Fiches liées au terme sauterelle verte


Le conocéphale bigarré

Cette sauterelle verte se reconnait à la large bande brune de son thorax et à ses ailes (tegmina) rousses.

Conocephalus fuscus

Conocephalus fuscus femelle

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Orthoptère

Famille des Tettigoniidae

ETYMOLOGIE : Conocephalus = tête conique et fuscus = brun

DESCRIPTION :

Taille : le conocéphale bigarré mesure entre 12 et 17 mm

Forme, allure : sauterelle à tête conique, dont les antennes sont à peu près 3 fois plus longues que le corps. Les ailes sont étroites, et elles atteignent l’articulation du genou des pattes postérieures. Les femelles ont un ovicapte (organe de ponte) rectiligne qui est presqu’aussi long que le corps. Les mâles ont des cerques abdominaux avec une dent vers l’intérieur assez près de leur extrémité.

Coloration : vert pâle avec une bande longitudinale médio-dorsale brune bordée de clair.

Comportement :

Conocephalus fuscus mâle

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : l’espèce est présente dans toute l’Europe occidentale, elle est en extension vers le nord. Parfois en abondance.

HABITAT : prairies humides, marécageuses, roselières, végétation des berges. On le rencontre parfois dans des biotopes plus secs.

PÉRIODE D’OBSERVATION : les adultes sont visibles de fin juillet jusqu’en octobre.

BIOLOGIE :

Alimentation : le conocéphale bigarré se nourrit de graminées et d’autres végétaux. Il consomme aussi de petits insectes.

Reproduction : la femelle dépose ses œufs isolément dans la gaine foliaire des carex. Les œufs sont allongés et blanchâtres.

REMARQUES :

femelle de conocéphale bigarré

RÉFÉRENCES :

Bellmann & Luquet, 2006.

Perrier, 1923. La faune de France Illustrée, tome III. (sous le nom Xiphidium fuscum)

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

La leptophye ponctuée

Une belle sauterelle verte mais toute pointillée, les femelles arborent un impressionnant organe de ponte en forme de sabre aplati et recourbé vers le haut.

Leptophyes punctatissima

Leptophyes punctatissima

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Orthoptère, Tettigonidae

Famille des Phaneropterinae

ETYMOLOGIE :

DESCRIPTION :

Taille : Beaucoup plus petite que la grande sauterelle verte, elle ne mesure que 10 à 14 mm pour les mâles et 12 à 17 mm pour les femelles.

Leptophyes punctatissima femelle

mâle de Leptophyes punctatissima

Forme, allure : Les deux sexes se reconnaissent facilement chez les adultes. Les mâles ont une bande dorsale longitudinale de couleur brune sur toute la longueur de l’abdomen (photo 1). Elle peut se limiter à une ligne très étroite. Le pronotum (corselet) est court, et les ailes sont très réduites et découvertes, elles ne dépassent pas la longueur du pronotum. L’extrémité de l’abdomen possède 2 cerques rectilignes pour leur partie basale, mais recourbés vers l’intérieur pour le dernier tiers. Chez les femelles, les ailes atteignent la moitié de la taille du pronotum (photos 2 et 3). On les reconnait surtout à leur organe de ponte, un long oviscapte aplati latéralement et recourbé vers le haut en forme de faux. Chez les deux sexes, les antennes sont longues, à peu près 4 fois la longueur du corps.

Les adultes arrivent à maturité en juillet-août, période à laquelle on les remarque.

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stade larvaire de Leptophyes punctatissima

juvénile de leptophye ponctuée

Coloration : Sa couleur verte peut varier, plus ou moins claire, ou jaunâtre, mais elle est toujours semée de très nombreux petits points sombres (brun-rouge).

Comportement :

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Leptophyes punctatissima

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : commune en Europe, originaire d’Europe de l’ouest mais introduite partout. Présente dans la France entière.

HABITAT : Cette espèce de sauterelle est très fréquente dans les zones anthropisées, dont les parcs et les jardins. On la trouve aussi dans les lisières de bois, mais dans tous les cas, elle préfère les endroits bien ensoleillés. Elle est fréquente dans de nombreux pays et on soupçonne qu’elle puisse avoir été introduite dans beaucoup d’entre eux via le commerce des plantes de jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de juillet à novembre.

