Fiches liées au terme mangeoire


Le rougegorge familier

Tout le monde le connaît et sait le reconnaître. C’est un habitué des parcs et des jardins qui ne passe pas inaperçu.

Erithacus rubecula

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POSITION SYSTÉMATIQUE : Vertébré, Oiseau, Passereau,

Famille des Turdidae

ETYMOLOGIE : Erithacus = nom donné par Aristote et rubecula = rouge

Les anglais l’appellent  « Robin ».

rouge gorge familier

rouge gorge familier

DESCRIPTION :

Taille : 12,5 à 14 cm, envergure 22 cm.

Caractères : petit oiseau au dessus brunâtre, avec un large plastron rouge-orangé qui s’étends de la poitrine à la face au-dessus des yeux. Le dessous est blanchâtre. Les ailes ont une mince barre alaire jaunâtre. Les pattes noires sont assez longues et fines.  Les deux sexes sont identiques.

Comportement : sautille et fléchit les pattes fréquemment.  En saison des nids c’est un oiseau très territorial et volontiers agressif envers ses concurrents. Il marque les limites de son territoire par son chant.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

erithacus rubecula02

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans l’Europe entière, c’est une espèce très commune. Il est migrateur pour les populations d’Europe du nord, mais sédentaire dans beaucoup de régions.

HABITAT : niche dans les bois, parcs et jardins.

Erithacus rubecula

Erithacus rubecula

BIOLOGIE :

Alimentation : le rouge gorge est essentiellement insectivore. Il se nourrit également de baies. L’hiver, dans les mangeoires, il apprécie de trouver de petites graines, des miettes de pain et de la graisse.

Reproduction : les couples se forment en fin d’hiver, avant la mi-février pour les sédentaires, en mars pour les migrateurs. C’est en avril que la femelle seule construit le nid, dans un creux à flanc de talus, avec un surplomb souvent végétal. Le rouge gorge n’utilise jamais les nichoirs à ouverture circulaire, mais des nichoirs adaptés avec une  large ouverture frontale. La ponte commence fin avril début mai, jusqu’à juin, elle comporte en moyenne 6 œufs. Ils sont de couleur rosâtre avec des marques sombres plus ou moins nettes. La femelle les couve durant 12-15 jours, et après l’éclosion, les jeunes restent au nid pendant une durée équivalente.

Erithacus rubecula

nichoir pour le rouge gorge

REMARQUES : habitué à l’homme, il peut être localement extrêmement familier.

RÉFÉRENCES :

Couzens, 2006. Identifier les oiseaux par leur aspect, leur comportement et leur habitat. Artemis.

Coward, 1969. Birds of the British Isles and their eggs. Barnes.

Dubois, Le Maréchal, Olioso & Yésou, 2008. Nouvel inventaire des oiseaux de France. Delachaux & Niestlé.

Flitti, Kabouche,Kayser & Olioso, 2009. Atlas des oiseaux nicheurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, 2009. Delachaux & Niestlé.

Geroudet, 1963. Les Passereaux II : des mésanges aux fauvettes. Delachaux & Niestlé.

Groupe Ornithologique Breton, 2012. Atlas des oiseaux nicheurs de Bretagne. Delachaux & Niestlé.

Groupe Ornithologique Normand, 1991. Atlas des oiseaux nicheurs normands. GONm.

Harrison, 1975. A field guide to the nests, eggs and nestlings of British and European Birds. Collins.

Jonsson, 1994. Les Oiseaux d’Europe, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Nathan.

Mullarney, Svensson, Zetterström & Grant, 1999. Le guide Ornitho. Delachaux & Niestlé.

Peterson, Mountfort, Hollom & Géroudet, 1994 (1èreédition en 1954). Guide des Oiseaux de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Reade & Hosking, 1968. Les oiseaux, leurs œufs et leurs nids. Nathan.

Vansteenwegen, 1998. L’histoire des oiseaux de France, Suisse et Belgique. Delachaux & Niestlé.

