Fiches liées au terme longues pattes


La scutigère véloce

C’est un commensal fréquent dans les maisons en Provence, discret le jour, mais la nuit, on le voit s’enfuir à toute vitesse quand on allume la lumière. C’est un prédateur efficace des araignées, des blattes, des mouches et d’autres insectes.

Scutigera coleoptrata Linnaeus, 1758

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Scutigera coleoptrata

POSITION SYSTÉMATIQUE : Myriapode Chilopode Scutigeromorpha

Famille des Scutigeridae

Cette famille ne comporte en France qu’un seul genre et une seule espèce.

ETYMOLOGIE :

Scutigera vient du latin « scutum gerere », « qui porte un bouclier », à cause des articles bien visibles et coleoptrata signifie « qui ressemble à un coléoptère », ce qui semble moins pertinent.

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la scutigère véloce

DESCRIPTION :

Taille : peut mesurer jusqu’à 30 mm.

Forme, allure : ce myriapode possède 15 paires de longues pattes. Les pattes les plus longues sont les postérieures. Les antennes sont également longues et fines, constituées de 250 à 300 articles. Les yeux complexes confèrent une bonne vue à ce prédateur. Le dos est brun jaunâtre avec des reflets violacés et 3 lignes longitudinales foncées. La face ventrale est blanchâtre.

Coloration : brun clair et brun foncé.

Comportement : c’est un prédateur nocturne et lucifuge qui se cache le jour. La nuit il capture des insectes et des araignées grâce à sa grande vitesse de déplacement.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

scutigera-coleoptrata

Scutigera coleoptrata

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : la scutigère a été signalée partout en France, elle n’est cependant abondante que dans la région méditerranéenne.

HABITAT : elle aime les milieux pas trop secs, sous les pierres, les décombres, mais entre aussi dans les maisons. Elle est capable de courir sur les parois verticales comme les murs, mais se trouve souvent piégée dans les éviers ou les baignoires car elle est incapable de le faire sur des parois lisses.

PÉRIODE D’OBSERVATION :

BIOLOGIE :

Alimentation : c’est un prédateur d’insectes et d’autres arthropodes. La scutigère les attrape à la course et les mord avec ses forcipules. Ce sont des crochets que porte la tête et qui sont reliés à une glande à venin.

Reproduction : les mâles effectuent une parade nuptiale et déposent un spermatophore (étui contenant les spermatozoïdes) sur le sol. La femelle le récupère pour se féconder. Elle pond des œufs d’où éclot une larve qui n’a que 4 paires de pattes. C’est au cours des mues successives que le corps s’allonge et que le nombre de paires de pattes augmente.

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la scutigère véloce

REMARQUE ZOOLOGIQUE :

Les Myriapodes sont des Arthropodes qui ont des antennes et des mandibules. On les sépare en deux groupes : les Diplopodes qui ont deux paires de pattes courtes par segment apparent, et les Chilopodes, qui ont une paire de longues pattes par segment. Les anglo-saxons nomment les premiers « millipèdes » et les seconds « centipèdes ».

Les Diplopodes sont lents, inoffensifs et se nourrissent de débris végétaux ou de spores de champignons. Pour se défendre, ils se roulent en boule ou s’enroulent dans un plan et émettent une odeur répulsive. Les iules, les gloméris, les polydesmes sont des exemples de Diplopodes.

Les Chilopodes sont des prédateurs rapides, munis de crochets à venin, les forcipules. Les scolopendres, la scutigère sont des exemples de Chilopodes.

REMARQUE PRATIQUE : ce myriapode ne fait preuve d’aucune agressivité et se contente de fuir extrêmement rapidement quand on le surprend (on a évalué sa vitesse à 40 cm/s), toutefois il faut éviter de le manipuler car ses morsures sont très douloureuses même si elles sont sans conséquences.

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Le Guellec, 2008. Insectes de Méditerranée. Arachnides et Myriapodes. Edisud.

