Fiches liées au terme ailes tachetées


Le taon des pluies

Malgré ses beaux yeux, il est très sournois, il commence par se poser sur vos vêtements ou ce que vous portez (mon appareil photo) , puis il attaque et vous mord.

Haematopota pluvialis

Haemotopota pluvialis

Haemotopota pluvialis

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Tabanidae

ETYMOLOGIE : Haematopota = qui boit du sang et pluvialis = pluvial (allusion au fait que cette espèce devient gênante pour l’homme par temps d’orage).

DESCRIPTION :

Taille : entre 6 et 12 mm

Forme, allure : ce taon de taille moyenne se caractérise par ses ailes marbrées de gris et disposées en toit lorsqu’il est posé. Les yeux sont remarquables, chez la femelle ils présentent 3 bandes sombres sur un fond jaune-vert, et chez le mâle ils ont 2 lignes en zigzag bleu-vert dans la partie inférieure. Les yeux se touchent au niveau du front chez le mâle, ils sont écartés chez la femelle. La tête est large (plus large que le thorax) avec une trompe massive avec laquelle le taon mord ses proies. L’homme en fait partie et la morsure est douloureuse. L’abdomen est rayé brun clair et gris.

Coloration : brun clair, gris.

Comportement : parfois très gênant quand il est abondant car il attaque l’homme. Il commence par se poser discrètement et silencieusement sur les vêtements (ici aussi sur l’objectif de l’appareil photo), puis sur la peau qu’il mord.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Haematopota pluvialis - copie

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Toute l’Europe, l’Afrique du Nord, jusqu’en Asie. Présent dans la France entière.

HABITAT : zones boisées, plutôt humides.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mai à octobre.

le taon des pluies

le taon des pluies

BIOLOGIE :

Alimentation : les femelles sont hématophages, les mâles se nourrissent de nectar.

Reproduction : après l’accouplement qui a lieu au sol, les femelles recherchent des mammifères pour leur prélever du sang, indispensable à leur maturation. Les œufs sont pondus sur des végétaux proches de l’eau. Les larves se développent dans le sol humide, où elles se nymphosent. Il y a deux générations par an.

REMARQUES :

Haematopota pluvialis

Haematopota pluvialis

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

Haupt, 2000. Guide des Mouches et des Moustiques. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave. (sous le nom Chrysozona pluvialis)

Le Monde des Insectes 

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Nature Spot Leicestershire and Rutland 

Diptera Info   http://www.diptera.info/news.php

La grande tipule

Ce n’est pas un moustique géant susceptible de se nourrir à vos dépens. Les tipules sont bien inoffensives, sauf parfois pour les cultures car les larves souterraines se nourrissent de racines.

Tipula maxima

La tipule géante

Tipula maxima

Tipula maxima

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Tipulidae

ETYMOLOGIE : Tipula = araignée d’eau et maxima = de grande taille

DESCRIPTION :

Taille : longueur du corps comprise entre 30,5 et 37,5 mm. Envergure : 55 à 65 mm.  C’est la plus grande tipule de la faune de France.

Forme, allure : insecte d’allure gracile, avec de très longues pattes. Les ailes au repos sont écartées à 90° du corps. Elles présentent 3 grandes taches sombres plus ou moins triangulaires et bien marquées sur le bord antérieur, et sont grises sur le bord postérieur. Le thorax est grisâtre avec des lignes longitudinales plus sombres, et l’abdomen est brun roux. Les antennes sont brunes, plus claires à leur base.

Coloration : gris et roux.

Comportement : posé sur la végétation, vole assez lentement.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Tipula maxima

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’espèce est présente dans toute l’Europe de l’ouest, jusqu’au Caucase.

HABITAT : zones humides, prairies inondables, à proximité de sources ou de ruisseaux, forêts humide, en montagne particulièrement.

PÉRIODE D’OBSERVATION : avril-mai  à septembre

BIOLOGIE :

Alimentation : se nourrit de débris végétaux.

Reproduction : Les mâles ont l’extrémité de l’abdomen large et carré, les femelles ont l’abdomen qui se termine en pointe avec l’organe de ponte. Les larves se développent dans la boue des bords de ruisseaux, elles atteignent 5 cm.

la tipule géante

la tipule géante

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Haupt, 2000. Guide des Mouches et des Moustiques. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

Le Monde des Insectes : 

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie  :

Diptera Info : 

 



La phasie crassipenne

Cette mouche noire et jaune, aux ailes faisant un angle bizarre butine les ombellifères, sa larve vit en ectoparasite de divers insectes

Ectophasia crassipennis

Ectophasia crassipennis

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Tachinidae

ETYMOLOGIE : Ectophasia = apparaît vers l’extérieur et crassipennis = ailes larges

DESCRIPTION :

Taille : 5 à 9 mm

Forme, allure : mouche trapue avec la tête très large et l’abdomen jaune avec une large bande médiane noire. Les ailes sont fumées avec des tâches foncées. Les tâches des ailes sont petites et bien délimitées chez le mâles, plus étendues et diffuses chez la femelle.

Coloration : abdomen jaune et noir. Thorax jaune à l’avant et noir vers l’arrière.

Comportement

la phasie crassipenne

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Surtout méditerranéenne, présente en Europe (sauf Scandinavie et Grande Bretagne) et en  Asie

HABITAT : prairies fleuries

PÉRIODE D’OBSERVATION : fin d’été à début d’automne.

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent, les larves se nourrissent au dépens de larve d’hémiptères (dont Graphosoma, Eurygaster, Carpocoris, Dolicorys etc.).

