Fiches liées au terme dunes


De la mer jusqu’à l’intérieur des terres, les dunes constituent des écosystèmes aussi particuliers que fragiles. De nombreuses espèces animales s’accommodent de cet environnement à commencer par des espèces inféodées à ces milieux. Vous trouverez ci-dessous, une liste des animaux pouvant être vus dans les dunes. Il s’agit principalement d’insectes (coléoptères, hyménoptères, lépidoptères en tête) mais de nombreux vertébrés (Reptiles, amphibiens, oiseaux, mammifères) forcément attirés par la nourriture ou la nature de l’environnement y sont installés également.


Le criquet des bromes

C’est un criquet très répandu, qui doit son nom à la graminée caractéristique des pelouses où il se complait.

Euchorthippus declivus Brisout de Barnevile, 1848

Le criquet des mouillères

Euchorthippus declivus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Orthoptère Caelifère

Famille des Acrididae

Pour déterminer un criquet, rendez-vous à la page des Acrididae dans la galerie, vous y trouverez une dizaine de clés de détermination téléchargeables.

ETYMOLOGIE :

Chorthippus signifie « cheval des champs » et declivus veut dire « en pente »

Son nom de criquet des bromes vient de sa présence dans les pelouses à graminées dont les bromes.

Les mouillères désignent les parties des champs qui restent humides, ce qui semble bien peu approprié pour cette espèce.

En anglais on le nomme « Jersey grasshopper » ou « sharp tailed grasshopper », le criquet de Jersey ou le criquet à queue pointue.

le criquet des bromes

DESCRIPTION :

Taille : les mâles sont plus petits, ils mesurent entre 15 et 20 mm, contre 21 à 27 mm pour les femelles

Forme, allure : c’est un criquet dont la coloration assez neutre varie moins que chez beaucoup d’autres espèces, il est jaunâtre, beige, verdâtre, mais n’arbore jamais de couleurs vives. La tête est assez grosse et le vertex (front) est en angle obtus. Les yeux sont allongés. Comme chez les autres Chorthippus, les tegmina ont un lobe basal. Les ailes sont légèrement plus courtes (1 à 2 mm) que les tegmina qui sont assez étroits et courts, ils ne dépassent pas la moitié du fémur postérieur chez la femelle, et atteignent le genou de la patte postérieure chez le mâle. Deux bandes latérales brunâtres sont généralement plus visibles chez les femelles. Les carènes latérales du thorax sont droites et parallèles. Outre la taille, on peut distinguer les mâles des femelles à la forme de l’extrémité de l’abdomen : elle est arrondie chez la femelle, et en cône long et pointu chez le mâle.

Coloration : jaunâtre, verdâtre

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Euchorthippus declivus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : il est présent en France, sauf dans le nord et dans l’est du pays. Il est également présent en Suisse. C’est une espèce très commune.

HABITAT : c’est une espèce plutôt mésophile, on la rencontre dans les pelouses à graminées (bromes), les friches, les jachères, mais également les milieux sablonneux comme les dunes.

PÉRIODE D’OBSERVATION :

criquet des mouillères

BIOLOGIE :

Alimentation : les criquets sont végétariens.

Reproduction : les criquets utilisent des signaux sonores pour le rapprochement des sexes lors de la reproduction. Le chant du criquet des bromes est très court : 4 à 6 notes en ¼ à ½ seconde.

REMARQUES :

Euchorthippus declivus

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Bellmann & Luquet, 2009. Guide des Sauterelles, Grillons et Criquets d’Europe occidentale. Delachaux & Niestlé.

Le Monde des Insectes 

La galerie du Monde des Insectes  

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Orthoptères des Deux-Sèvres

Tela orthoptera 

Le crambus des friches

Les Crambus sont de petits papillons que l’on voit s’envoler devant nos pas lorsque l’on marche dans des hautes herbes, et qui se posent sous une feuille quelques mètres plus loin. Celui-ci se reconnaît aux bandes sombres coudées de ses ailes antérieures.

Agriphila geniculea Haworth, 1811

Le crambe à bandes coudées

Le crambus anguleux

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Agriphila geniculea

POSITION SYSTÉMATIQUE :

Insecte, Lépidoptère

Famille des Crambidae

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Agriphila geniculea

ETYMOLOGIE :

Agriphila signifie « qui aime les champs, et geniculea = « géniculé »

En anglais, son nom vernaculaire est « elbow stripe veener », «veener » s’applique aux Crambidae en général qui se plaquent contre les tiges, et « elbow stripe » se traduit par « bande coudée ».

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le crambus des friches

DESCRIPTION :

Taille : l’aile antérieure mesure entre 10 et 13 mm, l’envergure entre 20 et 25 mm.