Thomas & Dauphin, 2012. Guide des Insectes et petits animaux du littoral atlantique. Editions Sud-Ouest.

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Le leptis pointillé

Contrairement au leptis bécasse, le leptis pointillé a les ailes translucides et des points noirs sur l’abdomen. Mais c’est également un chasseur d’insectes qu’il capture en vol.

Rhagio tringarius

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Rhagio tringarius (mâle)

POSITION SYSTÉMATIQUE :

Insecte, Diptère, Brachycère

Famille des Rhagionidae

ETYMOLOGIE :

Rhagio signifie « rachis », et tringarius = chevalier.

En anglais, on l’appelle « marsh snipe fly », le leptis bécassine des marais

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femelle du leptis pointillé

DESCRIPTION :

Taille : Ce leptis mesure entre 8 et 14 mm

Forme, allure : c’est une mouche au corps très allongé. Le thorax est brunâtre, avec les angles antérieurs (humérus) jaunes. L’abdomen est cylindrique et se termine en pointe. Il est jaune, avec une ligne centrale formée de taches ou de points noirs de forme variable. L’extrémité de l’abdomen qui correspond aux deux derniers segments, est noire. Les pattes sont longues et fines, avec les fémurs pâles et les hanches rousses (elles sont grises chez l’espèce voisine Rhagio annulatus). Les ailes n’ont pas de taches, contrairement à celles du leptis bécasse (Rhagio scolopaceus), elles sont hyalines, avec un ptérostigma clair et tenues écartées du corps au repos. La cellule anale est ouverte. L’appareil buccal est une trompe allongée et rigide. Les yeux sont gros, et de couleur verdâtre, ils sont contigus chez le mâle et écartés chez la femelle.

Coloration : noir et jaune.

Comportement : les leptis se tiennent le plus souvent posés la tête vers le bas sur un support ensoleillé.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Rhagio tringarius

Rhagio tringarius

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : cette espèce est présente dans la majeure partie de l’Europe, et partout en France. Elle est commune.

HABITAT : on rencontre ce leptis dans les zones de bocage, les endroits plutôt humides, boisés à la végétation dense.

PÉRIODE D’OBSERVATION : les adultes volent de mars à août.

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Rhagio tringarius (femelle)

BIOLOGIE :

Alimentation : les leptis sont des mouches prédatrices, qui capturent des insectes en vol. Ils sont sur ce plan assez proches des Asilidae.

Reproduction : on sait peu de choses de la larve, qui vraisemblablement se développe dans la terre.

REMARQUES :

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le leptis pointillé

RÉFÉRENCES :

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

Le Monde des Insectes  

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

Diptera Info 

Le faucheur arrondi

Cet opilion fait partie des 3 ou 4 espèces les plus fréquentes, son corps marron et ses pattes noires permettent de l’identifier presque à coup sur.

Leiobunum rotundum

Leiobunum rotundum

Leiobunum rotundum

POSITION SYSTÉMATIQUE : Arachnide, Opiliones

Famille des Sclerosomatidae

ETYMOLOGIE : Leiobunum = tubercule lisse (il s’agit de l’occularium) et rotundum = rond.

DESCRIPTION :

Taille : la femelle mesure entre 5,5 et 7 mm et le mâle 3,5 à 5 mm (chez les Arachnides on prend les dimensions du corps sans les pattes).

Forme, allure : comme tous les Opilions, ce Leiobunum a le corps globuleux, presque sphérique et de très longues pattes, cette espèce a des pattes particulièrement longues par rapport au diamètre de son corps (les P2 peuvent approcher les 60 mm). Le corps est brun roux chez le mâle, chez la femelle il est moins rougeâtre, et porte un rectangle noir sur le dos, ainsi qu’un triangle noir en avant des yeux. Les pattes sont noires. L’ocularium, organe qui porte les yeux, est noir également et sans petits tubercules, il est séparé en son milieu par une ligne claires entre les yeux. Ces critères suffisent pratiquement pour le reconnaître. Les trochanters sont sombres et assez petits.