Les oiseaux de France   http://www.oiseaux.net/oiseaux/france.html

L’étourneau sansonnet

Quels sont ces oiseaux qui volent en bande au dessus des villes ? Ce sont des étourneaux sansonnet (Sturnus vulgaris). Cet oiseau est très répandu en particulier lorsqu’ils se rassemblent pour passer l’automne. Avec ses 21-22 cm il est un peu plus petit que le merle noir et il est facile de l’en différencier.

Le bec du merle est jaune vif-orangé tout comme son œil cerclé de jaune ; l’étourneau, quant à lui, possède également un bec jaune pâle (seulement en été, le reste du temps il est marron) et encore plus souvent sale. Chose d’autant plus curieuse que le merle et les étourneaux partagent très souvent la même nourriture (partager est un grand mot, les deux espèces, assez belliqueuses, se chassent mutuellement). Autre signe distinctif, peut être le principal : le merle a une posture plutôt horizontale (axe bec/queue) alors que l’étourneau semble se tenir droit.

Peu apprécié des citadins, l’étourneau sansonnet n’en reste pas moins un très bel oiseau. En hiver il est noir moucheté de blanc, en été, il arbore des plumes noires brillantes et nacrées et un léger mouchetage sur le dos.

étourneau sansonnet

C’est un oiseau « tout-terrain » qui s’acclimate bien et consomme toute sorte de nourriture. Dans les jardins, il mangera les fruits pourris (ou non), tentera avec plus ou moins de succès de s’agripper aux boules de graisse pour en déchirer de gros morceaux. Il s’essaie également aux mangeoires à graines.

Son bec fin et puissant est unique pour dénicher la nourriture ou casser les graines. Moins méthodique que le merle (qui écoute les mouvements sous le sol), on le voit souvent marcher sur les pelouses en lançant au hasard son bec à la rencontre d’un lombric ou de son met de prédilection : les larves de tipules (autrement appelées cousins).

Sturnus vulgaris

Les anciens affectionnaient particulièrement cet oiseau qui était peu commun avant les années 40. Il est réputé pour être un des oiseaux ayant connu une des explosions démographiques les plus renversantes. Peu après 1940, les effectifs ont doublé en trois ans ! Il s’est ainsi répandu vers le sud dans les années 50 où il a gagné la méditerranée. Il a ensuite passé les Pyrénées dans les années 60 pour se sédentariser dans l’extrême nord de l’Espagne. Les populations semblent se stabiliser depuis les années 80. (source : L’histoire des Oiseaux, de France, Suisse et Belgique ed. Delachaux Niestlé)

Etourneau mangeoire

L’étourneau niche dans des trous d’arbres, de murs, ou de pierre. Dans les villes, il n’est pas rare d’en voir entrer dans les réverbères où ils ont accumulé quelques branches et herbes séchées pour y faire leur nid. Environ 5 oeufs blancs immaculés y sont pondus.

Seul ou en petit groupe (jusqu’à 30-40 individus) il a un vol très direct et ses ailes semblent relativement courtes. En nuée en revanche, le vol apparait particulièrement fluide. Grégaires en automne, les étourneaux forment des colonies à la recherche de dortoirs. Le tapage qu’ils font alors attire souvent des rapaces assez rapides pour en saisir un à la volée : c’est le cas de l’épervier. L’enregistrement du cri de l’épervier est, avec celui du geai ou l’usage de fusées sifflantes, d’ailleurs utilisé par les services municipaux pour faire fuir les étourneaux.

Photos de l’étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris)


Le chardonneret élégant

Le chardonneret élégant (Carduelis carduelis) est un fringille à la tête rouge, jaune et noire. Il est impossible à confondre : aucun autre oiseau d’Europe ne possède un tel masque rouge et une telle apparence d' »oiseaux » d’animalerie. Son dos pastel apparaît tantôt brun-roux, tantôt brun-vert. Il possède, comme beaucoup de fringille, des ailes bigarrées. Les siennes sont noires avec un miroir jaune vif qui ne passe pas inaperçu. Les bouts de certaines rémiges sont blancs. Répandu dans toute l’Europe (sauf à l’extrême nord où il migre partiellement), il est possible de le voir dans certains parcs et jardins en périphérie des villes mais il reste plus commun, volant en groupe, le long des champs et des bocages.