BIOLOGIE :

Alimentation : Contrairement à la majorité des sauterelles, la leptophye ponctuée n’est pas carnivore mais herbivore. Elle se nourrit des feuilles de rosier, de framboisier, mais aussi de trèfle ou de pissenlit.

Reproduction : après l’accouplement, la femelle pond ses œufs sous l’écorce des arbres.

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Bellmann & Luquet, 2006 – Chinery, 2005 – Reichholf-Riehm, 1983

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Orthoptères des Deux-Sèvres

La decticelle bariolée

C’est son pronotum bien contrasté de noir et de blanc qui permet de l’identifier et qui lui a valu son nom vernaculaire. Les mâles et les femelles se différencient très facilement chez les imagos.

Roeseliana roeselii (ex- Metrioptera roeselii)

 

decticelle bariolée


POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Orthoptère

Famille des Tettigonidae, sous-famille des Decticinae

ETYMOLOGIE : Roeseliana et roeselii viennent de A.J.Rosel von Rosenhof, naturaliste allemand.

DESCRIPTION :

Taille : de 14 à 18 mm

Forme, allure : sauterelle assez trapue, longues antennes. Les lobes du pronotum sont très foncés (noir ou brun-sombre) et bordés de blanc-jaunâtre ou de vert clair. Les tegmina sont brunâtres et couvrent la moitié de l’abdomen.

Les femelles ont un organe de ponte (oviscapte) recourbé vers le haut et mesurant 7 à 8 mm.

Les mâles ont des cerques avec une dent interne au niveau du tiers apical.

Coloration : on rencontre des individus verts et d’autres bruns.

Comportement : les decticelles bariolées sont actives durant la journée

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : c’est une espèce commune, présente dans toute l’Europe occidentale.

HABITAT : prairies, principalement humides et très riches en végétation

PÉRIODE D’OBSERVATION : les adultes se rencontrent entre juin-juillet et octobre-novembre.

Roeseliana roeselii femelle

BIOLOGIE :

Alimentation : les decticelles bariolées se nourrissent de graminées, et aussi de petits insectes

Reproduction : la femelle perce une forte tige avec ses mandibules et avec son oviscapte, dépose ses œufs soit isolément, soit par petits groupes.

decticelle bariolée mâle

REMARQUES : une espèce proche, mais méridionale, Metrioptera fedtschenkoi

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Bellmann & Luquet, 2009

Chinery, 2004

Chinery, 2005

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Orthoptères des Deux-Sèvres

La grande sauterelle verte

Elle est vraiment spectaculaire par sa taille. Son homochromisme est presque parfait et elle est difficile à voir lorsqu’elle ne bouge pas. Les femelles sont dotées d’un long organe de ponte appelé oviscapte.

Tettigonia viridissima

Tettigonia viridissima

Tettigonia viridissima

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Orthoptère

Famille des Tettigonidae

ETYMOLOGIE : viridissima = très verte

DESCRIPTION :

Taille : La grande sauterelle verte est l’un des plus grands orthoptères que l’on puisse voir en France. Le mâle mesure entre 28 et 36 mm de longueur, et la femelle est un peu plus grande, de 32 à 42 mm.

Forme, allure : A la différence des criquets dont les antennes sont courtes, les sauterelles ont de longues antennes, celles de la grande sauterelle verte atteignent une fois et demi la longueur du corps. La couleur dominante est le vert, mais le dessus de la tête, le dessus du thorax et la partie supérieures des ailes sont brun-roux. La femelle porte un organe de ponte, l’oviscapte, qui est droit chez cette espèce et atteint l’extrémité des ailes antérieures que l’on appelle les tegminae. Ces tegminae sont sclérifiées et protègent les ailes postérieures, membraneuses, qui servent au vol. Cette espèce de sauterelle vole en effet très bien.

Coloration : entièrement vert avec le dessus de la tête et du thorax roux.

Comportement : La grande sauterelle verte est un insecte chanteur. Ses stridulations se font entendre l’après-midi jusqu’à la nuit. Elles sont puissantes et portent assez loin, c’est un chant haché avec des syllabes par groupes de 2.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : La grande sauterelle verte est commune dans toute l’Europe occidentale, on la rencontre dans la France entière.

