Fiches liées au terme chêne


Le lucane cerf-volant

Le lucane doit son surnom de cerf-volant aux grandes et puissantes mandibules en forme de bois de cerf qui sont l’apanage des mâles. C’est une espèce qui présente un dimorphisme sexuel très spectaculaire.

Lucanus cervus Linné, 1758

Lucanus cervus

Lucanus cervus (photo JP Morel)

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Coléoptère

Famille des Lucanidae

ETYMOLOGIE :

Lucanus est le nom latin de cet insecte (de lucus = le bois) et cervus veut dire « cerf ».

Son nom anglais « stag beetle » signifie « scarabée cerf ».

le lucane cerf volant

le lucane cerf volant (photo JP Morel)

DESCRIPTION :

Taille : c’est l’un des plus grands coléoptères d’Europe, les femelles mesurent entre 25 et 40 mm, les mâles entre 40 et 75 mm. A noter qu’il existe chez cette espèce une large gamme de taille, que ce soit pour la longueur du corps ou celle des mandibules des mâles.

Sur la photo ci-dessous, l’exemplaire de gauche mesure 46 mm (tête + corps) et ses mandibules mesurent 26 mm, l’exemplaire de droite mesure 35 mm avec des mandibules de 14 mm.

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Forme, allure : Les mâles et les femelles différent par la taille de leurs mandibules, elles sont normales chez la femelle mais hypertrophiées chez le mâle. Les élytres, lisses, sont brun roux, parfois noirs chez les femelles. La tête, le pronotum et les pattes sont noirs. Les antennes sont coudées, avec les derniers articles en feuillet.

Coloration : brun roux et noir.

Comportement : les lucanes volent surtout le soir, avant la tombée de la nuit. Les mandibules très développées des mâles ne leur servent qu’à se combattre.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

lucanus-cervus

Lucanus cervus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : le lucane est présent dans toute l’Europe.

HABITAT : vieilles forêts de chênes et autres feuillus, avec la présence de vieilles souches.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mai à août.

femelle de lucane cerf volant

femelle de lucane cerf volant

BIOLOGIE :

Alimentation : les lucanes se nourrissent de la sève qui s’écoule de l’écorce des arbres. Les femelles sont capables avec leurs courtes mandibules pointues de pratiquer les incisions qui amène la sève à suinter, mais les mâles en sont incapables et profitent du travail des femelles.

Reproduction : les femelles pondent dans le sol, à plusieurs dizaines de centimètres de profondeur sur des racines de chênes morts ou moribonds (parfois des hêtres, des tilleuls ou des saules). Dans le bois en décomposition, le développement de la larve dure 5 ans, parfois davantage. Pour se nymphoser, la larve creuse une solide loge ovoïde. L’adulte émergeant, en automne, restera dans cette loge jusqu’en fin de printemps.

combat de mâles de Lucanus cervus

combat de mâles de Lucanus cervus

REMARQUES :

On trouve des mâles de lucanes de tailles différentes et qui présentent des mandibules plus ou moins développées. La forme à mandibules réduites est appelée Lucanus cervus capreolus (capreolus est le nom latin du chevreuil).

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les mandibules du mâles, si elles vous pincent, ne causent pas de douleur intense, par contre, les mandibules coupantes de la femelle peuvent pincer jusqu’au sang. Par conséquent, c’est une espèce à saisir par l’arrière, au niveau des élytres.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisirs. (d’abord édité chez Solar).

Mériguet & Zagatti, 2016. Coléoptères du Bassin Parisien – Guide d’identification de terrain. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1927. La Faune de France Illustrée, tome V, Coléoptères 1ère partie. Delagrave.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes  

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Les pages entomologiques d’André Lequet  (à lire impérativement).

The beetle fauna of Germany 

 

La thécla du kermès

Les théclas, ou thècles, sont des petits Lycaenidae qui se reconnaissent à la petite queue qui prolonge leurs ailes postérieures. La thécla du kermès est strictement inféodé à la garrigue où l’on trouve le chêne kermès, plante-hôte de sa chenille.

