bien que ce soit une espèce principalement crépusculaire ou nocturne, on l’observe très souvent en plein jour, souvent occupé à transporter des végétaux vers son nid. Celui-ci est un terrier creusé dans la berge, mais le rat musqué construit aussi en eau peu profonde des huttes fabriquées avec des débris végétaux, et non pas des branchages comme le fait le castor. Les huttes des rats musqués atteignent des dimensions respectables, jusqu’à 1 m de haut sur 2 m de large.

rat musqué

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Il s’agit d’une espèce introduite d’Amérique du Nord au début du XXème siècle afin d’être élevée pour sa fourrure. Mais des animaux se sont échappés, des élevages ont été abandonnés et le rat musqué est quasiment devenu une espèce invasive. Nombreux sont les endroits où l’on tente par piégeage d’enrayer son développement, en particulier à cause des dégâts que font ses terriers dans les berges de canaux et dans les digues de terre. On le trouve en France sauf dans le sud et dans une grande partie de l’Europe de l’ouest et du nord.

HABITAT : Il préfère les eaux peu profondes, stagnantes ou a courant faible, les canaux des marais lui conviennent parfaitement.

Ondatra zibethicus

PÉRIODE D’OBSERVATION :

BIOLOGIE :

Alimentation : C’est une espèce végétarienne, elle se nourrit de plantes aquatiques mais aussi au sol d’herbes diverses. Mais le rat musqué mange aussi des mollusques comme les moules d’eau douce (unio ou anodonta), dont on retrouve alors des valves vides au bord des canaux. Les crustacés comme les écrevisses peuvent également faire partie de son menu.

Reproduction : La reproduction a lieu de début mars à la fin du mois de septembre, il y a 2 à 3 portées par an de 3 à 10 jeunes chacune, c’est vraiment une espèce très prolifique.

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Burton, 1976. Tous les Mammifères d’Europe en couleurs. Elsevier.

Dobroruka & Berger, 1987. Guide des Mammifères d’Europe. Hatier.

Groupe Mammalogique Normand, 2004. Les Mammifères sauvages de Normandie. GMN.

Mac Donald & Barrett, 1995. Guide complet des Mammifères de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Van den Brink, 1977. A field guide to the Mammals of Britain and Europe. Collins.

http://www.gmb.asso.fr/Atlas_Outils.html

http://www.gmn.asso.fr/

http://www.geml.fr/index.php

Andrena haemorrhoa

Cette andrène est assez répandue, avec son thorax roux et velu et la couleur rousse de l’extrémité de son abdomen, elle est identifiable.

Andrena haemorrhoa

Andrena haemorrhoa

Andrena haemorrhoa

POSITION SYSTÉMATIQUE :

ETYMOLOGIE : Andrena haemorrhoa ne bénéficie pas en français de nom commun, les anglais la nomment « early mining bee », « early » car elle apparaît précocement au printemps et « mining bee », car c’est une andrène, ou abeille fouisseuse

Andrena haemorrhoa

Andrena haemorrhoa

DESCRIPTION :

Taille : Elle mesure entre 1 centimètre et un centimètre et demi.

Forme, allure : Andrena haemorrhoa est assez facilement reconnaissable, c’est à la fois l’une des plus petites et l’une des plus répandues des andrènes. Elle possède un thorax très velu, de couleur rousse. L’abdomen est moins velu, d’aspect brillant, il est roux à son extrémité (touffe de poils oranges). Les femelles ont la face blanche, les mâles brun-clair. Au repos, les ailes se recouvrent, elles possèdent une cellule colorée (ptérostigma) visible, et juste en dessous, 3 cellules dites « cubitales », qui sont le signe de reconnaissance des andrènes.

Coloration : le thorax est roux vif, l’abdomen foncé et roux à l’extrémité.

Comportement :

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’espèce est présente dans une grande moitié nord de l’Europe.

HABITAT : Elle fréquente des milieux divers : pelouses sèches, prairies grasses, jardins, y compris ceux des villes.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Cette espèce apparaît au printemps, dès le mois d’avril, et se rencontre couramment jusqu’en juin.

BIOLOGIE :

Alimentation : Elle butine le pissenlit, mais aussi le saule et l’épine noire.

Andrena haemorrhoa

Andrena haemorrhoa

Reproduction : Le nid est un terrier creusé dans le sol verticalement avec des cellules où sont pondus les œufs. Bien que l’espèce soit solitaire, des sites favorables à l’installation de nids sont utilisés par plusieurs femelles et constituent de petites bourgades.