HABITAT : Elle colonise de nombreux milieux : endroits ensoleillés, bordures de chemins, pelouses sèches, broussailles, friches. L’espèce fréquente les jardins et les cultures où elle peut être considérée comme bénéfique.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les adultes sont visibles de la mi-juillet jusqu’en octobre.

la grande sauterelle verte

la grande sauterelle verte

BIOLOGIE :

Alimentation : Contrairement aux criquets qui sont phytophages, les sauterelles sont carnivores. Tettigonia viridissima consomme des insectes dont des mouches et des chenilles, il lui arrive de compléter son menu avec des végétaux mais elle ne cause aucun dégât.

Reproduction : Les femelles déposent leurs œufs par groupes ou isolés, au niveau du sol. Ils sont de couleur brun-foncé, très allongés. Le développement des larves dure au moins un an et demi, jusqu’à 5 ans, il y a 7 stades larvaires avant la mue imaginale. Les larves éclosent en avril, elles n’ont pas d’ailes durant les premiers stades de développement.

larve de grande sauterelle verte

larve de grande sauterelle verte

REMARQUES : Sa grande taille et sa couleur verte permettent de l’identifier facilement. Les orthoptères sont des insectes inoffensifs, mais à manipuler avec précaution, la grande sauterelle verte peut mordre avec ses mandibules qui sont puissantes.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Bellmann & Luquet, 2009. Guide des Sauterelles, Grillons et Criquets d’Europe occidentale. Delachaux & Niestlé.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

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Les pages entomologiques d’André Lequet

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Orthoptères des Deux-Sèvres

L’éphippigère des vignes

Une belle sauterelle qui ne peut pas voler, ses ailes sont vestigiales, elle compense en restant bien immobile et sa coloration la rend presque invisible. La femelle est dotée d’un organe de ponte spectaculaire.

Ephippiger ephippiger

Ephippiger ephippiger

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Orthoptère

Famille des Bradyporidae

ETYMOLOGIE : Ephippiger = qui porte une selle

DESCRIPTION :

Taille : Le corps mesure 2 à 3 cm, et l’oviscapte 2 cm à 2,5 cm.

Forme, allure : L’éphippigère des vignes est une grosse sauterelle verte,  l’une de ses particularités est d’avoir des ailes vestigiales qui ne lui permettent pas de voler. L’éphippigère des vignes est aussi remarquable par la taille de ses antennes, aussi longues que le corps, ses longues pattes, et chez la femelle, un long organe de ponte, l’oviscapte ou tarière, en forme de sabre légèrement recourbé vers le haut. Le thorax est recouvert par une sorte de selle, le pronotum, dont les bords sont arrondis chez les représentants du genre Ephippiger.

Coloration : La couleur dominante est le vert, avec des variantes vers le jaune ou le roux, le plus souvent assorti aux plantes sur lesquelles elle se trouve. L’abdomen est rayé vert clair et vert foncé, et l’arrière de la tête est noir.

Comportement : Elle est ainsi très discrète car elle reste immobile ou se déplace lentement. Les orthoptères sont des insectes sonores, l’éphippigère des vignes émet un cri avec deux notes : tsii – zi, et on l’appelle parfois « jeudi », ou tizi. Les mâles et les femelles stridulent.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’éphippigère des vignes est courante en Europe, on peut en principe la rencontrer partout en France, elle est toutefois beaucoup plus fréquente dans le sud.

HABITAT : Son habitat de prédilection est la garrigue, les landes, les maquis, et bien sur, les vignes où elle peut commettre des dégats.

PÉRIODE D’OBSERVATION :

BIOLOGIE :

Alimentation : L’éphippigère des vignes est herbivore, elle se nourrit de feuilles de plantes diverses, de fruits, mais aussi de petits insectes.

Reproduction : La femelle pond ses œufs dans le sol à l’aide de l’oviscapte.

éphippigère des vignes

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann & Luquet, 2009. Guide des Sauterelles, Grillons et Criquets d’Europe occidentale. Delachaux & Niestlé.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1923. La Faune de France Illustrée, tome III, Myriapodes et Insectes Inférieurs. Delagrave.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

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Orthoptères des Deux-Sèvres