Satyrium esculi

Satyrium esculi

Satyrium esculi

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Lépidoptère

Famille des Lycaenidae

ETYMOLOGIE :

Satyrium = qui habite les bois.

En anglais, il se nomme « false ilex hairstreak » soit « faux thécla de l’yeuse » (« Ilex hairstreak » désigne la thècla de l’yeuse, Satyrium ilicis, espèce très proche).

la thécla du kermès

la thécla du kermès

DESCRIPTION :

Taille : la longueur de l’aile antérieure est comprise entre 15 et 17 mm.

Forme, allure : c’est un petit Lycaenidae au dessus des ailes marron, mais dont on voit surtout la face inférieure au repos. Le dessous de l’aile antérieure est brun avec une ligne interrompue de petits tirets blancs. Le dessous de l’aile postérieure est de la même couleur, avec une rangée marginale de taches orange vif bordées de noir vers l’avant, et une rangée parallèle de tirets blancs. Le bord externe de l’aile postérieure est festonné et se prolonge même par une petite queue.

Coloration : brun avec des taches blanches et orangées.

Comportement : localement très nombreux à butiner les fleurs.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Satyrium esculi

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Son aire de répartition couvre l’Espagne, le sud de la France et une partie de l’Afrique du Nord. En France, uniquement en Provence et Languedoc-Roussillon.

HABITAT : garrigues, bordures de chemin avec des fleurs, bosquets de chênes kermès.

PÉRIODE D’OBSERVATION : les adultes volent de fin-mai à juillet-août.

Satyrium esculi

Satyrium esculi

BIOLOGIE :

Alimentation : la chenille est verte et très aplatie, elle se développe sur le chêne kermès (Quercus coccifera) et le chêne yeuse (Quercus ilex). Les adultes butinent les fleurs, celles de scabieuse tout particulièrement.

Reproduction : il n’y a qu’une seule génération par an.

REMARQUES :

la thécla du kermès

la thécla du kermès

RÉFÉRENCES :

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Tolman & Lewington, 2009. Collins butterfly guide. Collins.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

Lépidoptères de France méridionale et de Corse

Moths and Butterflies of Europe and North Africa

La punaise à pattes fauves

C’est une punaise très répandue, forêts, vergers, jardins, elle est partout. Avec sa coloration brun-foncé, la tache orange au milieu du corps et ses pattes rousses, elle est facile à reconnaître.

Pentatoma rufipes

La punaise à pattes rousses

Le pentatome à pattes fauves

Pentatoma rufipes

Pentatoma rufipes

POSITION SYSTÉMATIQUE :

ETYMOLOGIE : Pentatoma = 5 articles (il s’agit des antennes) et rufipes = aux pattes rousses.

En anglais : Forest Bug = la punaise forestière.

la punaise à pattes rousses

la punaise à pattes rousses

DESCRIPTION :

Taille : entre 11 et 14 mm

Forme, allure : allure classique de Pentatomidé de couleur brun foncé.  Les bords du pronotum sont saillants mais tronqués, le scutellum est large, triangulaire et  son extrémité est orange. Les pattes également sont brun-orangé.  Les antennes ont 5 articles et les tarses 3 articles. Le connexivum (bords latéraux de l’abdomen) est apparent et rayé noir et jaune.

Coloration : brun foncé.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : espèce commune partout, présente dans toute l’Europe.

HABITAT : forêts de chênes, vergers, jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mai à novembre.

la punaise à pattes fauves

la punaise à pattes fauves

BIOLOGIE :

Alimentation : les larves se nourrissent surtout sur les feuilles de chênes et d’aulnes, également sur d’autres espèces de feuillus dont des arbres fruitiers (pommiers, cerisiers etc.). Les adultes consomment des fruits, mais aussi de chenilles et des insectes morts.

Reproduction : ce sont les larves qui hivernent.

REMARQUES :

stade larvaire de Pentatoma rufipes

stade larvaire de Pentatoma rufipes

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisirs. (d’abord édité chez Solar).