chardonneret élégant

Il porte doublement bien son nom. D’abord parce que lorsqu’on le voit, il est souvent posé sur les têtes des chardons. Ensuite, parce qu’il est effectivement le plus élégant de tous les fringilles visibles en France et en Europe. C’est un passereau particulièrement vif qui ne restera pas sur une herbe ou une branche plus de quelques secondes alors que les pinsons et les verdiers le feront plus volontiers. Il se pose assez rarement sur le sol et même s’il affectionne particulièrement les akènes (telles que celles du pissenlit – cf photo ci-dessous) ; il préférera se poser sur les tiges. Il arrive de le voir également se restaurer sur les mangeoires des jardins. Il n’en reste pas moins omnivore, les juvéniles par exemple, sont d’abord nourris avec de petits insectes.

Carduelis carduelis

Le nid est tissé de brindilles et d’herbes sèches. Il contient un tapis de mousse et de duvet sur lequel seront pondus entre quatre et six œufs bleutés et tachetés de marrons. Les chardonnerets nichent relativement haut dans les arbres et posent leur nid aux embranchements. Les nicheurs ont alors la réputation d’être particulièrement discrets.

Ce n’est pas un oiseau rare mais il n’est pas non plus commun. Il a fait longtemps l’objet de piégeage mais il tend à reconquérir certaines régions dont il avait disparu. Du fait de son régime alimentaire, il est extrêmement sensible aux pesticides .

Le chardonneret élégant est une espèce protégée.

Photos du chardonneret élégant (Carduelis carduelis)


La mésange charbonnière

La mésange charbonnière est un des oiseaux les plus communs dans les parcs et les jardins où elle niche très fréquemment. C’est, avec le merle noir, l’un des rares oiseaux dont on peut suivre le comportement au fil des saisons depuis… le fauteuil derrière la fenêtre qui donne sur le jardin.
Parus major (Linnaeus, 1758)

mesange charbonniere

POSITION SYSTEMATIQUE :

Oiseau, Passeriformes,

Famille des Paridae.

ETYMOLOGIE :

Parus : c’est le nom latin pour la mésange

major : signifie “la plus grande” en latin toujours.

Les Anglais l’appellent Great tit : la grande mésange

 

DESCRIPTION :

Taille : 14cm. C’est très légèrement plus petit qu’un moineau domestique. Mais comme le souligne ses noms latine et anglais, c’est le plus grand représentant des “vraies” mésanges (paridés) d’Europe.

Forme / allure : Comme toutes les mésanges : oiseau très actif qui ne reste pas en place.

Coloration : Le dessus de sa tête noire (qui lui vaut son nom de “charbonnière”) et sa barre verticale sur le ventre permettent de la distinguer très rapidement de la mésange noire ou de la mésange bleue.

Les deux sexes possèdent un plumage identique mais les ornithologues les plus avertis parviendront à distinguer le mâle de la femelle. Le premier possède une barre ventrale noire plus large. Notons aussi que si les guides ornithologiques lui présentent une nuque où la délimitation de la calotte noire et du dos bleu vert est nette, de nombreux individus possèdent une nuque au plumage très clair qui apparaît parfois blanc (il faudra alors souvent voir le ventre pour être certain qu’il ne s’agit pas d’une mésange noire).

Comportement : Comme le souligne La Hulotte, la mésange charbonnière passe sa vie à parcourir les recoins des 4-5 hectares qui constituent son territoire. Chaque trou, chaque branche sera examiné au moins une fois dans l’année. Territoriale et précoce dans le cycle de reproduction, on la verra moins grégaire en hiver que d’autres mésanges. Mais il arrive d’en voir plusieurs spécimens en même temps notamment l’hiver aux mangeoires ou des jeunes pas encore dispersés durant l’automne.

Enfin, c’est quasiment la seule mésange qui ira au sol pour se nourrir si l’occasion se présente.

