Fiches liées au terme scabieuse


La scabieuse est une plante particulièrement appréciée par les insectes. Retrouvez sur cette page une liste des insectes particulièrement liés à cette plante-hôte.


La thécla du kermès

Les théclas, ou thècles, sont des petits Lycaenidae qui se reconnaissent à la petite queue qui prolonge leurs ailes postérieures. La thécla du kermès est strictement inféodé à la garrigue où l’on trouve le chêne kermès, plante-hôte de sa chenille.

Satyrium esculi

Satyrium esculi

Satyrium esculi

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Lépidoptère

Famille des Lycaenidae

ETYMOLOGIE :

Satyrium = qui habite les bois.

En anglais, il se nomme « false ilex hairstreak » soit « faux thécla de l’yeuse » (« Ilex hairstreak » désigne la thècla de l’yeuse, Satyrium ilicis, espèce très proche).

la thécla du kermès

la thécla du kermès

DESCRIPTION :

Taille : la longueur de l’aile antérieure est comprise entre 15 et 17 mm.

Forme, allure : c’est un petit Lycaenidae au dessus des ailes marron, mais dont on voit surtout la face inférieure au repos. Le dessous de l’aile antérieure est brun avec une ligne interrompue de petits tirets blancs. Le dessous de l’aile postérieure est de la même couleur, avec une rangée marginale de taches orange vif bordées de noir vers l’avant, et une rangée parallèle de tirets blancs. Le bord externe de l’aile postérieure est festonné et se prolonge même par une petite queue.

Coloration : brun avec des taches blanches et orangées.

Comportement : localement très nombreux à butiner les fleurs.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Satyrium esculi

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Son aire de répartition couvre l’Espagne, le sud de la France et une partie de l’Afrique du Nord. En France, uniquement en Provence et Languedoc-Roussillon.

HABITAT : garrigues, bordures de chemin avec des fleurs, bosquets de chênes kermès.

PÉRIODE D’OBSERVATION : les adultes volent de fin-mai à juillet-août.

Satyrium esculi

Satyrium esculi

BIOLOGIE :

Alimentation : la chenille est verte et très aplatie, elle se développe sur le chêne kermès (Quercus coccifera) et le chêne yeuse (Quercus ilex). Les adultes butinent les fleurs, celles de scabieuse tout particulièrement.

Reproduction : il n’y a qu’une seule génération par an.

REMARQUES :

la thécla du kermès

la thécla du kermès

RÉFÉRENCES :

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Tolman & Lewington, 2009. Collins butterfly guide. Collins.

Le Monde des Insectes

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

Lépidoptères de France méridionale et de Corse

Moths and Butterflies of Europe and North Africa

Le pentatome méridional

Les Carpocoris sont des pentatomes très colorés et faciles à observer. Reconnaître entre elles les 5 espèces de France métropolitaine est plus délicat en raison de leur variabilité, mais il existe une clé qui permet d’y parvenir.

Carpocoris mediterraneus atlanticus

Carpocoris mediterraneus

Carpocoris mediterraneus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Homoptère Hétéroptère

Famille des Pentatomidae

ETYMOLOGIE :

Carpocoris = punaise des fruits et mediterraneus = méditerranéen

DESCRIPTION :

Les 5 espèces du genre Carpocoris en France sont ressemblantes (voir Carpocoris purpureipennis) et parfois délicates à distinguer. Il existe une clé très bien faite : http://hemiptera.free.fr/Carpocoris.html

Taille : la taille est comprise entre 10,5 et 13,5 mm

Forme, allure : les Carpocoris ont une allure classique de Pentatomidae avec des antennes à 5 articles, un large pronotum anguleux et un large scutellum triangulaire. Le pentatome méridional est l’un des plus coloré, avec des variantes mais toujours dans les tons jaune à rouge-orangé. Les dents latérales du pronotum sont aigüe, sa marge latéro-postérieure est droite. Toute la partie dorsale du corps y compris le connexivum est ponctuée. La tête porte 4 lignes noires longitudinales qui se poursuivent sur le pronotum. La base du scutellum porte des taches noires, parfois estompées. Le connexivum apparaît latéralement, avec des taches noires aux angles antérieur et postérieur de chaque segment. Les antennes sont noires, sauf le premier article, petit, qui est orangé.

Coloration : variable dans les tons rouge-orangé et jaune.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : c’est une espèce nettement méditerranéenne, mais qui remonte plus au nord le long du littoral atlantique, ou on la trouve par exemple dans les dunes.