Forme, allure : au repos, ce crambus se tient avec les ailes étroites et allongées en toit au-dessus du corps. Les ailes antérieures sont couleur sable, plus ou moins pâle selon les individus, et avec un aspect plus ou moins lustré, et sont pointillées de brun. Une raie très claire traverse l’aile antérieure dans toute sa longueur. Il y a deux bandes transversales coudées, la première à la moitié de l’aile antérieure, et qui est épaissie en foncée pour former une tache brun foncé au milieu de l’aile, la seconde, aux ¾ de l’aile et qui est fortement coudée près de l’extrémité de l’aile. La frange apicale de l’aile antérieure est gris métallique.

Coloration : brun sable avec des marques sombres.

Comportement : c’est une espèce nocturne, mais on le voit voler en plein jour lorsqu’on le débusque des tiges de graminées sur lesquelles il est posé. Il est attiré par la lumière.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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Agriphila geniculea

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Cette espèce est présente dans toute l’Europe et le nord de l’Afrique. C’est une espèce commune.

HABITAT : on trouve ce crambe dans toutes les zones herbacées : prairies, landes, jardins, dunes, lisières.

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Agriphila geniculea

PÉRIODE D’OBSERVATION : les imagos volent de fin juillet au début octobre, avec un pic en août.

BIOLOGIE :

Alimentation : la principale plante-hôte des chenilles est Festuca ovina.

Reproduction : c’est la chenille qui hiverne. Elle creuse des galeries dans la base des tiges de Poacées où elle se développe entre fin septembre et début mai.

REMARQUES : D’autres Crambidae, proche du crambus des friches ont fait l’objet d’une fiche sur notre site :

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le crambe à bandes coudées

RÉFÉRENCES :

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Sterling & Parsons, 2012. Field guide to the micro-moths of Great Britain and Ireland. British Wildlife Publishing.

Le Monde des Insectes 

La galerie du Monde des Insectes

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

Papillons de l’Indre

Papillons de Poitou-Charentes 

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français 

Lépidoptères de France méridionale et de Corse

Butterflies and moths of Switzerland

UK Moths  

The moths of Hampshire and Isle of Wight 

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le crambus des friches

 

Le réduve irascible

C’est une punaise de grande taille et très colorée. Son rostre puissant lui sert à tuer les insectes dont elle se nourrit, mais lui permet aussi de se défendre efficacement lorsqu’on la manipule.

Rhynocoris iracundus (non discernable sur photo de R.cuspidatus et de R.rubricus).

Rhynocoris iracundus

Rhynocoris iracundus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hémiptère Hétéroptère

Famille des Reduvidae

ETYMOLOGIE : Rhynocoris veut dire « punaise à nez » et iracundus = en colère.

En toute logique, cette étymologie voudrait que l’orthographe soit Rhinocoris, (cf. Otorhinolaryngologiste) qui est d’ailleurs l’orthographe préconisée par certains auteurs. On ne sait si la forme Rhynocoris est due à une erreur de l’auteur de la détermination, ou de copie ou si l’étymologie fait référence à rhynchos qui signifie bec (cf. ornithorhynque)

Cette espèce est absente de la faune britannique.

le réduve irascible

le réduve irascible

DESCRIPTION :

Taille : c’est une grande punaise, elle mesure entre 14 et 16 mm

Forme, allure : punaise de grande taille de couleur noire et rouge. La tête est pointue, avec un long rostre puissant rouge à la base et noir à l’extrémité. Les antennes sont longues et de couleur noire. Le pronotum noir présente deux protubérances rouges et arrondies à son bord postérieur. Le scutellum est assez petit, noir avec la pointe rouge. La partie sclérifiée de l’hémélytre est rouge et la partie membraneuse noire. Le bord de l’abdomen (connexivum) est rayé noir et rouge. La face ventrale est rouge avec des marques noires. Les pattes sont également noires et rouges.

Une espèce proche, Rhynocoris erythropus a le premier article du rostre noir.

Coloration : rouge et noir

Comportement : ce prédateur se rencontre à l’affut sur des fleurs où viennent se poser des insectes butineurs.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Rhynocoris iracundus

Rhynocoris iracundus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Il s’agit d’une espèce essentiellement méditerranéenne mais que l’on peut rencontrer bien plus au nord dans des endroits fortement ensoleillés. En France, on la trouve principalement dans le midi et dans la vallée du Rhône.

HABITAT : endroits chauds et ensoleillés, garrigues, prairies, bords de chemins, dunes.

PÉRIODE D’OBSERVATION : mai à juillet.

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Rhynocoris iracundus

BIOLOGIE :

Alimentation : les réduves sont des espèces prédatrices, le réduve irascible se nourrit d’insectes qu’il capture à l’affut sur les fleurs.

Reproduction : ce sont les œufs qui hivernent, les larves éclosent au printemps et deviennent adultes en été après 5 stades larvaires.

REMARQUE PRUDENTE : cette espèce est munie d’un rostre puissant et peut infliger des piqures douloureuses, il vaut mieux éviter de la manipuler à main nue.

