La collète des sablières

On rencontre cette abeille solitaire dès le mois de mars dans les dunes, elle ressemble beaucoup à l’abeille des ruches, mais elle creuse le sable pour assurer sa descendance.

Colletes cunicularius  Linnaeus,1758

Colletes cunicularius

Colletes cunicularius

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère Apocrite

Famille des Colletidae

ETYMOLOGIE :

Colletes : ?

cunicularius : qui rappelle le lapin : allusion à leur habitude de creuser des terriers dans le sable.

En raison de l’émergence précoce des adultes, les anglais la nomment « early Colletes ».

Collète des sablières

DESCRIPTION :

Taille : entre 13 et 15 mm, c’est la plus grande espèce du genre Colletes en France.

Forme, allure : elle ressemble beaucoup à l’abeille domestique. Les Colletes ont 3 cellules cubitales, la première plus grande que les deux autres qui sont de taille similaire. La seconde nervure récurrente est sigmoïde. Le thorax est brun roux, et à la différence de l’abeille, l’abdomen n’a pas de bandes claires.

Coloration : brun roux et brun gris

Comportement : creuse dans le sable des galeries dont les parois sont enduites d’une sécrétion translucide imperméable qui doit maintenir un bon taux d’hygrométrie dans le nid. Cette sécrétion est due à des glandes abdominales de la femelle qu’elle étale avec la langue.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

colletes cunicularius07

Colletes cunicularius

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : toute la France, présente dans les vallées fluviales et dans les zones littorales.

HABITAT : terrains sablonneux : sablières, dunes littorales.

PÉRIODE D’OBSERVATION : mars-avril à mai

Colletes cunicularius à l’entrée des galeries

BIOLOGIE :

Alimentation : les femelles récoltent du pollen et du nectar sur les diverses espèces de saules. Lorsque les fleurs de saules sont fanées, elles peuvent butiner d’autres plantes (bouleaux, aubépine, prunelliers et de nombreuses fleurs).

Colletes cunicularius

Reproduction : Les mâles apparaissent les premiers, dès mars, et même février dans le sud de l’aire de répartition. L’accouplement a lieu dès l’émergence de la femelle. Celle-ci creuse un terrier dans le sable dont la galerie principale peut atteindre 50 cm. En dérivation de cette galerie se trouvent les cellules où la femelle stocke du pollen et du nectar, puis pond un œuf unique. Les Colletes collectent le pollen à l’aide d’une corbeille située sur les pattes postérieures. Le nid comporte une dizaine de cellules. Les Colletes ont la particularité de tapisser les parois des cellules avec une soie de soie secrétée par des glandes spécialisées. La nymphose a lieu durant l’été, les imagos restent dans les galeries jusqu’au printemps suivant. Les nids sont le plus souvent groupés en bourgades, parfois très étendues. Les mêmes sites sont utilisés d’une année sur l’autre.

REMARQUES : Colletes cunicularius est parasitée par Sphecodes albilabris.

la collète des sablières

la collète des sablières

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Livory A. Les Colletes du département de la Manche. Argiope n°91, hiver 2016.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Atlas Hymenoptera (Université de Mons) 

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

 

Colletes cunicularius

Colletes cunicularius

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