Coloration : brun plus ou moins roux.

Comportement : on le trouve assez fréquemment en groupes. Comme tous les opilions, Leiobunum rotundum a la faculté de se séparer d’une patte lorsqu’il est capturé (un mécanisme appelé autotomie), ainsi, une grande partie d’entre eux n’a pas les 8 pattes « réglementaires ».

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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Leiobunum rotundum

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : il s’agit d’une espèce très commune ; elle est présente dans pratiquement toute l’Europe et l’Afrique du Nord.

HABITAT : on le trouve dans toutes sortes d’habitats boisés, mais il évite les endroits secs.

PÉRIODE D’OBSERVATION : on trouve surtout les juvéniles entre avril et août et les adultes de juillet à novembre.

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le faucheur arrondi

BIOLOGIE :

Alimentation : les opilions sont omnivores, ils peuvent se nourrir de petits insectes, de matière animale de toutes sortes ainsi que de mousses ou de champignons. Ils ne possèdent pas de glandes à venin comme les araignées et ne produisent pas de soie.

Reproduction

REMARQUES :

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Leiobunum rotundum

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Bellmann, 2014. Guide photo des araignées et arachnides d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1929. La Faune de France Illustrée, tome II, Arachnides et Crustacés. Delagrave. (sous le nom Liobunum rotundum).

Le Monde des Insectes

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Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

Bellmann, 2014. Guide photo des araignées et arachnides d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1929. La Faune de France Illustrée, tome II, Arachnides et Crustacés. Delagrave. (sous le nom Liobunum rotundum).

Société Européenne d’Arachnologie

British spiders

Spiders of North-West Europe

Opilons, Harvestmen

 

L’opilion rameux

Les opilions se rencontrent dans l’herbe ou au pied des vieux murs, l’opilion rameux est plutôt arboricole et il n’est pas rare de le récolter avec un parapluie japonais. La position de ses pattes au repos permet de le reconnaître au premier coup d’œil.

Dicranopalpus ramosus

 

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Dicranopalpus ramosus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Arachnide Opiliones

Famille des Phalangiidae

Les Opilions sont des Arachnides (8 pattes) au corps non segmenté de forme sphérique à ovoïde. Ils ont deux yeux portés par un organe en forme de petite tour sur le dessus du corps et que l’on appelle l’ocularium. Ils ont en général de très longues pattes. Ils ne sont pas venimeux et ne font pas de toiles comme les araignées.

ETYMOLOGIE :

Dicranopalpus signifie « palpe fourchu » et ramosus = rameux

Les anglais appellent les opilions « harvestmen », l’équivalent de « faucheux » en Français.

DESCRIPTION :

Taille : la longueur du corps est de 6 mm pour les femelles et de 4 mm pour les mâles.

Forme, allure : comme tous les Opilions, l’opilion rameux a le corps globuleux, non segmenté, et 8 très longues pattes. La couleur du corps est gris-brun. Les pédipalpes ont une sorte de doigt et semblent se terminer en V.

Coloration : gris-brun, gris argenté.

Comportement : l’opilion rameux se reconnaît souvent au premier coup d’œil par la disposition des pattes au repos : elles sont étendues de part et d’autre du corps et serrées les unes près des autres. Les opilions en général sont nocturnes.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : espèce d’origine méridionale, en expansion vers le nord. Présente dans la France entière, en Belgique, en Grande Bretagne, aux Pays-Bas et en Allemagne.

HABITAT : c’est une espèce plutôt arboricole, dans les parcs, jardins etc.. On le trouve aussi très souvent sur la façade des maisons.

 

l'opilion rameux

l’opilion rameux

PÉRIODE D’OBSERVATION : pratiquement toute l’année. Les juvéniles à partir de mi-juillet, et les adultes jusqu’en décembre.