HABITAT :

PÉRIODE D’OBSERVATION : de juin à septembre.

le pentatome méridional

le pentatome méridional

BIOLOGIE :

Alimentation : on trouve généralement ce pentatome sur des fleurs de chardon, d’apiacées ou de scabieuse dont il perfore les graines.

Reproduction

REMARQUES :

Carpocoris mediterraneus

Carpocoris mediterraneus

RÉFÉRENCES :

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Le Guellec, 2008. Insectes de Méditerranée. Arachnides et Myriapodes. Edisud.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

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L’andrène de la scabieuse

Les andrènes récoltent le pollen grâce à une corbeille sur leurs pattes postérieures, comme l’abeille domestique. Elles creusent des terriers le plus souvent dans les sols sablonneux. Celle-ci est inféodée à la scabieuse Knautia arvensis.

Andrena hattorfiana

Andrena hattorfiana

Andrena hattorfiana

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère Apocrite

Famille des Andrenidae

ETYMOLOGIE :

DESCRIPTION :

Taille : c’est l’une des plus grandes espèces d’andrènes, elle mesure entre 13 et 16 mm .

Forme, allure : allure d’abeille, le corps est noir, avec l’extrémité de l’abdomen relevée et recouverte d’une touffe de poils orangés. Les deux premiers tergites abdominaux sont colorés de rouge.

Coloration : noire

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : espèce assez commune, présente dans presque toute l’Europe.

HABITAT : prairies fleuries (scabieuses) et bien exposées, bords de chemins, lisières.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de juin à août.

l'andrène de la scabieuse

l’andrène de la scabieuse

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se trouvent quasiment exclusivement sur la scabieuse Knautia arvensis.

Reproduction : les nids des andrènes sont des terriers où les œufs sont pondus et où est stocké du pollen.

REMARQUES :

Andrena hattorfiana

Andrena hattorfiana

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

L’Argiope n°80-81, printemps-été 2013. Manche Nature.

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Atlas Hymenoptera (Université de Mons)

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

 

L’ halicte de la scabieuse

Les halictes font leur nid dans le sol, des boulettes de pollen constituent les réserves pour le développement des larves. Leur longue langue leur permet de butiner des fleurs dont la corolle est profonde.

Halictus scabiosae

Halictus scabiosae

Halictus scabiosae

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère

Famille des Halictidae

ETYMOLOGIE : Halictus signifie « qui se rassemble », et scabiosae = de la scabieuse

DESCRIPTION :

Taille : 12 à 16 mm

Forme, allure : les halictes sont des abeilles assez allongées, au thorax velu. Chez Halictus scabiosae  l’abdomen présente une bande claire au bord postérieur des 4 premiers segments. Les pattes sont jaunes. Les mâles sont plus allongés de forme que les femelles et ont de longues antennes noires et recourbées.

Coloration : noir, jaune et gris clair.

Comportement :

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Présent dans une grande partie de l’Europe, jusqu’en Belgique et la Hesse au nord. Absent des Iles britanniques. Présent dans toute la France. Espèce commune.

HABITAT :

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mars à octobre

halicte de la scabieuse

halicte de la scabieuse

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent (centaurées, scabieuses en particulier).

Reproduction : l’accouplement a lieu en été, les femelles hibernent et construisent un nid au printemps suivant. Il s’agit d’une galerie souterraine, inclinée,  conduisant à un rayon de quelques cellules où les œufs sont pondus. Une boulette de pollen assurera les provisions de la larve.

REMARQUES : les halictes sont capables de piquer l’homme.

Halictus scabiosae

Halictus scabiosae

RÉFÉRENCES :

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Berland, 1976. Hyménoptères de France, tome II. Atlas d’entomologie. Boubée.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Les pages entomologiques d’André Lequet

Atlas Hymenoptera (Université de Mons)

La turquoise de la globulaire

Les zygènes ne sont pas toutes noires avec des tâches rouges, la tribu des Procridini est représentée par des papillons verts aux reflets métalliques.

Jordanita globulariae

Le procris de la globulaire, le procris des centaurées

Jordanita globulariae

Jordanita globulariae

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Zygenidae

ETYMOLOGIE : globulariae = de la globulaire.

DESCRIPTION :

Taille : entre 9 et 17 mm pour l’aile antérieure, envergure de la femelle : 19-23 mm, du mâle : 23-30 mm>.

Forme, allure : allure classique de zygène, forme allongée, ailes en toit au-dessus du corps au repos. La tête, le thorax et les ailes sont vert métallique. Les antennes sont plus foncées, et pectinées chez le mâle.

