Fiches liées au terme punaise rouge et noire


La punaise rouge du chou

C’est une punaise noire et rouge à ne pas confondre avec le gendarme. Plus abondante dans le sud de la France que dans les autres régions, c’est sur les brassicacées qu’on la rencontre, parfois en nombre, comme sa cousine, la punaise du chou.

La punaise décorée

Eurydema ornata et Eurydema ventralis

Nous avons choisi de présenter sur une même fiche ces deux espèces si proches qu’elles sont souvent confondues, y compris dans des ouvrages destinés au grand public.

Eurydema ornata

Eurydema ornata

Eurydema ventralis

Eurydema ventralis

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hémiptère Hétéroptère

Famille des Pentatomidae

ETYMOLOGIE :

Eurydema = corps élargi, et ornata = ornée

Le nom anglais est le même qu’en français : red cabbage bug.

la punaise rouge du chou

la punaise rouge du chou (E.ventralis forme jaune)

DESCRIPTION :

Taille : entre 7 et 8,5 mm

Forme, allure : C’est une punaise de taille modeste, mais à la coloration contrastée. Elle arbore des couleurs variées, souvent rouge avec des taches noires, mais on rencontre des individus dont le fond est orange ou même en grande partie blanc. Le corps est ovale et aplati. La tête est noire. Le pronotum porte 6 taches noires, deux en avant et quatre en arrière. Elle se distingue d’une espèce proche, Eurydema dominulus, par les taches noires de son connexivum (bords de l’abdomen qui dépasse sous les ailes). Autre critère de reconnaissance, le dessus de l’abdomen (caché par les ailes mais visible à l’envol) est noir.

Coloration : rouge, orange ou orange et blanc taché de noir.

Comportement : parfois nombreuses sur les crucifères.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Eurydema ornata

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pour distingue Eurydema ornata et Eurydema ventralis

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présente dans la France entière, elle est beaucoup plus fréquente dans le sud.

HABITAT :on les trouve dans de nombreux milieux pourvu qu’ils soient bien exposés et qu’ils abritent des Brassicacées : garrigues, dunes, friches, parcs, jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : avril à août.

couple d'Eurydema ornata

couple d’Eurydema ventralis

BIOLOGIE :

Alimentation : Comme Eurydema oleracea, cette punaise se rencontre fréquemment sur les brassicacées (d’où son nom de punaise rouge du chou), mais pas uniquement sur les plantes cultivées.

Reproduction : les œufs sont pondus en plaques sur les feuilles, ils ont la forme de petits tonnelets cerclés. La larve du premier stade est noire, elle acquiert une coloration rouge ou orange lors des mues successives.

REMARQUES :

la punaise rouge du chou

la punaise rouge du chou

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Le Guellec, 2008. Insectes de Méditerranée. Arachnides et Myriapodes. Edisud. (attention, l’article porte sur Eurydema ornata, mais la photographie représente Eurydema ventralis).

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Lupoli & Dusoulier, 2016. Les punaises pentatomoidea de France. Éditions Ancyrosoma.

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave. (sous le nom Strachia ornata).

Le Monde des Insectes

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

British Bugs

La punaise de la jusquiame

Au premier abord, on peut la confondre avec le gendarme ou pyrrhocore (voir cette fiche), mais en regardant de plus près, quelques détails permettent de l’identifier.

Corizus hyoscyami

Corizus hyoscyami

Corizus hyoscyami

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hémiptère Hétéroptère

Famille des Rhopalidae

ETYMOLOGIE : Corizus = punaise et hyoscyami = de la jusquiame.

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Corizus hyoscyami

DESCRIPTION :

Taille : de 9 à 12 mm

Forme, allure : punaise allongée, avec une coloration rouge et noire, qui lui fait ressembler au gendarme (voir cette fiche) mais avec une pilosité plus développée. Les tâches noires sont également bien différentes. En particulier, c’est la seule punaise rouge et noire qui a le scutellum rouge.

Coloration : rouge et noire.

Comportement : Cette apparence rouge et noire est une coloration aposématique, associée à un goût et une odeur désagréables produits par des glandes spécifiques.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Corizus hyoscyami

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : espèce assez commune. Présent pratiquement dans toute l’Europe.

HABITAT : endroits exposés au soleil, prairies sèches et herbages, bordures de chemins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de septembre à juillet.

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la punaise de la jusquiame

BIOLOGIE :

Alimentation : se nourrit sur les composées, les ombellifères, les chênes et les molènes.

Reproduction : c’est l’imago qui hiverne. La ponte a lieu au printemps et début d’été. La nouvelle génération apparaît en automne.

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave. (sous le nom Therapha hyoscyami )

Le Monde des Insectes

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

British Bugs

Hétéroptères de Belgique :

 

punaise de la jusquiame

punaise de la jusquiame

Le cercope sanguin, ou cercope rouge sang

Les cercopes sont des punaises mais parmi les Homoptères, comme les cigales elles ont des ailes homogènes et non pas des hémi-élytres.