REMARQUES : Parmi les hyménoptères, qui regroupent entre autres les guêpes, abeilles, bourdons et fourmis, les andrènes constituent un groupe important avec 160 espèces en France, en grande majorité appartenant au genre Andrena. Ce sont des abeilles solitaires, qui creusent un terrier pour pondre (« abeilles fouisseuses »), avec l’abdomen un peu plus aplati que chez les autres abeilles. Elles ont également la langue plus courte. Elles disposent comme l’abeille à miel d’un dispositif pour récolter le pollen, une brosse de poils drus et une pilosité dense sur la base de la troisième paire de pattes.

Andrena haemorrhoa

Andrena haemorrhoa

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Le Monde des Insectes

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BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

Le renard roux

On le rencontre parfois, quand il chasse des mulots ou des campagnols. Mais il est beaucoup plus fréquent que ne le laissent supposer ces rares rencontres.

Vulpes vulpes

Vulpes vulpes

POSITION SYSTÉMATIQUE : Vertébré Mammifère Carnivore

Famille des Canidae

ETYMOLOGIE : Vulpes = renard (latin)

DESCRIPTION :

Taille : Le renard d’Europe mesure de 58 à 77 cm, la queue est longue, de 32 à 48 cm. Il pèse entre 6 et 10 kg.

Forme, allure : Les oreilles sont longues et pointues, la queue longue et fournie.

Coloration : Sa coloration est assez variable, tirant sur le roux, parfois grisâtre.

Comportement : Le renard roux occupe un large territoire dont la superficie dépend de la concentration en proies disponibles, entre 30 et 500 hectares. Il marque les limites de ce territoire de chasse par son urine et ses laissées sur des monticules. Celles-ci permettent de localiser sa présence.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : toute l’Europe. L’espèce est qualifiée de commune.

HABITAT : Le renard roux est l’un des mammifères sauvages que l’on peut rencontrer assez souvent. Bien qu’excessivement discret, il fréquente toute sortes d’habitats, et même les villes où il trouve sa nourriture entre autres dans les poubelles.

PÉRIODE D’OBSERVATION :

BIOLOGIE :

Alimentation : Le renard se nourrit principalement de rongeurs comme les rats, les mulots et les campagnols, de taupes, de lapins, mais aussi, ce qui lui vaut une bien mauvaise réputation, de volailles. Il mange aussi des cadavres, des oiseaux, des œufs, des grenouilles, et même en cas de disette, des invertébrés ou des fruits.

Reproduction : Le renard roux n’a qu’une portée par an, de 3 à 8 jeunes, 4 à 5 étant le cas le plus fréquent. La gestation dure de 50 à 60 jours, les naissances ont lieu en mars-avril.

REMARQUES : C’est une espèce très ubiquiste, mais qui aime chasser en zones dégagées comme les prairies ou les cultures, c’est ainsi qu’on peut le voir. Il creuse un terrier avec plusieurs entrées. Essentiellement nocturne, il n’est toutefois pas rare de le rencontrer en plein jour. Particulièrement chassé, piégé également en raison de sa mise en cause dans la propagation de la rage, cette espèce a vu ses effectifs diminuer. Les voitures sont aussi responsables de nombreuses mortalités, comme on peut le constater avec les cadavres sur le bord des routes, dont la couleur rousse permet l’identification.

Si aujourd’hui, le renard n’est plus considéré comme responsable de la propagation de la rage, il est parfois vecteur de la trichinose et de l’échinococcus alvéolaire, maladies parasitaires transmissibles à l’homme et mortelles. La contamination se fait par consommation de fruits sauvages (myrtilles, mures) sur lesquels le renard a uriné.

renard roux

RÉFÉRENCES :

Burton, 1976. Tous les Mammifères d’Europe en couleurs. Elsevier.

Dobroruka & Berger, 1987. Guide des Mammifères d’Europe. Hatier.

Groupe Mammalogique Normand, 2004. Les Mammifères sauvages de Normandie. GMN.

Mac Donald & Barrett, 1995. Guide complet des Mammifères de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Van den Brink, 1977. A field guide to the Mammals of Britain and Europe. Collins.

http://www.gmb.bzh

L’abeille des sables

On la rencontre dans les dunes aussi bien que dans les jardins, souvent en petites populations. Noire et grise, cette andrène creuse ses galeries dans le sable.