Coloration : vert métallique

Comportement : papillon actif dans la journée.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Jordanita globulariae

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Europe entière. Toute la France, présent dans des stations localisées, considéré comme assez rare.

HABITAT : milieux ouverts, prairies sèches ou humides, friches,

PÉRIODE D’OBSERVATION : de juin à juillet.

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent diverses fleurs. Les plantes-hôtes des chenilles sont la globulaire, la scabieuse, les centaurées et la pimprenelle.

Reproduction : les œufs sont pondus sur les plantes-hôtes, et la chenille est mineuse. C’est la chenille qui hiverne. Il n’y a qu’une génération par an.

REMARQUES :

turquoise de la globulaire

turquoise de la globulaire

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Dardenne et al., 2008. Papillons de Normandie et des Iles Anglo-Normandes.

Waring & Townsend, 2004. Field Guide to the Moths of Great Britain and Ireland (première édition en 2003).

Le Monde des Insectes

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

UK Moths

The moths of Hampshire and Isle of Wight

European butterflies and moths

L’adèle de la scabieuse

Ce sont ses grandes antennes et son aspect métallique qui attirent l’œil. Ce petit papillon est indissociable de la scabieuse (Knautia arvensis).

Nemophora metallica

Nemophora metallica

Nemophora metallica

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Adelidae

ETYMOLOGIE :

DESCRIPTION :

Taille : entre 15 et 20 mm d’envergure

Forme, allure : petit papillon aux ailes allongées au repos. Il se caractérise par sa coloration métallique dorée et ses très longues antennes. Chez le mâle, elles atteignent 3 fois la longueur du corps, 1,5 fois pour la femelle. La tête est recouverte d’une pilosité rousse.

Coloration : doré

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Nemophora metallica

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans toute l’Europe. Partout en France.

HABITAT : pelouses sèches, prairies.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de juin à août.

Nemophora metallica

Nemophora metallica

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent et pratiquement uniquement les fleurs de scabieuse.

Reproduction : les œufs sont pondus sur la scabieuse dont les graines sont consommées par les chenilles. La nymphose a lieu au sol, la chrysalide s’entoure d’une gaine de débris végétaux.

REMARQUES :

adèle de la scabieuse

adèle de la scabieuse

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Le Monde des Insectes

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Papillons de Poitou-Charentes

Butterflies and moths of Switzerland

UK Moths  

The moths of Hampshire and Isle of Wight

L’ammophile des sables

Chasseuse infatigable, l’ammophile des sables recherche des chenilles qu’elle enterre dans le nid où elle pond. Ses longues pattes et son abdomen pétiolé sont caractéristiques.

Ammophila sabulosa

Ammophila sabulosa

Ammophila sabulosa

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère

Famille des Sphecidae

ETYMOLOGIE : Ammophila = qui aime le sable et sabulosa = du sable

l'ammophile des sables

l’ammophile des sables

DESCRIPTION :

Taille : L’ammophile des sables mesure entre 18 et 28 mm.

Forme, allure : L’ammophile des sables est une guêpe noire et orangée, d’assez grande taille. Elle a le corps très allongé et de longues pattes. Les deux premiers segments de l’abdomen forment une sorte de fin pédoncule.

Coloration : Tout le corps est noir sauf le milieu de l’abdomen qui est rouge-orangé.

Comportement : Les sphécidés ou guêpes fouisseuses sont des guêpes solitaires qui capturent des proies qu’elles paralysent et enterrent pour y pondre leurs œufs.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : toute l’Europe septentrionnale

HABITAT : L’ammophile des sables aime les endroits chauds, secs, sablonneux et pauvres en végétation

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les adultes volent de juin à octobre.

BIOLOGIE :

Alimentation : elles se posent sur le thym, les scabieuses, les centaurées, les chardons, et consomment le nectar.

Reproduction : Les femelles adultes recherchent des chenilles glabres, généralement de noctuelles, ou des larves de tenthrèdes (autres hyménoptères) qu’elles paralysent avec leur aiguillon. Elles les transportent entre leurs pattes jusqu’au nid, un terrier dans le sable, où elles pondent. La larve à l’éclosion se nourrira de la chenille. Les femelles disposent au niveau des premières paires de pattes de peignes avec lesquels elles peuvent creuser le sable.

REMARQUES :

Ammophila sabulosa

Ammophila sabulosa

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

 

Le sphinx gazé

Proche cousin du moro-sphinx, il a aussi une allure de colibri et s’observe en vol stationnaire en train de butiner. ses ailes sont presque transparentes.

