Fiches liées au terme gastéropode


L’escargot petit-gris

Cet escargot est très courant, il est aussi comestible mais il faut respecter les dates d’autorisation de ramassage.

Helix aspersa

escargot petit-gris

POSITION SYSTÉMATIQUE : Mollusque Pulmoné Stylommatophore

Famille des Helicidae

ETYMOLOGIE : Helix = spirale et aspersa = saupoudré

DESCRIPTION :

Taille : Plus petit que l’escargot de Bourgogne (Helix pomatia) l’escargot petit-gris mesure 25 à 35 mm sur 25 à 40 mm pour un poids de 7 à 15 g.

Forme, allure : Comme les autres escargots terrestres, le petit-gris a des tentacules oculaires avec les yeux à leur extrémité. Sa coquille calcaire est bien ronde, avec 4,5 à 5 tours de spires. L’ouverture (péristome) est large, avec une bordure blanche.

Coloration : La coquille est brun clair, mais avec des bandes plus sombres longitudinales.

Comportement : C’est une espèce dont l’activité est essentiellement nocturne.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’escargot petit-gris est présent dans toute l’Europe de l’Ouest et du Sud. En France, elle ne manque que dans le sud-est.

HABITAT : C’est une espèce très répandue, on la trouve dans les jardins, les parcs, les bois, les haies, les dunes.

PÉRIODE D’OBSERVATION :

Helix aspersa

BIOLOGIE :

Alimentation : De régime végétarien, le petit-gris consomme de nombreux végétaux, principalement les orties, mais on ne peut ignorer leurs effets sur les plantes cultivées.

Reproduction : L’escargot petit-gris est hermaphrodite comme les autres escargots terrestres. Lors de l’accouplement, il y a fécondation croisée. La ponte a lieu ensuite dans un trou dans le sol de 4 à 8 cm  de profondeur. Le nombre des œufs pondus est de l’ordre de 85, ils sont blancs d’un diamètre d’environ 3 mm. L’éclosion aura lieu après 12 à 25 jours en fonction de la température. Le développement est direct, ce sont donc de petits escargots semblables aux adultes en miniature qui vont éclore.

REMARQUES : L’escargot petit-gris est l’un des gastéropodes terrestres les plus fréquents. Il appartient aux Mollusques Pulmonés chez lesquels la cavité palléale joue le rôle d’un poumon et permet de respirer l’oxygène gazeux chez des représentants de ce groupe d’origine marine. Cette adaptation leur a permis de vivre en milieu terrestre, mais nécessite une humidité ambiante, le petit-gris résiste mal à la sécheresse.

Il y a plusieurs sous-espèces d’Helix aspersa en Europe. En raison de sa valeur gustative, le petit-gris a fait l’objet d’élevages en milieu contrôlé, l’héliciculture, c’est la sous-espèce algérienne, Helix aspersa maxima (le « gros-gris ») qui a aujourd’hui la faveur des éleveurs.

escargot petit-gris

RÉFÉRENCES :

Kerney & Cameron, 1979. A field guide to the snails of Britain and North-West Europe. Collins.

Perrier, 1930. Faune de France Illustrée, tome IX, Mollusques. Delagrave.

Les escargots européens

The living world of molluscs

La loche rouge

Cette espèce de limace, l’une des plus fréquentes, existe sous plusieurs formes de coloration différente : noire, brune, orangée.

Arion ater

loche rouge

POSITION SYSTÉMATIQUE : Mollusque Gastéropode Pulmoné Stylommatophore

Famille des Arionidae

ETYMOLOGIE :

DESCRIPTION :

Taille : Elle peut mesurer jusqu’à 15 cm, c’est un record, les plus grands individus font généralement 12 à 13 cm.

Forme, allure : Cette espèce est de couleur très variable, ce qui lui a valu d’être décrite sous plusieurs espèces Arion ater pour la forme noire, et Arion rufus pour la forme rouge brique. Toutes les variantes intermédiaires entre ces 2 teintes existent. La peau a un aspect bosselé, l’orifice respiratoire est de grande taille, bien visible au bord inférieur droit. La sole pédieuse qui lui sert à ramper est plus claire que le reste du corps.

Coloration : rouge-orangée ou noire selon la forme. La forme noire (Arion ater ater) est plus fréquente dans le nord de l’Europe, la forme rouge (Arion ater rufus) dans le sud.

Comportement : De mœurs plutôt nocturnes à cause de son besoin d’humidité, elle se déplace en laissant derrière elle une trace de mucus très collant et coloré d’orange pour la forme rouge

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Cette limace est très commune dans toute l’Europe centrale et occidentale, elle manque en Scandinavie.

HABITAT : landes, les prairies, et les jardins bien entendu. On la trouve aussi dans les endroits humides des habitations ou des dépendances.