Andrena cineraria

Andrena cineraria

Andrena cineraria

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère Apoidae

Famille des Andrenidae

ETYMOLOGIE : cineraria = cendrée

l'abeille des sables

l’abeille des sables

DESCRIPTION :

Taille : La femelle mesure entre 10 et 12 mm et le mâle entre 7 et 12 mm

Forme, allure : Les andrènes ont des pattes postérieures munies de soies longues, les 2 articles de base, le trochanter et le fémur ont des poils recourbés qui constituent une corbeille pour collecter le pollen. Les andrènes ressemblent aux abeilles, mais leur abdomen est plus aplati. Elles ont une langue courte et pointue pour récolter le nectar. On reconnait les femelles a leur thorax noir avec deux bandes gris clair et à leur abdomen noir avec des reflets bleu métallique. Les mâles sont plus petits que les femelles. On les distingue à la touffe de poils gris sur le front, et à l’absence de corbeilles à pollen sur les fémurs. Enfin leur thorax est entièrement gris.

Coloration : Chez Andrena cineraria, le corps est noir, le thorax porte 2 bandes grises, l’abdomen est totalement noir, et il y a des touffes de poils gris sur la face.

Comportement : Contrairement à l’abeille commune, elles font un nid simple, en creusant dans le sol. Les britanniques appellent l’abeille des sables « Ashy mining-bee ». L’abeille des sables est une butineuse active, et un excellent pollinisateur. Bien que de mœurs solitaires, elle est parfois abondante et souvent observée en groupes nombreux d’individus, mais ceux-ci ne constituent pas une colonie.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : On la trouve dans toute l’Europe, de l’Irlande jusqu’en Europe Centrale, de la Scandinavie à la région méditerranéenne.

HABITAT : Elle recherche les terrains sablonneux, dont les dunes littorales.

PÉRIODE D’OBSERVATION : L’abeille des sables vole de mars jusqu’à juin-juillet.

BIOLOGIE :

Alimentation

Reproduction : c’est une abeille solitaire qui creuse un nid isolé. Celui-ci est une sorte de terrier creusé dans le sable, mais sous un couvert végétal dense, l’entrée, en forme de petit volcan est donc difficile à localiser. Ce nid est construit avec plusieurs loges d’élevage (une dizaine) et l’abeille des sables y pond un œuf dans chaque, elle y ajoute des réserves de nourriture pour la future larve.

REMARQUES : Il existe une espèce proche, Andrena vaga, dont le thorax est totalement gris.

Les abeilles des sables ne sont pas agressives et ne présentent pas de danger, elles ne se servent que très rarement de leur dard.

Andrena cineraria

Andrena cineraria

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Le Monde des Insectes

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

Le lapin de garenne

C’est une espèce très répandue, et dans tous les milieux, même près des pistes des aéroports ou dans les villes le long des périphériques et des échangeurs d’autoroutes.

Oryctolagus cuniculus

lapin de garenne

POSITION SYSTÉMATIQUE : Vertébré Mammifère Lagomorphe

Famille des Leporidae

ETYMOLOGIE : Oryctolagus = lièvre fouisseur et cuniculus = lapin

DESCRIPTION :

Taille : le lapin de garenne ne dépasse jamais 50 cm pour un poids maximal de 2,5 kg.

Forme, allure : La seule espèce proche est le lièvre, qui est beaucoup plus gros. Autre signe distinctif, le lapin de garenne a le dessous de la queue très blanc, ce qui se voit particulièrement bien lorsqu’il s’enfuit. C’est d’ailleurs pour ses congénères un signal visuel d’alerte. Les lapins s’enfuient souvent en zig-zag et en sautant, le lièvre court selon un trajet plus rectiligne. Dernier point, le lièvre a les extrémités des oreilles noires, pas le lapin de garenne.

Coloration : Le lapin de garenne a le pelage brun-gris, plus clair sous le ventre. Sa coloration générale est relativement discrète et peut même s’avérer homochromique avec son environnement.

Comportement : Le lapin de garenne est avant tout une espèce fouisseuse. Il creuse des terriers dans des endroits secs et évite les terrains humides. Il vit groupé en familles d’une dizaine d’individus dont les terriers communiquent, plusieurs familles se regroupent en colonies constituant une garenne. Le lapin de garenne marque son territoire par des dépôts de crottes à des endroits plats et dégagés. Il utilise aussi des signaux olfactifs produits par des glandes spécialisées. Un groupe de lapins de garennes occupe en général un territoire de 1 à 4 ha, ce qui est modeste comparé au lièvre dont le territoire peut atteindre 300 ha.

homochromie chez le lapin de garenne

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Il est très répandu en France et en Europe. C’est une espèce d’origine méditerranéenne qui a colonisé la France au Moyen Age.