Evans & Edmondson, 2005. A photographic guide to the Shieldbugs and Squashbugs of the British Isles. WGUK.

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave. (sous le nom Tropicoris rufipes).

Le Monde des Insectes 

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

British Bugs 

Hétéroptères de Belgique

La chevrette bleue

Bien plus petit que le lucane, ce coléoptère appartient pourtant à la même famille et se remarque par sa belle couleur bleu-métallique.

Platycerus caraboides (= Systenocerus)

Platycerus caraboides

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Coléoptère

Famille des Lucanidae

ETYMOLOGIE : Platycerus = à cornes plates et caraboides = pareil à un carabe

Le nom vernaculaire « chevrette » vient de ce que dans cette famille on trouve d’autres insectes qui portent des noms de ce type : cerf-volant, biche etc.

DESCRIPTION :

Taille : il mesure entre 9 et 14 mm

Forme, allure : ce lucanidé a plutôt une allure de carabe (d’où son nom d’espèce), assez aplati et allongé. La cuticule est fortement ponctuée. Les antennes par contre sont typiques des Lucanidae, coudées avec une massue formée de 4 feuillets (aspect pectiné). Les mandibules sont bien visibles, particulièrement chez le mâle.

Coloration : bleu ou vert métallique (tête, thorax et abdomen).

Comportement :

chevrette bleue

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Platycerus caraboides

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : France entière. Dans une large partie de l’Europe, sauf la Péninsule Ibérique, l’Italie et la Grèce, les Iles Britanniques et la Scandinavie. Espèce répandue.

HABITAT : forêts de feuillus (chênes et hêtres en particulier).

PÉRIODE D’OBSERVATION : avril à septembre

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se nourrissent de la sève d’arbres blessés, des bourgeons et des feuilles.

Reproduction : la larve se développe dans le bois en décomposition (chêne et hêtre). Ce sont les adultes qui hivernent.

REMARQUES :

Platycerus caraboides

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Du Chatenet, 1986. Guide des Coléoptères d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Perrier, 1927. La Faune de France Illustrée, tome V, Coléoptères 1ère partie. Delagrave.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

The beetle fauna of Germany

L’éphyre trois cerceaux

Beaucoup d’espèces du genre Cyclophora se ressemblent, leur coloration est en outre assez variable d’une génération à l’autre. Il conviendra d’âtre assez prudent dans la détermination.

Cyclophora ruficillaria

 

Cyclophora punctaria

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Geometridae

ETYMOLOGIE : Cyclophora = qui porte un cercle, et ruficillaria =

DESCRIPTION :

Taille : l’aile antérieure mesure entre 13 et 16 mm.

Forme, allure : les ailes sont blanc crème pointillées de brun rouge. 3 cercles concentriques plus ou moins nets se prolongent de l’aile antérieure à l’aile postérieure.

Coloration : papillon blanc-crème moucheté.

Comportement : papillon « de nuit » que l’on peut rencontrer le jour. Il est attiré par la lumière.

 

l’éphyre ponctuée

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Espèce présente dans tout le sud-ouest de l’Europe. Présente en France dans tout l’ouest, le centre et le sud-est.

HABITAT : forêts de chênes, lisières.

PÉRIODE D’OBSERVATION : d’avril à septembre (2 générations se succèdent).

BIOLOGIE :

Alimentation : la plante hôte principale est le chêne.

Reproduction : il y a deux générations par an. C’est sous forme de chrysalide fixée à une feuille de chêne qu’il passe l’hiver. La chenille est verte (c’est une chenille « arpenteuse »).

REMARQUES : plusieurs espèces de Cyclophora se ressemblent beaucoup.

 

Cyclophora punctaria

RÉFÉRENCES :

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Robineau, 2011. Guide des Papillons nocturnes de France. Delachaux & Niestlé.

Waring & Townsend, 2004. Field Guide to the Moths of Great Britain and Ireland (première édition en 2003).

Le Monde des Insectes  

La galerie du Monde des Insectes 

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français 

Lépidoptères de France

Butterflies and moths of Switzerland 

UK Moths