Cercopis vulnerata

Cercopis vulnerata

Cercopis vulnerata

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Hémiptère, Homoptère

Famille des Cercopidae

ETYMOLOGIE : Cercopis désigne une sorte de cigale et vulnerata signifie blessé

Les anglais le nomment « red and black froghopper », ce qui veut dire, « grenouille sauteuse rouge et noire ».

le cercope sanguin

le cercope sanguin

DESCRIPTION :

Taille : Ce cercope mesure environ 1 cm

Forme, allure : les ailes antérieures ou homélytres sont coriacées et recouvrent les ailes membraneuses. Le cercope sanguin possède trois paires de taches rouges sur les élytres noires, dont la dernière en forme de V.

Coloration : noir et rouge

Comportement : On l’observe souvent par deux, sur les végétaux dont il se nourrit. Capables de voler, les cercopes, lorsqu’ils sont inquiétés préfèrent s’enfuir d’un bond puissant.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Cercopis vulnerata

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Répandu dans toute l’Europe, il est très commun en France

HABITAT : régions boisées, sur les herbes et plantes sauvages des talus bien exposés.

PÉRIODE D’OBSERVATION : visible d’avril à août

Cercopis vulnerata

Cercopis vulnerata

BIOLOGIE :

Alimentation : adultes et larves se nourrissent de sève prélevée par leur rostre piqueur.

Reproduction : Les larves du cercope sanguin ne vivent pas sur les feuilles des végétaux comme celles des autres cicadelles, mais dans le sol, près des racines. Elles sont néanmoins elles aussi recouvertes d’écume.

REMARQUES : Il existe toutefois plusieurs espèces proches, dont le cercope sanguinolent (Cercopis sanguinolenta) et le petit cercope (Cercopis arcuata)

le cercope sanguin

le cercope sanguin

RÉFÉRENCES :

Perrier, 1935, La faune de France illustrée, tome IV Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères.

Chinery, 1973

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Reichhoff-Riehm, 1983

McGavin, 2012

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Dierl & Ring, 2009

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Les pages entomologiques d’André Lequet

British Bugs

Le graphosome italien

Une punaise fréquente l’été et surtout sur les ombellifères. Sa livrée rayée rouge et noire facilite sa détermination.

Graphosoma italicum

Graphosoma italicum

Graphosoma italicum

( Graphosoma lineatum est parfois considéré comme une synonymie, parfois comme une espèce à part).

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Hémiptère Hétéroptère

Famille des Pentatomidae

ETYMOLOGIE : Graphosoma = vient du grec qui veut dire écrire, italicum = d’Italie

en anglais, son nom est « italian striped stink bug », littéralement « punaise puante rayée italienne ».

le graphosome italien

le graphosome italien

DESCRIPTION :

Taille : environ 1 cm

Forme, allure : allure trapue, large écusson (scutellum) recouvrant tout l’abdomen (à cause de ce large écusson, il était autrefois classé parmi les Scutelleridae, en effet chez les Pentatomidae, l’écusson est généralement plus réduit). Les tarses ont 3 articles, les antennes ont 5 articles.  Les graphosomes ont des ailes membraneuses en dessous des hémélytres, elles sont capables de voler.

Coloration : rouge avec des rayures noires longitudinales, 6 sur le corselet (pronotum), et 4 sur l’écusson. Les bords de l’abdomen sont visibles en vue dorsale et sont également rayés rouges et noirs. Coloration très voyante, associée à un très mauvais goût, elle est vite considérée par les prédateurs comme un signal à éviter, on parle de coloration aposématique. Beaucoup d’insectes toxiques sont également rouges et noirs.

Comportement : cherche les endroits chauds et exposés au soleil. Sans être vraiment considéré comme grégaire, le graphosome italien se rencontre souvent en nombres, particulièrement pendant la période de reproduction.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

 Graphosoma italicum

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT :

Présent dans toute l’Europe méridionale et centrale. Présent dans la France entière, mais plus fréquent au sud de la Loire.

HABITAT : prairies, talus.

PÉRIODE D’OBSERVATION : août à juin de l’année suivante

BIOLOGIE :

Alimentation : Le graphosome italien se nourrit de sève, qu’il prélève grâce à son rostre. Il se rencontre souvent sur les ombellifères.

Reproduction : Une parade nuptiale précède l’accouplement. La femelle dépose ses œufs sur les feuilles, par groupes. Elle surveille généralement plusieurs jours les jeunes après leur éclosion. Les Hémiptères sont hétérométaboles, c’est à dire à métamorphose incomplète, les larves rappellent l’allure des adultes et partagent les mêmes biotopes et la même alimentation.  Chez le graphosome italien, la coloration rouge n’apparaît qu’à la dernière mue larvaire, auparavant ils sont bruns, d’une couleur plus homochromique. Il y a 5 stades larvaires au cours desquels les ailes se développent progressivement.