HABITAT : tout type de biotope : forêt, prairie, dunes etc.

PÉRIODE D’OBSERVATION : toute l’année

Oryctolagus cuniculus

Oryctolagus cuniculus

BIOLOGIE :

Alimentation : Le lapin de garenne est un herbivore strict mais très éclectique, tout lui est bon. Il cause ainsi parfois des dégâts non négligeables aux cultures ou aux arbres dont il peut ronger l’écorce.

Reproduction : Il est par ailleurs très prolifique, capable de se reproduire très jeune (dès 4 mois pour la femelle). Les portées comportent 4 à 5 jeunes ce qui représente jusqu’à 18 petits par an et par femelle, mais beaucoup meurent avant 3 mois.

REMARQUES : Les proliférations de lapins de garenne et les dégâts qui en résultent ont amené plusieurs pays à introduire un virus qui cause chez cette espèce des mortalités considérables. Il s’agit de la myxomatose introduite en Australie dans les années 30, en Scandinavie ensuite, et en France dans les années 50. Ce virus se transmet par des insectes, mouches piqueuses, moustiques, puces. La maladie débute par une inflammation purulente des yeux puis se généralise à tout l’organisme.

L’hypothèse du rôle de la queue blanche dans la communication entre les lapins en cas d’alerte n’est pas la seule hypothèse concernant cette particularité anatomique.

 

 

Oryctolagus cuniculus

RÉFÉRENCES :

Burton, 1976. Tous les Mammifères d’Europe en couleurs. Elsevier.

Dobroruka & Berger, 1987. Guide des Mammifères d’Europe. Hatier.

Groupe Mammalogique Normand, 2004. Les Mammifères sauvages de Normandie. GMN.

Mac Donald & Barrett, 1995. Guide complet des Mammifères de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Van den Brink, 1977. A field guide to the Mammals of Britain and Europe. Collins.

 

 

http://www.gmb.bzh

http://www.gmn.asso.fr/

http://www.geml.fr/index.php

animaux sauvages du Monde

lapin atteint par la myxomatose

Le bourdon terrestre

C’est l’un des plus communs de nos bourdons, on peut le reconnaitre assez aisément : fond noir, bande jaune sur le thorax, une autre en haut de l’abdomen, et l’extrémité blanche.

Bombus terrestris

Bombus terrestris

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Hyménoptère

Famille des Apoidea

ETYMOLOGIE :

les anglais le nomment « buff-tailed bumblebee » ce qui veut dire « bourdon à queue jaune clair ».

DESCRIPTION :

Taille : Reine de 20 à 23 mm, ouvrière de 11 à 17 mm, mâle de 14 à 16 mm

Forme, allure : insecte velu, vol lourd.

Coloration : Le bourdon terrestre (Bombus terrestris) est un gros bourdon noir et jaune, avec l’extrémité de l’abdomen blanche. Il possède deux bandes de couleur jaune orangée, l’une sur le thorax (collier) et l’autre au niveau du deuxième article abdominal.

bourdon terrestre

Comportement : Les bourdons forment des colonies annuelles qui peuvent abriter plusieurs centaines d’individus. Seules les femelles hibernent.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Le bourdon terrestre est l’une des espèces  de bourdon les plus répandues dans toute l’Europe.

HABITAT : milieux ouverts, aussi dans les forêt claires.

PÉRIODE D’OBSERVATION : On peut l’observer en vol de mars-avril à octobre.

Bombus terrestris

BIOLOGIE :

Alimentation : insecte butineur

Reproduction : les femelles sont fécondées en automne. Au printemps, elles pondent les œufs qui donneront une nouvelle société. Le nid est souvent souterrain, comme dans un ancien terrier de petit rongeur, c’est d’ailleurs le cas du bourdon terrestre, d’où son nom. Certaines espèces nichent dans des cavités d’arbres ou même dans les nichoirs destinés aux oiseaux. Les larves sont nourries de pollen et de nectar récoltés par les ouvrières qui constituent par cette activité des pollinisateurs très efficaces.

REMARQUES : Les mâles que l’on reconnait à leurs antennes plus longues apparaissent généralement en été, ils ne piquent pas, seules les femelles ont un aiguillon qui leur sert d’organe de ponte.

Bombus terrestris

 

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006 – Chinery, 1973 – Chinery, 2004 – Chinery, 2005 – Bellmann, 1999 – Edwards & Jenner, 2012 – Zahradnik, 1991

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Atlas Hymenoptera (Université de Mons) 

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)