C’est une “fidèle” des mangeoires installées l’hiver dans les jardins. Boules de graisse et et graines de tournesol l’attirent immanquablement.

Parus major

REPARTITION / STATUT :

Elle est répandue dans toute l’Europe (à l’exception de l’Islande et de quelques zones) et jusqu’au Pacifique en passant par une étroite bande parcourant l’Asie centrale (de la Mongolie à l’Himalaya). Mais elle est aussi visible dans le Nord de l’Afrique et au Moyen-Orient. 3 sous-espèces différentes sont visibles en France (comme souvent une en Corse, corsus, une dans le Nord Ouest, newtoni, et major dans le reste de la France).

Les ornithologues considèrent que c’est une espèce qui a largement profité de l’anthropisation. Originellement “contrainte” aux forêts de feuillus, on la trouve aujourd’hui dans la plupart des jardins et parcs pour peu que quelques arbres et arbustes soient plantés là. Mais forcément, la densité de couples comme le nombre de reproductions dans l’année sont plus important dans les forêts où les trous et la nourriture sont abondantes.

L’espèce est considérée comme en légère augmentation depuis les années 2000. Et, déjà largement répandue, elle n’est donc pas inscrite sur les listes des espèces menacées.

Parus major

Parus major

HABITAT :

Mésange dite “généraliste” (comme la mésange bleue), elle est présente dans la quasi-intégralité des écosystèmes. La densité de trous et de nourritures influence le nombre de couples pouvant nicher sur un territoire

 

PERIODE D’OBSERVATION :

Elle est visible toute l’année et est particulièrement courante. Ceux qui ont installé des mangeoires (même parfois sur les balcons d’immeuble) seront assurés de la voir en hiver.

Mésange charbonnière mangeoire

Mésange charbonnière mangeoire

BIOLOGIE :

Alimentation : Plutôt insectivore l’été (la profusion de chenilles ou non impacte le nombre et la qualité de la nichée de beaucoup de mésanges), elle se nourrit plutôt de graine et autres végétaux l’hiver. Elle sera un des premiers oiseaux à venir picorer les boules de graisse et les graines pendues dans les jardins.

Reproduction : C’est un des oiseaux les plus précoces et dès janvier, la protection farouche du territoire commence. C’est aussi pour cette raison que l’oiseau est si visible tout au long de l’année. Le nid est construit en mars dans les trous (arbres, murs, nichoirs de jardin … ) et est composé des mêmes éléments que ceux des mésanges bleues. A savoir de la mousse, des plumes séchées, quelques brindilles mais aussi de poils ou de crins.

Entre 3 et plus de 15 oeufs seront déposés en fonction de l’abondance de nourriture dans l’année. L’incubation dure quelques quinze jours et les premiers poussins quittent le nid 3 semaines après l’éclosion.

Jusqu’à trois nichées peuvent se succéder dans l’année.

 

REMARQUE :

3cm. C’est la taille que devra faire le trou de votre nichoir si vous souhaitez accueillir des mésanges charbonnières.

 

Mésange charbonniere

Mésange charbonniere

REFERENCES :

Groupe Ornithologique Breton, 2012. Atlas des oiseaux nicheurs de Bretagne. Delachaux & Niestlé.

Coordination régionale LPO Pays de Loire, 2014. Oiseaux nicheurs des Pays de la Loire. Delachaux & Niestlé.

Issa, Muller, 2015. Atlas des oiseaux de France métropolitaine : nidification et présence hivernale Volume 2. Delachaux & Niestlé.

Yeatman-Berthelot, Jarry, 1995. Nouvel atlas des oiseaux nicheurs de France 1985-1989. Société Ornithologique de France.

Yeatman-Berthelot, Jarry, 1991. Atlas des oiseaux de France en Hiver. Société Ornithologique de France.

Déom, 1976, La Hulotte #35, L’épine noire des Ardennes.

Perrier, 1924. Faune de France Illustrée, tome X Vertébrés. Delagrave.

Peterson, Mountfort, Hollom & Géroudet, 1994 (1ère édition en 1954). Guide des Oiseaux de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Vansteenwegen, 1998. L’histoire des oiseaux de France, Suisse et Belgique. Delachaux & Niestlé.