Pour plus de détails, consulter ce lien :

http://www.insectes-net.fr/graphosoma/graphosoma2.htm

accouplement de graphosomes italiens

accouplement de graphosomes italiens

 

larves de Graphosoma italicum

 

 

adulte et larves de graphosome italien

REMARQUES :

Une espèce proche, méditerranéenne, présente une coloration très proche. Il s’agit de Graphosoma semipunctatum, reconnaissable à son corselet ponctué et non rayé.

Graphosoma semipunctatum

RÉFÉRENCES :

Chinery, 1973

Chinery, 2005

Bellmann, 2006

Reichholf-Riehm, 1983

Perrier, 1935

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

British Bugs

Hétéroptères de Belgique

 

Graphosoma italicum

 

graphosome italien

 

accouplement de graphosomes italiens

Le gendarme ou cherche-midi

C’est l’une des punaises les plus répandues, et très facile à identifier. C’est au pied des tilleuls que l’on a le plus de chance de la trouver.

Le suisse

Le pyrrhocore

Pyrrhocoris apterus Linnaeus,1758

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Pyrrhocoris apterus, sur une fleur de mauve

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Hémiptère Hétéroptère

Famille des Pyrrhocoridae

ETYMOLOGIE : Pyrrhocoris = punaise couleur de feu et apterus = sans ailes

nom anglais : fire bug ou « punaise de feu »

Les anglais l’appellent « fire bug », la punaise de feu, qui correspond à son nom de genre. Il est à noter que cette punaise, très répandue et commune en France est très localisée en Grande Bretagne (Devon).

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Pyrrhocoris apterus, femelle

DESCRIPTION :

Taille : entre 10 et 12 mm

Forme, allure : le pyrrhocore est une punaise au corps de forme ovale et aplati. La tête est enchâssée dans le corselet, les hémélytres se croisent sur le dos, et limitent un large triangle, le scutellum. Les antennes ont 4 articles, les tarses ont 3 articles, le rostre a 4 articles. La tête noire avec les yeux rouges, le corselet est noir bordé de rouge. Les Hémélytres sont rouges avec un gros point noir et une tâche noire antérieure plus petite. L’abdomen est noir. Le scutellum est noir également

Coloration : punaise rouge et noire. Il s’agit d’une coloration aposématique qui avertit les éventuels prédateurs du caractère toxique ou nauséabond de cette proie.

Comportement : c’est une espèce grégaire qui apprécie les endroits ensoleillés. Les pyrrhocores ne possèdent pas d’ailes membraneuses, ils sont donc incapables de voler. On le rencontre sous 2 formes : brachyptères, avec des hémélytres courts et sans membrane, et macroptères avec des ailes plus développées.

 

Pyrrhocoris apterus : comportement grégaire

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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Pyrrhocoris apterus

AIRE DE RÉPARTITION , STATUT :

Le Pyrrhocoris apterus est probablement la punaise la plus répandue en Europe, on la trouve d’ailleurs aussi en Asie, en Afrique du Nord et en Amérique Centrale. Espèce présente dans la France entière.

HABITAT : cette espèce vit le plus souvent près du sol, au pied des arbres (souvent sur les malvacées ou les tilleuls).

PÉRIODE D’OBSERVATION : d’août à mai.

accouplement de Pyrrhocoris apterus

accouplement de Pyrrhocoris apterus

BIOLOGIE :

Alimentation : c’est un insecte à l’appareil buccal piqueur-suceur, il se nourrit de sève qu’il puise avec son rostre après avoir piqué la plante. Il se nourrit principalement de plantes de la famille des mauves et aussi des fruits de tilleul. Il peut aussi piquer des insectes morts.

Reproduction : l’accouplement se déroule « en opposition ». La femelle pondra une cinquantaine d’œufs blancs de 1 mm, cachés dans une anfractuosité de l’écorce ou sous des feuilles. Les premiers adultes (imagos) de l’année apparaissent en août.

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adultes et larves de Pyrrhocoris apterus

REMARQUES : les pyrrhocores se nourrissant de sève, bien que réputés inoffensifs pour l’homme, il peuvent, s’ils sont manipulés volontairement ou accidentellement, occasionner des piqures douloureuses, comme en témoignent les nombreux commentaires qui suivent.

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Pyrrhocoris apterus, vue ventrale, le rostre atteint le niveau des pattes médianes.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisirs. (d’abord édité chez Solar).

Fauna Europaea http://www.fauna-eu.org

Le Monde des Insectes    http://www.insecte.org/

La galerie du Monde des Insectes    http://www.galerie-insecte.org/galerie/fichier.php

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie  http://aramel.free.fr/INSECTES01.shtml

Les pages entomologiques d’André Lequet  http://www.insectes-net.fr/index.htm (à lire absolument).

Bug guide http://bugguide.net/node/view/15740

British Bugs  http://www.britishbugs.org.uk/index.html

 

Pyrrhocoris apterus

gendarmes ou cherche-midi

larve de Pyrrhocoris apterus

larve de pyrrhocore