BIOLOGIE :

Alimentation : les opilions sont omnivores, ils se nourrissent de petits insectes et de nombreux déchets.

Reproduction

REMARQUES :

 

Dicranopalpus ramosus

Dicranopalpus ramosus

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2014. Guide photo des araignées et arachnides d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

Les Araignées de Belgique et de France

Carte des observations des Arachnides d’Allemagne

British spiders

Spiders of North-West Europe

Le faucheux cornu

Les opilions ressemblent aux araignées, comme elles ils ont 4 paires de pattes. Mais leur corps n’est pas scindé en deux parties, le céphalothorax et l’abdomen sont soudés. Ils sont totalement inoffensifs pour l’homme. Leurs longues pattes leur a valu le nom de « faucheux ».

Phalangium opilio

Le faucheux urnigère

Phalangium opilio

Phalangium opilio

POSITION SYSTÉMATIQUE : Arachnide, Opiliones

Famille des Phalangiidae

Pour voir d’autres opilions cliquez ici

ETYMOLOGIE :

Phalangium est en latin le nom d’une araignée, et opilio en grec désigne le berger qui court après les brebis (référence aux longues pattes).

Les opilions sont appelés « faucheux » en français et « harvestmen » en anglais. Ces derniers les nomment aussi « daddy long-legs » ou « papa aux longues jambes ».

le faucheux cornu

le faucheux cornu

DESCRIPTION :

Taille : le mâle mesure entre 3,7 et 7,5 mm, la femelle entre 6,0 et 9,0 mm. (comme pour les araignées, la taille des opilions se mesure sans les pattes).

Forme, allure : c’est un opilion plutôt grand, et assez robuste. Les pattes sont très longues, faiblement carénées mais avec de petites épines. Chez les Opilions, les yeux sont sur le dessus de la tête, portés par une protubérance qui s’appelle l’ocularium. Chez cette espèce, l’ocularium possède deux rangées de petits denticules sur le bord. Le principal critère de reconnaissance de cette espèce est la présence de 2 denticules sur la membrane qui surmonte les chélicères. Sur la partie dorsale du céphalothorax, on voit assez distinctement 2 taches sombres en forme de selle, nettement plus contrastées chez les femelles que chez les mâles. Les mâles sont reconnaissables aux longues expansions de leurs chélicères (épine mesurant jusqu’à 22 mm) qui justifie le nom vernaculaire (faucheux cornu).

Coloration : la coloration est assez variable, le céphalothorax (partie avant du corps) est blanchâtre à brun-jaunâtre, l’abdomen est gris blanchâtre ou gris-jaunâtre.

Comportement : les opilions peuvent, lorsqu’ils sont attrapés, se séparer d’une patte par un mécanisme appelé « autotomie ».

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : c’est une espèce très commune, présente partout en France et dans une grande partie de l’Europe.

HABITAT : cette espèce apprécie les endroits chauds et secs, mais on peut la rencontrer dans de très nombreux biotopes. Dans les bois et les forêts il y aura peu de chance de la trouver.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mai à novembre.

Phalangium opilio

Phalangium opilio

BIOLOGIE :

Alimentation : les opilions se nourrissent de petites proies mortes ou faciles à capturer : pucerons, larves, limaces. Ils consomment aussi des débris végétaux.

Reproduction : comme chez les araignées, l’accouplement est une période à risque pour le mâle qui est parfois dévoré. La femelle pond ses œufs dans le sol ou dans des anfractuosités. Les œufs ou les jeunes stades hivernent, les adultes apparaissent vers la mi-mai.

REMARQUES : il existe une espèce assez ressemblante : Mitopus morio.

le faucheux urnigère

le faucheux urnigère

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisirs. (d’abord édité chez Solar).

Bellmann, 2014. Guide photo des araignées et arachnides d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1929. La Faune de France Illustrée, tome II, Arachnides et Crustacés. Delagrave.