PÉRIODE D’OBSERVATION :

P1100562

Arion ater rufus

BIOLOGIE :

Alimentation : Son régime alimentaire est assez éclectique, elle se nourrit surtout de végétaux, mais aussi de cadavres, voire de papier. La loche rouge, ou limace rouge (Arion ater rufus) est l’un des habitants les moins populaires de nos jardins, en raison bien sur des dégâts qu’elle commet sur les plantations et principalement les jeunes pousses.

Reproduction : L’accouplement se déroule en suspension dans un voile de mucus, les limaces sont hermaphrodites et la fécondation est croisée. Elles pondent ensuite des œufs ovales de 4 mm sur 5, par paquets de 20 à 50 dans le sol. Elles s’accouplent entre individus de la même couleur.

REMARQUES :

Arion ater ater

 

RÉFÉRENCES :

Kerney & Cameron, 1979. A field guide to the land snails of Britain and North-west Europe. Collins.

L’ambrette

C’est un gastéropode terrestre, qui se rencontre dans les zones humides voire inondables. Sa coquille est très fragile et presque translucide.

Succinea putris

La succinée

Succinea putris

POSITION SYSTÉMATIQUE : Mollusque Gastéropode Pulmoné Stylommatophore

Famille des Succineidae

ETYMOLOGIE : Succinea = qui a la couleur de l’ambre et putris = flasque

DESCRIPTION :

Taille : Leur taille est inférieure à 2 cm, généralement plus grande dans les biotopes humides que dans les endroits plus secs.

Forme, allure  : L’ambrette est un petit escargot de forme allongée qui vit à proximité de l’eau. Chez les succinées, le corps ne peut se rétracter totalement dans la coquille. Celle-ci est brun pâle, fine, et presque transparente laissant voir les organes internes, elle fait 3 tours de spires, le dernier étant très large.

Coloration : brunâtre

Comportement :

ambrette

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : On trouve l’ambrette dans presque toute l’Europe exceptés la ceinture méditerranéenne et le nord de la Scandinavie et des Iles britanniques.

HABITAT : Les ambrettes vivent dans des endroits très humides, marais, prairies humides, rives de cours d’eau ou de lacs.

PÉRIODE D’OBSERVATION : toute l’année.

BIOLOGIE :

Alimentation : herbivore.

Reproduction : Comme les autres escargots terrestres, l’ambrette est hermaphrodite, après l’accouplement qui permet une fécondation croisée, chaque partenaire pond entre 100 et 150 œufs sous forme de masse gélatineuse ovoïde et aplatie. L’éclosion a lieu après 2 semaines.

REMARQUES : Les ambrettes sont parfois parasitées par un ver plathelminthe Leucochloridium paradoxum. Ce ver doit pour se développer parasiter 2 hôtes successifs, l’ambrette et un oiseau. Pour boucler son cycle, après avoir parasité le mollusque, il doit être ingéré par un oiseau. Pour faciliter la chose, il s’installe dans les tentacules de l’ambrette auxquels il donne alors l’apparence d’une chenille colorée. Les mouvements du ver accentuent encore cette ressemblance qui attire l’oiseau prédateur, lequel consomme le tentacule, qui régénère, ce qui permet au ver de recommencer. On peut visualiser la transformation spectaculaire du tentacule de la succinée sur le site Strange Stuff and Funky Things

Succinea putris

RÉFÉRENCES :

Kerney & Cameron, 1979. A field guide to the snails of Britain and North-West Europe. Collins.

Perrier, 1930. Faune de France Illustrée, tome IX, Mollusques. Delagrave.

Les escargots européens

The living wrold of molluscs

L’escargot des dunes

Il pullule littéralement dans les massifs dunaires, et recouvre les tiges des plantes, les piquets de clôture et tout autre support vertical.

Theba pisana

Le limaçon de Pise, la caragouille rosée (Provence), l’hélice de Pise.

Theba pisana

POSITION SYSTÉMATIQUE : Mollusque Gastéropode Pulmoné Stylommatophore

Famille des Helicinae

ETYMOLOGIE : pisana = de Pise.

DESCRIPTION :

Taille : Sa taille reste modeste, guère plus de 2 cm pour les plus grands.

Forme, allure : Il est assez variable d’apparence, très blancs pour les exemplaires trouvés dans la garrigue provençale, plus rayés et sombres pour ceux des dunes du littoral normand. Sa coquille présente 5 à 6 tours de spires et un ombilic (orifice de l’axe d’enroulement) ouvert et visible.

Coloration : escargot blanc avec des rayures dans le sens des spires, brunes ou rosées.