En ligne :

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/3764

Les oiseaux de France  http://www.oiseaux.net/oiseaux/france.html

La mésange bleue

La mésange bleue est un petit oiseau bleu et jaune particulièrement commun. C’est un des oiseaux du jardin les plus colorés et un des seuls oiseaux bleus visibles en Europe. Mais aux mangeoires… elle a sale caractère.

Parus caeruleus (Linnaeus, 1758)

Parus caeruleus

Parus caeruleus

POSITION SYSTEMATIQUE :

Oiseau, Passeriformes,

Famille des Paridae.

ETYMOLOGIE :

Parus : c’est le nom latin pour la mésange

Caeruleus : Désigne une sorte de bleu en latin toujours.

Les Anglais l’appellent Blue tit : la mésange bleue.

DESCRIPTION :

Taille : Elle mesure entre 11 et 15 cm.

Forme, allure : Petit oiseau très actif et au bec court. Elle peut prendre bien des positions. Heureusement, sa coloration est immanquable et son comportement aussi.

Coloration : Elle possède également un plumage kaki du dos jusqu’à la calotte (nuque) qui elle est bleue. Les deux sexes sont semblables.

On la différenciera facilement de la mésange charbonnière par sa taille plus réduite, son absence de barre verticale noire sur le plastron et le dessus de sa tête bleu.

Dos de mésange bleue

Dos de mésange bleue

Comportement : Contrairement à son apparence, c’est un oiseau particulièrement dynamique qui ne passe pas inaperçu. Très active mais surtout très belliqueuse, elle est résolument territoriale lorsqu’elle commence à nicher au début du printemps. A partir de la fin de l’été, son caractère sociable est particulièrement visible. Et des premiers groupes de jeunes mésanges de l’année(souvent composés d’espèces différentes)  commence à voler d’arbre en arbre à la recherche de nourriture.

Les mésanges sont des maraudeuses. Elles passent leur temps à explorer chaque branche et chaque trou de leurs territoires à la recherche de nourriture. On les voit très souvent passer d’haies en arbres en volant, au clair, sur quelques mètres. Le vol est toujours direct et légèrement ondulé comme si les quelques coups d’ailes redonnaient un peu de hauteur à chaque fois.

Comportement de la mésange bleue aux mangeoires : Si des boules de graisse et/ou des graines de tournesol sont proposées, c’est le premier oiseau qui se présentera. Très belliqueuse, elle n’hésite pas à chasser les autres mésanges et oiseaux de plus grosse taille pour accéder à la nourriture.

Si des graines de tournesol sont proposées, elle ne les saisira qu’une par une s’envolant systématiquement taper la graines sur un perchoir régulier (souvent une branche d’arbre quelques mètres plus loin). Et les mésanges restent les oiseaux les plus adaptés pour venir picorer dans les boules de graisse (voir à ce sujet comment nourrir les oiseaux en hiver).

 

AIRE DE REPARTITION, STATUT :

Elle est répandue dans toute l’Europe à l’exception du cercle polaire. On peut également la voir au Moyen-Orient et dans le Maghreb. En France, elle occupe l’intégralité du territoire à l’exception des altitudes les plus élevées (sans végétation).

C’est l’un des oiseaux les plus nicheurs de France et ses effectifs ont nettement augmenté depuis les années 70. L’atlas des Oiseaux de France métropolitaine estime de 2,5 à 4 millions le nombre de nidifications en France sur la période 2009-2012.

A ce titre, peu d’inquiétudes à se faire pour cette espèce. Mais comme pour tous les passereaux de taille inférieure à un merle, elle est protégée et sa chasse strictement interdite.

la mésange bleue

la mésange bleue

HABITAT :

Espèce cavernicole et largement polyvalente, elle est présente dans la quasi-intégralité des écosystèmes. La densité de trous et de nourritures influencera seulement le nombre de couples pouvant nicher sur dix hectares.