Le Monde des Insectes  

La galerie du Monde des Insectes 

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Les Araignées de Belgique et de France

Carte des observations des Arachnides d’Allemagne

Société Européenne d’Arachnologie 

Les araignées d’Occitanie

La tipule printanière

Les tipules font penser à de gros moustiques, mais ils sont inoffensifs. La tipule printanière est une espèce commune que l’on rencontre surtout dans les lieux humides.

Tipula vernalis

Tipula vernalis

Tipula vernalis

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère Nématocère

Famille des Tipulidae

d’autres tipules ?

ETYMOLOGIE : Tipula = nom latin désignant une araignée d’eau et vernalis = printanière

Les tipules sont appelées « crane fly » en anglais, c’est à dire « mouche-grue ».

la tipule printanière

la tipule printanière

DESCRIPTION :

Taille : longueur du corps entre 13 et 15 mm, l’aile mesure entre 12 et 18 mm

Forme, allure : les tipules sont aisément reconnaissables à leurs très longues pattes. L’abdomen est brun clair, plus jaune à l’avant et plus gris à l’arrière, avec une bande longitudinale dorsale plus foncée. Le thorax est brun clair avec 3 bandes sombres longitudinales, celle du milieu plus large et triangulaire. Les femelles ont l’abdomen qui se termine en pointe avec l’organe de ponte, l’extrémité de l’abdomen est carrée chez le mâle. Les yeux sont verts, quelquefois marron et les antennes sont filiformes. Les deux premiers articles antennaires sont plus clairs, le premier est gris et le deuxième jaune.

Coloration : brun – gris

Comportement : au repos les ailes sont écartées.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : espèce présente en Europe de l’Ouest. Partout en France.

HABITAT : zones boisées et humides, marais.

PÉRIODE D’OBSERVATION : d’avril à juin.

BIOLOGIE :

Alimentation : les tipules adultes ont un appareil buccal de type suceur et se nourrissent sur les fleurs. Leurs larves par contre sont phytophages et peuvent lorsqu’elles pullulent causer des dégâts aux cultures.

Reproduction : les œufs sont pondus dans le sol et les larves s’y développent en consommant des racines.

REMARQUES :

Tipula vernalis

Tipula vernalis

RÉFÉRENCES :

Le Monde des Insectes 

La galerie du Monde des Insectes 

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds 

Diptera Info

La cigogne blanche

C’est un oiseau emblématique que tout le monde connaît dès l’enfance. Peu farouche, il est facile à observer dans les zones où il niche. L’installation de plates-formes sur des sites potentiels de nidification à permis l’augmentation du nombre de couples nicheurs.

Ciconia ciconia

Ciconia ciconia

Ciconia ciconia

POSITION SYSTÉMATIQUE : Vertébré, Oiseau

Famille des Ciconiidae

ETYMOLOGIE : Ciconia est le nom latin de la cigogne blanche.

la cigogne blanche

la cigogne blanche

DESCRIPTION :

Taille : la cigogne blanche mesure entre 1 m et 1,15 m , son envergure atteint 155 à 195 cm, et elle pèse entre 3 et 4,5 kg.

Forme, allure : c’est un grand échassier blanc, avec les rémiges (plumes des ailes) noires. Le bec est grand et massif, il est rouge-vif comme les pattes.

Coloration : blanc et noir

Comportement : contrairement aux hérons qui volent avec le cou replié, les cigognes (et aussi les grues) volent avec le cou et les pattes tendus. Les cigognes marchent volontiers. Lors de la parade nuptiale et de l’arrivée au nid, les cigognes claquent du bec.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

ciconia ciconia09

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : en Europe, la cigogne blanche est un visiteur d’été en Espagne, en France (voir ci-dessous), en Belgique (Zwin), aux Pays-Bas, au Danemark, en Grèce, et dans toute l’Europe de l’Est

HABITAT : zones humides, marais, prairies humides.

cigogne blanche au nid

PÉRIODE D’OBSERVATION : la cigogne blanche est un oiseau migrateur, c’est dans nos contrées un visiteur d’été, bien que certains individus hivernent sur leur site de nidification. L’hivernage a lieu en Afrique, dans la zone du Sahel (Mali, Sénégal).