Comportement : Il se déplace la nuit pour se nourrir de végétaux divers. Le jour, on l’observe le plus souvent en rangs serrés sur les tiges des plantes ou d’autres supports verticaux où il se protège de la chaleur du sol et parvient à supporter les rigueurs du soleil, ce qui est assez exceptionnel parmi les gastéropodes terrestres, qui généralement préfèrent les milieux humides. C’est grâce à un film de mucus qui va sécher et obturer la coquille, et que l’on appelle l’épiphragme, que cet escargot évite l’évaporation et sa deshydratation.

escargot des dunes

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Surtout méditerranéen, l’escargot des dunes doit son nom à sa capacité d’avoir colonisé le littoral de toute l’Europe de l’Ouest jusqu’aux Pays-Bas, et c’est dans les massifs dunaires qu’on va le rencontrer fréquemment.

Espèce originaire de la zone méditerranéenne, elle ne s’est pas contentée de coloniser le littoral européen en migrant vers le nord, elle a aussi été introduite accidentellement en Australie, en Californie et en Afrique du Sud, où elle est considérée comme une espèce indésirable.

HABITAT : endroits secs, bien exposés au soleil. Principalement les zones côtières au sens large ; les dunes,

PÉRIODE D’OBSERVATION :

hélice de Pise

BIOLOGIE :

Alimentation : Mollusque typique de la garrigue, on le trouve surtout sur le fenouil et le genêt

Reproduction : Comme les autres escargots, l’escargot des dunes est hermaphrodite et se reproduit par fécondation croisée. Les œufs sont déposés dans le sol.

REMARQUES : il est parfois consommé, pour le goût de fenouil qu’il acquiert en consommant cette plante.

Theba pisana

RÉFÉRENCES :

Kerney & Cameron, 1979. A field guide to the land snails of Britain and North-west Europe. Collins.

Perrier, 1930. La Faune de France Illustrée, tome IX, Mollusques. Delagrave.

Les différentes espèces d’escargots européens

Insectes et autres invertébrés de la garrigue languedocienne

Theba pisana

Escargot des bois, escargot des jardins

Ces deux espèces d’escargot se ressemblent beaucoup, elles présentent une multitude de formes, unies ou rayées sur fond rose, jaune ou brun.

Cepaea nemoralis , Cepaea hortensis

Cepaea nemoralis

Cepaea hortensis

POSITION SYSTÉMATIQUE : Mollusque, Gastéropode, Pulmoné

Famille des Helicidae

ETYMOLOGIE : nemoralis = des bois ; hortensis = des jardins

en anglais, ces escargots sont appelés « white-lipped snail » pour l’escargot des jardins et « brown-lipped snail » pour l’escargot des bois, soit respectivement « escargot à lèvre blanche » et « escargot à lèvre brune », la lèvre étant ici le bord du péristome.

DESCRIPTION :

Taille : 12 à 22mm x 18 à 25 mm pour C.nemoralis, 10 à 17 mm x 14 à 20 mm pour C.hortensis.

Forme, allure : escargot globuleux, avec une coquille spiralée de 5 tours ½.

Coloration : colorations vives et très variées :  jaune, rose, blanc ou rougeâtre, soit unie soit avec une à cinq bandes longitudinales.

Cepaea nemoralis

Cepaea hortensis

On peut distinguer les deux espèces à la coloration du péristome, c’est à dire de l’ouverture arrondie de la coquille. Elle est claire chez l’escargot des jardins Cepaea hortensis et sombre chez l’escargot des bois Cepaea nemoralis.

Comportement : L’un comme l’autre hibernent en s’enfonçant dans le sol, et après avoir fermé la coquille par une cloison de mucus qui de solidifie, l’épiphragme.

Cepaea nemoralis

Cepaea hortensis

DÉTAILS À VÉRIFIER : c’est la couleur du péristome qu’il faut prendre en considération pour différencier les deux espèces.

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : tout le nord–ouest de l’Europe, France dans sa totalité. Ces deux mollusques ont quasiment la même aire de répartition en Europe de l’Ouest, ils sont absent de la zone méditerranéenne, mais vivent jusqu’en Scandinavie, et dans les Iles britanniques.

HABITAT : L’escargot des jardins se rencontre dans les terrains découverts, les prairies, les haies, les dunes, mais aussi les bois ! L’escargot des bois se plait dans les mêmes milieux, peut-être plus couverts et plus humides.

Cepaea nemoralis

Cepaea hortensis

PÉRIODE D’OBSERVATION :

BIOLOGIE :

Alimentation : herbivores

Reproduction : les escargots sont hermaphrodites. Lors de l’accouplement, il y a fécondation croisée. Les œufs sont pondus dans le sol.

REMARQUES : On peut trouver environ 300 espèces de mollusques gastéropodes en Europe. Outre les espèces comestibles les plus connues comme l’escargot de Bourgogne et le petit-gris, il existe des centaines d’espèces de petite taille et très discrètes qui vivent dans le sol, les mousses,  la litière des forêts ou le bois en décomposition.

RÉFÉRENCES :

Kerney & Cameron, 1979 – Mandahl-Barth, 1975