Hemaris fuciformis

Sphinx du chèvrefeuille

Hemaris fuciformis

Hemaris fuciformis

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Sphingidae

ETYMOLOGIE : Hemaris = de sang, (bordure des ailes) et fuciformis = à la forme de frelon ou de bourdon.

Son nom anglais est « broad-bordered bee hawkmoth » : le sphinx abeille à large bordure.

DESCRIPTION :

Taille : L’envergure du sphinx gazé est de l’ordre de 4,5 cm

Forme, allure : corps trapu et velu. Ailes en grande partie dépourvues d’écailles, elles sont donc presque transparentes, d’où le nom donné au papillon. Seule la bordure externe des ailes est colorée de rouge sombre.

Coloration : Le thorax est brun verdâtre, et l’abdomen avec quatre zones colorées de l’avant vers l’arrière rouge sombre, noire, blanche et noire.

Comportement : comme le moro-sphinx, butine les fleurs en vol stationnaire. Son allure générale en vol rappelle soit un colibri soit un bourdon.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

hemaris fuciformis01

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT :

HABITAT : dans des friches, des pelouses calcaires, des lisières de forêts ou des bois ouverts.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les adultes s’observent de juin à septembre et il n’y a généralement qu’une génération par an.

BIOLOGIE :

Alimentation : La chenille se trouve sur les chèvrefeuilles, les camerisiers et les scabieuses. L’adulte butine les fleurs en volant sur place et de préférence dans des endroits bien exposés au soleil.

Reproduction : la chenille mesure 3,5 cm et arbore une belle couleur vert tendre avec deux lignes dorsales plus claires. Sa face ventrale est brune avec une ligne foncée sur chaque coté.

sphinx gazé

REMARQUES : Au moment de son émergence, l’adulte possède des écailles sur les ailes, mais celles-ci disparaissent avec les premiers battements d’ailes. Cela n’empêche pas ce papillon de voler avec une grande maîtrise, la perte des écailles n’empêche d’ailleurs pas les autres papillons de voler.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Bellmann, 2008

Chinery, 1973

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Dierl & Ring, 2009

Perrier, 1935. Faune de France Illustrée, tome IV.

Carter & Hargreaves, 2008

Waring & Townsend, 2004B

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6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Papillons Dordogne/Aquitaine

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UK Moths  

La zygène de la filipendule

Les plupart des zygènes sont noires avec des taches rouges. Leur nombre et leur disposition permet de reconnaitre les espèces. Quant à la filipendule, on la connait aussi sous le nom de spirée.

Zygaena filipendulae

la zygène de la spirée

Zygaena filipendulae

Zygaena filipendulae

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Zygaenidae

ETYMOLOGIE : Zygaena = « joug terrible » (allusion aux antennes massives) et filipendulae = de la filipendule ou spirée.

DESCRIPTION :

Taille : envergure de 14 à 18 mm

Forme, allure : Cette zygène est l’une des plus courante, sans doute du fait de son éclectisme alimentaire. Les ailes antérieures sont étroites et allongées, noires bleutées avec 6 taches rouges distinctes. Il existe une forme à taches jaunes. Les ailes postérieures sont rouges bordées de noir. Au repos, ces ailes sont allongées le long du corps en toit. La zygène de la filipendule possède de longues antennes noires en massues et une trompe bien développée. Le corps est épais, noir bleuté.

Coloration : papillon noir à tâches rouges

Comportement :  Elle vole assez maladroitement.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

SONY DSC

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : espèce commune, présente dans toute l’Europe

HABITAT : on la rencontre dans de très nombreux milieux, prairies sèches ou humides, endroits riches en graminées.

PÉRIODE D’OBSERVATION : La zygène de la filipendule vole de mai à août.

Zygaena filipendulae

Zygaena filipendulae

BIOLOGIE :

Alimentation : Elle se pose sur les chardons, les scabieuses, les papillionacées, la spirée (Filipendula sp.).