BIOLOGIE :

Alimentation : leur régime est constitué de grenouilles, de petits rongeurs, de lézards, et d’insectes.

Reproduction : en France, la cigogne blanche niche dans l’Est (Alsace), dans le Centre (Brenne, Sologne, Dombes) en Normandie, le long du littoral Atlantique, en Camargue et sur les étangs côtiers méditerranéens.  Les nids sont construits sur des bâtiments, des arbres morts, des pylônes, et les plates-formes installées pour les accueillir sont généralement bien acceptées. Les adultes arrivent dès fin janvier – début février sur les sites de nidification, la majorité s’installe dans la deuxième quinzaine de février.  Ce sont les mâles qui arrivent en premier.  Les couples sont fidèles et s’installent généralement dans leur ancien nid qui est renforcé au fil des ans, il passe ainsi d’un diamètre de 80 cm pour 40 cm de hauteur à plus d’1,5 m de diamètre et jusqu’à 2 m  de hauteur. La femelle pond 4 œufs blancs, au rythme d’un tous les 2 jours. L’incubation dure 33 à 34 jours, les poussins restent au nid entre 55 et 63 jours avant de prendre leur envol. Les cigognes blanches sont capables de se reproduire à 3 – 4 ans.

REMARQUES :

Ciconia ciconia

Ciconia ciconia

RÉFÉRENCES :

Couzens, 2006. Identifier les oiseaux par leur aspect, leur comportement et leur habitat. Artemis.

Coward, 1969. Birds of the British Isles and their eggs. Barnes.

Dubois, Le Maréchal, Olioso & Yésou, 2008. Nouvel inventaire des oiseaux de France. Delachaux & Niestlé.

Flitti, Kabouche,Kayser & Olioso, 2009. Atlas des oiseaux nicheurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, 2009. Delachaux & Niestlé.

Geroudet, 1967. Les échassiers. Delachaux & Niestlé.

Groupe Ornithologique Normand, 1991. Atlas des oiseaux nicheurs normands. GONm.

Harrison, 1975. A field guide to the nests, eggs and nestlings of British and European Birds. Collins.

Jonsson, 1994. Les Oiseaux d’Europe, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Nathan.

Mullarney, Svensson, Zetterström & Grant, 1999. Le guide Ornitho. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1924. Faune de France Illustrée, tome X Vertébrés. Delagrave.

Peterson, Mountfort, Hollom & Géroudet, 1994 (1ère édition en 1954). Guide des Oiseaux de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Reade & Hosking, 1968. Les oiseaux, leurs œufs et leurs nids. Nathan.

Vansteenwegen, 1998. L’histoire des oiseaux de France, Suisse et Belgique. Delachaux & Niestlé.

Les oiseaux de France 

La grande tipule

Ce n’est pas un moustique géant susceptible de se nourrir à vos dépens. Les tipules sont bien inoffensives, sauf parfois pour les cultures car les larves souterraines se nourrissent de racines.

Tipula maxima

La tipule géante

Tipula maxima

Tipula maxima

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Tipulidae

ETYMOLOGIE : Tipula = araignée d’eau et maxima = de grande taille

DESCRIPTION :

Taille : longueur du corps comprise entre 30,5 et 37,5 mm. Envergure : 55 à 65 mm.  C’est la plus grande tipule de la faune de France.