Reproduction :

REMARQUES : les tachinaires sont des mouches de taille variable, dont la larve est endoparasite de larves d’insectes (chenilles majoritairement) et quelque fois d’adultes. Soit les œufs sont de très petite taille et sont avalés par l’hôte, soit ils sont gros et sont pondus par la femelle sur ou à proximité de l’hôte.

Ectophasia crassipennis

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Haupt, 2000

Perrier, 1937. Faune de France Illustrée, tome VIII (sous le nom Phasia crassipennis).

L’argiope (Manche Nature), n°71, hiver 2011.

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Diptera Info :   http://www.diptera.info/news.php

La mouche-scorpion

Ce n’est pas une mouche, encore moins un scorpion, c’est un drôle d’insecte avec un long museau et chez le mâle une pince à l’extrémité de l’abdomen.

Panorpa vulgaris, Panorpa communis, Panorpa germanica


Panorpa vulgaris mâle

Panorpa vulgaris femelle

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Mécoptère

Famille des Panorpidae

ETYMOLOGIE :

le nom anglais est « scorpion fly » donc comme en français « mouche scorpion ».

DESCRIPTION :

Taille : ils mesurent entre 18 et 20 mm,

Forme, allure : Son nom de « mouche-scorpion » lui vient de la présence chez le mâle d’une sorte de pince à l’extrémité de l’abdomen, qui est souvent recourbée vers l’avant. Les panorpes ont la tête étirée vers le bas, formant une sorte de rostre.

Panorpa communis mâle

Panorpa communis femelle

Coloration            : Les ailes membraneuses sont tachetées de marques sombres, plus ou moins selon les espèces.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER : chez le mâle : l’extrémité dilatée de l’abdomen

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’espèce est présente dans toute l’Europe, et localement très abondante.

Panorpa germanica mâle

Panorpa germanica femelle

HABITAT : La mouche-scorpion est fréquente et abondante dans les lieux ombragés, les forêts mixtes ou  de feuillus, les endroits plutôt humides comme les bords de ruisseaux, les marécages ou les prés

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les panorpes sont surtout visibles au printemps et en été,

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se nourrissent de nectar et du miellat des pucerons, ils consomment aussi des insectes morts et des débris végétaux.

mouche scorpion (P.germanica) avec sa proie

(il existe 7 espèces en France).

Reproduction : Les mâles et les femelles sont aisés à différencier, le mâle portant cette sorte de pince abdominale, alors que l’abdomen de la femelle se termine en pointe qui constitue l’ovipositeur.

Les œufs sont déposés dans la couche supérieure du sol. La larve possède une sorte d’appendice terminal qui lui sert d’organe de fixation, elle vit dans la terre où elle se nymphose.

REMARQUES : La reconnaissance des espèces est fondée sur l’aspect des ailes (fortement tachetées chez P.vulgaris, peu tachetées chez P.germanica et P.communis), la forme du 6ème segment abdominal et le détail du bulbe génital chez le mâle.

RÉFÉRENCES :

Chinery, 1973 – Chinery, 2004 – Chinery, 2005 – Bellmann, 2006 – Reichholf-Riehm, 1983

excellente clé de détermination sur le Forum « Le monde des Insectes » :

Le fourmilion longicorne

Une allure de libellule au vol ondulant et incertain, l’adulte s’en distingue au premier coup d’œil à ces antennes bien développées. On en compte une quinzaine d’espèce en France.

Distoleon tetragrammicus

fourmilion longicorne

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Neuroptère

Famille des Myrmeleonidae

ETYMOLOGIE : tetragrammicus = avec 4 tâches

DESCRIPTION :

Taille : L’aile antérieure mesure entre 26 et 40 mm, c’est donc un insecte de taille respectable.

Forme, allure : Ce sont des insectes aux ailes membraneuses et nervurées. Ils ont le corps mou. Leur vol n’est pas très assuré, avec des battements lents des ailes qui leur donne une trajectoire un peu chaotique. Ils ne s’envolent pas spontanément lorsqu’on les approche, le décollage étant apparemment un peu  difficile. Au repos, les ailes sont disposées en toit au-dessus du corps. Ils ont des yeux assez gros, l’abdomen est long, et les 4 ailes étroites. Les antennes sont nettement visibles. Le fourmilion longicorne se reconnait aux taches nettes sur les ailes. Etirées au repos, les ailes se terminent en pointe, elles ne présentent qu’une seule nervure transversale entre les nervures radiale et médiane à la base de l’aile postérieure. Comme son nom l’indique, les antennes sont assez longues.

Coloration

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Le fourmilion longicorne est une espèce plutôt méditerranéenne, (Europe méridionale, Maroc, régions bien exposées d’Europe Centrale) mais rencontrée jusqu’au sud de Paris, elle est d’ailleurs protégée comme espèce en voie de disparition en Ile de France.

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larve de Distoleon tetragrammicus

HABITAT :

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les adultes volent de juin à août.

BIOLOGIE :

Alimentation : les larves sont carnivores, les adultes se contentent de pollen quand ils s’alimentent. Le fourmilion doit son nom à l’activité de sa larve qui chasse les fourmis (et d’autres proies marcheuses comme les araignées). La larve est insectivore, mais ne creuse pas d’entonnoir dans le sol sableux. Elle chasse ses proies dans la litière, généralement dans les pinèdes ou les chénaies.

Reproduction

Distoleon tetragrammicus

 

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005

Leraut, 2008

Haupt, 1993

Perrier, 1923. Faune de France Illustrée, tome III. (sous le nom Myrmeleon tetragrammicus).

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