Reproduction : Les femelles pondent leurs œufs par petits groupes sur différents végétaux, et pas obligatoirement sur les plantes hôtes de la chenille. Celle-ci est jaune tachetée de noir. Elle se nymphose dans un cocon jaune fixé sur une plante ou elle hiverne.

chenille de la zygène de la filipendule

chenille de la zygène de la filipendule

 

chrysalide de la zygène de la filipendule

chrysalide de la zygène de la filipendule

REMARQUES : La zygène de la filipendule est un papillon aposématique, il se signale comme toxique par une coloration voyante et très reconnaissable. Cette toxicité est due à la présence de cyanure et d’alcaloïdes d’origine végétale. Il s’agit d’un mécanisme de mimétisme müllerien. A la différence du mimétisme batésien (voir la volucelle zonée), qui vise à imiter une espèce dangereuse, le mimétisme müllerien consiste à adopter le même type de coloration signalétique pour différentes espèces toxiques, la pression de prédation nécessaire pour l’apprentissage de la toxicité est ainsi répartie sur plusieurs espèces. Ainsi cette coloration noire tachée de rouge est partagée par plusieurs espèces de zygènes et par l’écaille du séneçon.

la zygène de la filipendule

la zygène de la filipendule

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2008. Quel est donc ce papillon ? Nathan.

Carter & Hardgreaves, 2008. Guide des chenilles d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Dardenne et al., 2008. Papillons de Normandie et des Iles Anglo-Normandes.

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave.

Waring & Townsend, 2004. Field Guide to the Moths of Great Britain and Ireland (première édition en 2003).

Le Monde des Insectes

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6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

Butterflies and moths of Switzerland

Hantsmoths – The moths of Hampshire and Isle of Wight

 

Zygaena filipendulae

Zygaena filipendulae

Le citron

C’est l’un des tout premiers papillons de l’année. D’une belle couleur jaune uniforme, il n’est guère difficile à reconnaitre.

Gonepteryx rhamni

Gonepteryx rhamni

Gonepteryx rhamni

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Pieridae

ETYMOLOGIE : Gonepteryx : aile anguleuse, et rhamni = du nerprun ou de la bourdaine

les anglais l’appellent « brimstone », c’est à dire le « soufre ».

DESCRIPTION :

Taille : L’aile antérieure mesure près de 3 cm chez cette espèce.

le citron

le citron

Forme, allure : La coloration du mâle est pour le dessus des ailes jaune citron bien vif (d’où son appellation), avec au centre de chaque aile un point cerclé de brun. La face inférieure des ailes est beaucoup plus pâle, et rappelle la teinte et le motif d’une feuille sèche avec des nervures en relief. Au repos, le citron a les ailes verticales et collées l’une à l’autre, et c’est donc cette face inférieure, la moins colorée, que l’on voit sur la majorité des photos. Les femelles, plus discrètes, sont jaune pâle verdâtre sur les deux faces des ailes. Les deux sexes apparaissent ainsi très similaires lorsqu’ils sont posés, mais très différents en vol.

Coloration : Le citron (Gonepteryx rhamni) est un papillon jaune.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

gone rhamni

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Il est présent dans quasiment toute l’Europe à l’exception de la Scandinavie et du nord des Iles britanniques.

HABITAT : On trouve le citron dans les bois comme dans les lieux découverts, dans les jardins et les friches.

PÉRIODE D’OBSERVATION : dès février jusqu’en automne.

BIOLOGIE :

Alimentation : on rencontre les adultes se nourrissant sur les buddleias, la lavande, les scabieuses ou d’autres fleurs parfumées. Les œufs sont pondus isolément sur les plantes du genre Rhamnus, nerprun et bourdaine, dont les chenilles se nourrissent.

Reproduction : Les premiers citrons que l’on peut voir en vol au printemps sont des adultes qui sortent de diapause après l’hivernage. Ils vont se reproduire (mars-avril) et la première génération de l’année donne des adultes volant de juin à septembre. Certains de ces papillons vont passer l’hiver, souvent à l’abri sous les feuilles persistantes du lierre, ce qui constitue une longue durée de vie pour un lépidoptère. La chenille est verte avec une bande claire longitudinale de chaque coté, ce qui la rend bien homochromique sur les feuilles de nerpruns, où la chenille se tient alignée sur la nervure centrale des feuilles.

REMARQUES : C’est l’un des tous premiers papillons que l’on puisse voir en vol chaque année.

Gonepteryx rhamni

Gonepteryx rhamni

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les pages entomologiques d’André Lequet

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Bellmann, 2008. Quel est donc ce papillon ? Nathan.

Carter & Hardgreaves, 2008. Guide des chenilles d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Dardenne et al., 2008. Papillons de Normandie et des Iles Anglo-Normandes.

Higgins & Riley, 1975. Guide des Papillons d’Europe. Delachaux & Niestlé. (première édition française en 1971.).

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave. (sous le nom Rhodocera rhamni)

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

Butterflies and moths of Switzerland