Forme, allure : insecte d’allure gracile, avec de très longues pattes. Les ailes au repos sont écartées à 90° du corps. Elles présentent 3 grandes taches sombres plus ou moins triangulaires et bien marquées sur le bord antérieur, et sont grises sur le bord postérieur. Le thorax est grisâtre avec des lignes longitudinales plus sombres, et l’abdomen est brun roux. Les antennes sont brunes, plus claires à leur base.

Coloration : gris et roux.

Comportement : posé sur la végétation, vole assez lentement.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Tipula maxima

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’espèce est présente dans toute l’Europe de l’ouest, jusqu’au Caucase.

HABITAT : zones humides, prairies inondables, à proximité de sources ou de ruisseaux, forêts humide, en montagne particulièrement.

PÉRIODE D’OBSERVATION : avril-mai  à septembre

BIOLOGIE :

Alimentation : se nourrit de débris végétaux.

Reproduction : Les mâles ont l’extrémité de l’abdomen large et carré, les femelles ont l’abdomen qui se termine en pointe avec l’organe de ponte. Les larves se développent dans la boue des bords de ruisseaux, elles atteignent 5 cm.

la tipule géante

la tipule géante

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Haupt, 2000. Guide des Mouches et des Moustiques. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

Le Monde des Insectes : 

La galerie du Monde des Insectes :  

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie  :

Diptera Info : 

 



La méta d’automne

C’est effectivement en automne,  lors de promenades en forêt que l’on croise cette araignée sur son chemin. Ses longues pattes sont le propre des Tetragnathidés.

Metellina segmentata/mengei (Meta segmentata).

Les deux espèces de Metellina ne peuvent être distinguées qu’à l’examen de leurs pièces génitales.

L’épeire réticulée

Metellina segmentata/mengei

Metellina segmentata/mengei

Vous cherchez à identifier une araignée ? Peut-être la trouverez-vous dans la galerie

POSITION SYSTÉMATIQUE : Arachnide Aranéide

Famille des Tetragnathidae

ETYMOLOGIE :

la méta d'automne

la méta d’automne

DESCRIPTION :

Taille : le corps mesure 7 mm

Forme, allure : La méta d’automne a l’abdomen arrondi et un peu allongé, de couleur pâle, dans les tons assez variables rose, crème, verdâtre, gris, et avec des motifs bruns-jaunes et des marques claires. Le cephalothorax est blanc-crème avec une marque centrale sombre en forme de V, de Y ou de « diapason », les branches s’écartant vers les yeux.

Le mâle est plus petit que la femelle, mais proportionnellement il a les pattes plus longues. Les femelles ont les pattes nettement annelées, c’est moins net chez les mâles. Chez les 2 sexes, les poils perpendiculaires sur les pattes sont bien visibles.

Coloration : blanc crème, mais variable.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Elle est présente dans toute l’Europe.

HABITAT : C’est une araignée commune, dans les jardins, les bois, les lisières de forêt.

PÉRIODE D’OBSERVATION : elle est présente toute l’année mais surtout visible en fin d’été et en automne, d’où son nom.

BIOLOGIE :

Alimentation : La méta d’automne se nourrit d’insectes de petite taille qui se prennent dans la toile.

Reproduction : La femelle dépose ses œufs dans un cocon sphérique de couleur jaune qu’elle dissimule sous les pierres, sous les feuilles ou dans la mousse.

Meta segmentata/mengei

Meta segmentata/mengei

REMARQUES : La méta d’automne fait partie des araignées qui tissent de grandes toiles (araignées orbitèles). Une particularité de la toile de la méta d’automne est le trou central, sans fils, bien rond. L’araignée se tient au centre de sa toile (plus rarement sous une feuille à proximité), la tête orientée vers le bas, les deux premières paires de pattes étendues vers l’avant, les deux autres en arrière.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2014. Guide photo des araignées et arachnides d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

Roberts, 2009. Guide des Araignées de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Les araignées de mon jardin

Balade chez les Araignées

Eurospiders.com

Les Araignées de Belgique et de France

Araneae – Spiders of Europe