La guêpe germanique

Avec la guêpe commune, la guêpe germanique est la plus courante des guêpes que l’on rencontre. Les deux espèces sont très proches tant par leur mode de vie que par leur aspect, et elles sont assez difficiles à distinguer l’une de l’autre. Les motifs de la face et du thorax vont y aideront.

Vespula germanica Fabricius,1793.

Vespula germanica

POSITION SYSTÉMATIQUE :

Insecte, Hyménoptère, Apocrite,

Famille des Vespidae.

ETYMOLOGIE :

Vespula est un dérivé de Vespa qui veut dire « guêpe », et germanica signifie « germanique » bien sur.

Le genre Vespa existe aussi et désigne les frelons.

En anglais, elle s’appelle également « german wasp ».

le clypeus de cette guêpe germanique est marqué d’un seul point noir

DESCRIPTION :

Taille : elle est légèrement plus grande que la guêpe commune : les ouvrières mesurent entre 12 et 16 mm, les mâles entre 13 et 17 mm, et les reines entre 17 et 20 mm.

Forme, allure : c’est une guêpe jaune et noire typique, qui ressemble beaucoup à la guêpe commune, Vespula vulgaris. La tête est noire, avec l’échancrure des yeux, les tempes et le clypéus jaunes. Le clypéus est généralement marqué de 3 points noirs disposés en triangle, c’est une des caractéristiques de l’espèce. (parfois il n’y a qu’un seul point). Le prothorax est noir avec des bandes latérales jaunes élargies vers le bas dans leur milieu (autre caractère spécifique). L’abdomen est jaune avec des bandes noires et des points à chaque tergites. La bande noire du premier tergite se prolonge vers l’arrière en « diamant », les autres en triangles. Ces motifs abdominaux sont assez variables et ne permettent pas de distinguer Vespula germanisa et Vespula vulgaris

Coloration : jaune et noire.

Comportement : bien que leur présence soit importune autour de la table en été, cette guêpe n’est pas spécialement agressive, sauf à proximité immédiate du nid.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Vespula germanica

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : cette espèce est présente sur tous les continents. On la trouve dans l’Europe entière à l’exception des territoires les plus septentrionaux, et on la croise partout en France. C’est une espèce très commune.

HABITAT : pas d’habitat privilégié.

PÉRIODE D’OBSERVATION : pratiquement toute l’année, les jeunes reines apparaissent dès le mois de mars et les ouvrières volent jusqu’à mi novembre.

Vespula germanica

BIOLOGIE :

Alimentation : la guêpe germanique est une espèce prédatrice, elles s’attaquent à d’autres insectes. Elles se nourrissent aussi de liquides sucrés, de fruits, de nectar, de miellée.

guêpe germanique

Reproduction : le nid est fondé dès la deuxième quinzaine de mars et jusqu’en avril-mai par une jeune femelle fécondée qui a passé l’hiver à l’abri des intempéries. Il est installé dans le sol à une vingtaine de centimètres de profondeur (terriers de souris ou de taupes) dans un abri protégé de la lumière, dans une cavité sombre. Il est constitué de copeaux de bois arrachés à des piquets de clôtures, des souches, des poteaux, et prend une coloration grise (non pas jaune comme le nid de Vespa vulgaris). Ce nid est constitué de 7 à 8 rayons de 20 centimètres de diamètre, il comporte en moyenne 7500 cellules, parfois davantage. Les petites cellules servent à élever les ouvrières et les mâles, les grandes cellules abritent les larves de futures reines qui apparaissent entre septembre et novembre. Au début de sa construction, les nids ne contiennent que des cellules abritant des ouvrières qui participeront entre autres à son agrandissement. Il y aura environ 8000 ouvrières par saison pour quelques centaines de mâles et de reines. Après l’accouplement qui a lieu en automne, les mâles disparaissent et les jeunes reines fécondées se mettent à l’abri pour passer l’hiver.

Guêpe germanique prélevant des copeaux de bois pour construire le nid.

REMARQUES :

RÉFÉRENCES GÉNÉRALISTES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Brock, 2017. A photographic guide to insects of southern Europe & the Mediterranean. Pisces Publications.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisirs. (d’abord édité chez Solar).

RÉFÉRENCES SUR LES HYMÉNOPTÈRES :

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Berland, 1976. Hyménoptères de France, tome II. Atlas d’entomologie. Boubée.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Zahradnik, 1991. Guide des Abeilles, Guêpes et Fourmis. Les Hyménoptères d’Europe. Hatier.

SITES GÉNÉRALISTES :

Le Monde des Insectes (France – en français)

Les Insectes – site de Alain Ramel (France – en français)

Nature Spot. Recording the wild life of Leicester & Rutland (UK – en anglais)  

Eakringbirds. The website dedicated to Nottinghamshire’s invertebrate fauna (UK – en anglais)

Fauna Europaea (Allemagne – en anglais)

SITES SUR LES HYMÉNOPTÈRES :

Atlas Hymenoptera (Belgique – en français et en anglais)

BWARS (Bees, Wasps & Ants Recording Society) (UK – en anglais)            

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