Le rougequeue noir

A l’origine, c’est une espèce montagnarde, mais il a trouvé dans les villages et les villes des parois verticales qui lui conviennent. C’est devenu un habitant commun dans les agglomérations de toute taille où son comportement territorial ne le laisse pas inaperçu.

Phoenicurus ochruros Gmelin,1774

mâle du rougequeue noir

POSITION SYSTÉMATIQUE :

Vertébré, Oiseau, Passériforme

Famille des Turdidae

ETYMOLOGIE :

Phoenicurus veut dire « qui a la queue rouge » et le nom d’espèce ochruros signifie également « à la queue rousse ».

Son nom en anglais est « black redstart ».

le rougequeue noir s’est installé dans les villes et villages

DESCRIPTION :

Taille : il est de la taille du rouge gorge, entre 13 et 14,5 cm.

Forme, allure : le mâle est un petit oiseau noirâtre, plus foncé en période de reproduction et plus grisâtre en hiver, avec une zone plus claire sur l’aile. La femelle est nettement brun gris, et les deux sexes ont la queue et le croupion roux. Les jeunes n’ont pas de zone claire sur l’aile et sont de la même tonalité que les femelles.

Coloration : noir ou brun avec la queue rousse

Comportement : c’est un oiseau nerveux, qui se tient bien droit en agitant la queue.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Phoenicurus ochruros

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : cette espèce est à l’origine une espèce montagnarde. Elle a progressivement colonisé les villages et les villes au XIXème siècle. On le rencontre en Europe de l’ouest, et dans la France entière, mais il est plus rare en Bretagne, bien qu’en expansion vers l’ouest. Il est migrateur au nord de son aire de répartition, et revient très tôt (février – mars). Il est nicheur en France, en Italie, en Espagne, en Grèce.

Il s’agit d’une espèce protégée.

le juvénile de rougequeue noir est clair, comme la femelle

HABITAT : montagnes (jusqu’à 3000 m), parois rocheuses, éboulis, carrières, villes, villages.

PÉRIODE D’OBSERVATION : il est présent chez nous toute l’année, avec un statut de sédentaire, mais en réalité de nicheur et migrateur.

le rougequeue noir se tient perché bien en vue

BIOLOGIE :

Alimentation : c’est un insectivore qui se nourrit des divers insectes, d’arachnides, de myriapodes, régime qu’il complète avec des baies. Il se nourrit le plus souvent au sol, mais peut capturer des insectes en vol.

Reproduction : C’est une espèce territoriale. Le nid est constitué de mousses, d’herbes, de racines et aménagé dans une cavité ou sous un abri. Il occupe aussi les nichoirs ou d’anciens nids d’hirondelles, un simple pot de fleurs peut faire l’affaire. La femelle pond 5 œufs blancs rosés (parfois bleu pâle) en avril. L’incubation dure 13 jours puis les jeunes sont nourris par les deux parents. Leur envol a lieu entre 16 et 20 jours après l’éclosion. Il y a deux ou 3 couvées par an.

le rougequeue noir est à l’origine une espèce montagnarde

REMARQUES : le cri est un « vist » répété, avec des cliquètements. Le chant est sonore, très matinal, comme un bruit de verre pilé en 3 ou 4 parties, émis à partir d’un poste dégagé : cheminée, antenne de télévision.

mâle de rougequeue noir

RÉFÉRENCES SUR LES OISEAUX :

Couzens, 2006. Identifier les oiseaux par leur aspect, leur comportement et leur habitat. Artemis.

Dubois, Le Maréchal, Olioso & Yésou, 2008. Nouvel inventaire des oiseaux de France. Delachaux & Niestlé.

Cugnasse, Maurel & Biau, 2001. Les oiseaux du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc. Editions Rouergue.

Flitti, Kabouche,Kayser & Olioso, 2009. Atlas des oiseaux nicheurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, 2009. Delachaux & Niestlé.

Geroudet, 1963. Les Passereaux II : des mésanges aux fauvettes. Delachaux & Niestlé.

Jonsson, 1994. Les Oiseaux d’Europe, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Nathan.

Mullarney, Svensson, Zetterström & Grant, 1999. Le guide Ornitho. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1924. Faune de France Illustrée, tome X Vertébrés. Delagrave.

Peterson, Mountfort, Hollom & Géroudet, 1994 (1ère édition en 1954). Guide des Oiseaux de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Reade & Hosking, 1968. Les oiseaux, leurs œufs et leurs nids. Nathan.

Vansteenwegen, 1998. L’histoire des oiseaux de France, Suisse et Belgique. Delachaux & Niestlé.

SITES SUR LES OISEAUX :

Les oiseaux de France

L’oiseau libre

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