PERIODE D’OBSERVATION :

Elle est visible toute l’année et est particulièrement courante. Ceux qui ont installé des mangeoires (même parfois sur les balcons d’immeuble) seront assurés de la voir en hiver.

BIOLOGIE :

Alimentation : Elle est omnivore et se repait aussi bien de graines que de petits insectes et de chenilles (son mets de prédilection).

Reproduction : Elle commence à nicher dès la fin mars dans la plupart des cavités naturelles : les trous dans les arbres mais aussi les fissures verticales dans les murs, les falaises ou les rochers. Un comportement tout trouvé pour être l’une des espèces les plus facilement séduites par les nichoirs.

Elle bâtit dans la cavité un tapis de mousse, de plumes séchées et de brindilles sur lequel elle pondra entre 7 et 16 œufs blancs tachetés bruns fin mars, début avril. Entre 4 et 5 semaines plus tard, les jeunes quitteront le nid. Les adultes se relaient ensuite pour nourrir les oisillons n’hésitant pas à se percher à quelques mètres du nid pour vérifier l’absence d’importuns. les couples sont fidèles autant que le permet une prédation importante chez les petits passereaux grégaires.

REMARQUE / ANECDOTE :

C’est un oiseau qui semble avoir des capacités d’adaptation importantes. Pour l’anecdote, elle a forcé les livreurs de lait britanniques à équiper les bouteilles de lait, laissées sur les parvis des maisons, de bouchons en plastique. Elles réussissaient à percer les couvercles d’aluminium pour y boire le lait et… à apprendre ce comportement à leur progéniture.

parus caeruleus

mésange bleue

REFERENCES :

 

Groupe Ornithologique Breton, 2012. Atlas des oiseaux nicheurs de Bretagne. Delachaux & Niestlé.

Coordination régionale LPO Pays de Loire, 2014. Oiseaux nicheurs des Pays de la Loire. Delachaux & Niestlé.

Issa, Muller, 2015. Atlas des oiseaux de France métropolitaine : nidification et présence hivernale Volume 2. Delachaux & Niestlé.

Yeatman-Berthelot, Jarry, 1995. Nouvel atlas des oiseaux nicheurs de France 1985-1989. Société Ornithologique de France.

Yeatman-Berthelot, Jarry, 1991. Atlas des oiseaux de France en Hiver. Société Ornithologique de France.

Perrier, 1924. Faune de France Illustrée, tome X Vertébrés. Delagrave.

Peterson, Mountfort, Hollom & Géroudet, 1994 (1ère édition en 1954). Guide des Oiseaux de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Vansteenwegen, 1998. L’histoire des oiseaux de France, Suisse et Belgique. Delachaux & Niestlé.

En ligne :

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/3760

Les oiseaux de France  http://www.oiseaux.net/oiseaux/france.html

Comment nourrir les oiseaux du jardin en hiver ?

Quand arrivent les premières gelées, la nourriture commence à se faire rare pour les oiseaux qui fréquentent les parcs, les jardins jusqu’aux champs aux alentours des villes. C’est un des rares moments où l’on est absolument certain de voir dans des conditions idéales un certain nombre de passereaux, dont certaines mésanges, le rouge-gorge, le pinson des arbres ou le verdier.

Où placer les mangeoires et les boules de graisse ?

Les oiseaux restent des animaux farouches, il n’est pas conseillé de placer les mangeoires juste sous les fenêtres de sa maison. D’abord, parce que les oiseaux seront réticents à trop s’approcher de nos murs. Ensuite, et assez logiquement, en arrivant devant sa fenêtre, on ferait immédiatement fuir les oiseaux les plus téméraires.

Les oiseaux, comme la plupart des animaux vertébrés, doivent systématiquement avoir un lieu de replis ou de fuite si quelque chose survient. Placez dont les boules de graisse et mangeoires à proximité des haies et des arbres à une dizaine de mètres minimum des fenêtres.

Quelles nourritures pour quels oiseaux ?

