La pimélie à deux points

Dans les dunes du littoral méditerranéen, on rencontre parfois en grand nombre ces coléoptères noirs et globuleux qui laissent dans le sable la trace de leur passage. Ils font partie des « nettoyeurs des dunes » en consommant des débris végétaux ou animaux.

Pimelia muricata Olivier,1795 (ex. Pimelia bipunctata Solier,1836).

Le ténébrion des sables

Pimelia muricata

POSITION SYSTÉMATIQUE :

Insecte Coléoptère Tenebrionidae

sous-famille des Pimeliinae

ETYMOLOGIE :

Pimelia vient d’un mot grec qui signifie « gras, onctueux ». L’adjectif « muricatus » en latin a deux sens, il veut dire soit « hérissé de pointes », soit « craintif, qui marche comme sur des pointes », les deux versions sont applicables à cette espèce.

Et bipunctata veut dire « avec deux points ».

la pimélie à deux points

DESCRIPTION :

Taille : 13 à 18 mm.

Forme, allure : c’est un coléoptère noir uni, au corps ovoïde et globuleux. L’abdomen est sub-sphérique et plus large que la tête et le pronotum. La tête est enchâssée sous le pronotum et orientée vers le bas. Les antennes sont filiformes et leur longueur équivaut à la moitié de celle du corps. Leur 3ème article, cylindrique, est nettement plus long que les autres. Le pronotum est plus large que long, avec deux points enfoncés (d’où l’ancien nom d’espèce P.bipunctata). Les élytres sont striés (3 stries par élytre, la suture étant elle-même en relief) et les interstries chagrinées. Les élytres sont soudés et cette espèce est inapte au vol. Les pattes sont munies d’épines de grande taille. Les pattes postérieures sont plus longues que les autres. Les tarses ont 5-5 et 4 articles.

le ténébrion des sables

Coloration : noir

Comportement : cette espèce résiste bien aux fortes températures en milieu sec grâce à sa cuticule épaisse, mais aussi grâce à sa capacité à s’enfouir dans le sable.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Pimelia muricata

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : En France, cette espèce est strictement méditerranéenne et a été observée dans 4 départements du littoral : Hérault, Gard, Bouches du Rhône et Var.

HABITAT : c’est une espèce inféodée aux milieux sablonneux et tout particulièrement aux dunes littorales.

Pimelia muricata

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mars à octobre.

BIOLOGIE :

Alimentation : c’est une espèce détritivore, elle consomme des débris animaux et surtout végétaux et fait partie de ceux que l’on nomme les « nettoyeurs ».

face ventrale de Pimelia muricata

Reproduction

REMARQUES : on trouve fréquemment des individus de cette espèce à proximité des nids de fourmis moissonneuses. Ils sont probablement intéressés par les nombreuses graines que ces fourmis abandonnent à l’entrée de leur nid.

2 pimélies (flèches rouges) devant l’entrée d’un nid de fourmis moissonneuses (flèche bleue) avec de nombreuses graines abandonnées par les fourmis (flèche jaune)

RÉFÉRENCES GÉNÉRALISTES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Le Guellec, 2008. Insectes de Méditerranée. Arachnides et Myriapodes. Edisud.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

RÉFÉRENCES SUR LES COLÉOPTÈRES :

Perrier, 1932. La Faune de France Illustrée, tome VI, Coléoptères 2ème partie. Delagrave. (sous le nom Pimelia bipunctata).

SITES GÉNÉRALISTES :

Le Monde des Insectes (France – en français)

Les Insectes – site de Alain Ramel (France – en français)

Fauna Europaea (Allemagne – en anglais)

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