Les boules de graisse

Parce qu’on les suspend par une ficelle à un arbre, les boules de graisse représentent un support assez instable pour les oiseaux les plus lourds. Parfois, des étourneaux, les pinsons, les verdiers ou plus rarement le rouge-gorge y grappilleront maladroitement quelques miettes. Seules les mésanges sont réellement adaptées pour s’y restaurer. Elles ont le bec assez fin pour piocher des bouts de graisse et l’agilité pour tenir durablement sur une boule suspendue à un fil.
boule de graisse pour oiseaux

Fixée à un arbre, la boule de graisse est également susceptible d’attirer le pic épeiche.

Les mangeoires à graines.

Il arrive souvent que les mésanges viennent manger les graines dans une mangeoire, mais leur bec est trop fin pour les briser. Elles transporteront donc les graines, une par une, sur un arbre pour les poser sur une branche afin de les taper avec leur bec.

Ce sont les fringidés (verdiers, moineaux, pinsons, …) qui sont les plus adaptés pour déguster les graines de vos mangeoires. Avec leurs gros becs en forme de pince, ils brisent les graines d’un coup. Vous trouverez dans le marché un certain nombre de mélanges de graine, privilégiez les graines de tournesol. Elles attirent immanquablement le verdier qui viendra les briser à coup de bec puissant.

Mangeoire pour oiseaux des jardins

Placées sur une planche plate, quelques graines de millets contenteront les oiseaux qui ne se nourrissent que rarement dans les arbres. Le rouge gorge ou l’accenteur mouchet viendront y picorer.

Les pommes et poires pourries

Elles attireront immanquablement les passereaux trop gros pour tenir sur une mangeoire ou une boule de graisse. Les merles et les étourneaux ne manqueront pas de les recycler.

Le verdier

Présent toute l’année, le verdier se voit surtout en hiver car c’est un visiteurs des mangeoires, très attiré par les graines de tournesol.

Carduelis chloris

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Carduelis chloris

POSITION SYSTÉMATIQUE : Vertébré, Oiseau, Passériforme

Famille des Fringillidae

ETYMOLOGIE : carduelis = chardon nom de genre donné au chardonneret) , et chloris = vert

le nom anglais est « greenfinch » ou « fringille vert ».

DESCRIPTION :

Taille : C’est l’un des plus gros fringilles, avec 14-16 cm il est  de la taille du moineau.

Forme, allure : Parmi les fringilles, le verdier est l’un des plus trapus. Son bec épais se remarque très rapidement.

verdier

Coloration : La couleur dominante est le vert : chez le mâle, le dos est vert olive brunâtre, plus jaune au croupion, le dessous étant vert jaunâtre. Des plumes jaunes bien visibles apparaissent en vol au bord externe de l’aile et de chaque coté de la queue. Les joues sont grises. La femelle est plus terne, plus brune et légèrement rayée, avec le dessous plus gris.

Comportement :

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans toute l’Europe, sauf l’extrême nord. Visible dans la France toute entière.

HABITAT : Le verdier est un habitué des jardins

PÉRIODE D’OBSERVATION : Le verdier d’Europe est une espèce sédentaire.

BIOLOGIE :

Alimentation : Le verdier se nourrit beaucoup au sol, mais reste en permanence à proximité des arbres. Il est fréquent dans les zones habitées. C’est un visiteur classique des mangeoires où il a souvent un caractère dominant, lié sans aucun doute à son bec puissant. De façon assez énigmatique, il apparaît dès que des graines de tournesol sont disponibles. Il les broie sans peine pour en écarter la coque.

Carduelis chloris

Reproduction : Les premiers chants des mâles s’entendent en février. La femelle construit le nid entre 2 et 4 m de haut dans un arbuste persistant (genévrier, thuya, dans le lierre parfois). Le nid est volumineux mais assez grossier, la coupe est faite de tiges de plantes sèches, de mousses et de racines, l’intérieur de plumes, de laine et de crins. Elle pond 4 à 5 œufs qu’elle couve 12 à 15 jours, les jeunes restent au nid 13 à 16 jours après l’éclosion.

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Peterson, 1994 – Mullarney et al., 1999 – Harrison, 1975 – Jonsson, 1994 – Couzens, 2006

 

verdier

 

Carduelis chloris