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le réduve irascible

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Le Guellec, 2008. Insectes de Méditerranée. Arachnides et Myriapodes. Edisud.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisirs. (d’abord édité chez Solar).

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave. (sous le nom Harpactor iracundus).

Le Monde des Insectes

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

La fourmi charpentière

Avec 12 mm de longueur pour les plus grandes ouvrières et 15 mm pour la reine, il s’agit de l’une des plus grandes espèces de fourmis européennes. Elle niche dans le bois mort en colonies qui atteignent les 5000 individus.

Camponotus vagus

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Camponotus vagus, forme ailée

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Hyménoptère Apocrite

Famille des Formicidae

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ouvrière de fourmi charpentière

ETYMOLOGIE

Camponotus signifie « qui connait la plaine » et vagus veut dire « vagabond »

Son nom anglais « carpenter ant » correspond au nom vernaculaire français.

DESCRIPTION :

Taille : les ouvrières présentent un fort polymorphisme, leur taille varie entre 6 et 12 mm, ce qui est fait néanmoins une fourmi de très belle taille.

Forme, allure : Les ouvrières sont entièrement noires, avec de nombreux poils blancs. En vue de profil, le pétiole qui n’a qu’un seul segment est haut et droit. Les cinq segments abdominaux sont visibles. Les individus sexués ont des ailes membraneuses avec peu de nervures, qu’elles perdent après le vol nuptial.

Coloration : entièrement noire

Comportement : c’est une espèce sociale avec des colonies qui dépassent 5000 ouvrières autour d’une reine unique.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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Camponotus vagus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présente dans la France entière, plus abondante dans le sud.

HABITAT : les fourmis charpentières vivent dans le bois mort, mais dans des milieux aussi variés que les zones boisées ou les dunes.

PÉRIODE D’OBSERVATION : toute l’année

BIOLOGIE :

Alimentation : c’est une espèce très éclectique sur le plan alimentaire. Comme toutes les fourmis elles sont attirées par les liquides sucrés.

Reproduction : des individus sexués apparaissent en automne dans la colonie et s’envoleront pour un vol nuptial entre avril et juin de l’année suivante. Les mâles meurent après l’accouplement, les femelles se débarrassent de leurs ailes et recherchent un site pour nicher (dans le bois pour cette espèce). Ces reines fondatrices pondent des œufs qui donneront des ouvrières de plusieurs tailles (minors, médias, majors) qui prennent en charge le fonctionnement de la colonie et nourrissent la reine et les larves. La reine émet une phéromone royale qui informe les ouvrières de sa présence. Lorsqu’elle vieillit cette sécrétion hormonale diminue, et les ouvrières pondent des œufs non fécondés qui donneront des mâles. Ceux-ci s’envoleront pour féconder les jeunes reines produites par d’autres colonies. La mort de la reine chez cette espèce entraine la disparition de la colonie car les ouvrières ne sont plus remplacées.

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Camponotus vagus, ouvrière

REMARQUES :

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ouvrière de Camponotus vagus

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Berland, 1976. Hyménoptères de France, tome II. Atlas d’entomologie. Boubée.

Monnin, Espalader, Lenoir & Peeters, 2013. Guide des Fourmis de France. Belin.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Clé de reconnaissance des fourmis françaises

Le pentatome méridional

Les Carpocoris sont des pentatomes très colorés et faciles à observer. Reconnaître entre elles les 5 espèces de France métropolitaine est plus délicat en raison de leur variabilité, mais il existe une clé qui permet d’y parvenir.

Carpocoris mediterraneus atlanticus

Carpocoris mediterraneus

Carpocoris mediterraneus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Homoptère Hétéroptère

Famille des Pentatomidae

ETYMOLOGIE :

Carpocoris = punaise des fruits et mediterraneus = méditerranéen

DESCRIPTION :

Les 5 espèces du genre Carpocoris en France sont ressemblantes (voir Carpocoris purpureipennis) et parfois délicates à distinguer. Il existe une clé très bien faite : http://hemiptera.free.fr/Carpocoris.html

Taille : la taille est comprise entre 10,5 et 13,5 mm

Forme, allure : les Carpocoris ont une allure classique de Pentatomidae avec des antennes à 5 articles, un large pronotum anguleux et un large scutellum triangulaire. Le pentatome méridional est l’un des plus coloré, avec des variantes mais toujours dans les tons jaune à rouge-orangé. Les dents latérales du pronotum sont aigüe, sa marge latéro-postérieure est droite. Toute la partie dorsale du corps y compris le connexivum est ponctuée. La tête porte 4 lignes noires longitudinales qui se poursuivent sur le pronotum. La base du scutellum porte des taches noires, parfois estompées. Le connexivum apparaît latéralement, avec des taches noires aux angles antérieur et postérieur de chaque segment. Les antennes sont noires, sauf le premier article, petit, qui est orangé.

Coloration : variable dans les tons rouge-orangé et jaune.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : c’est une espèce nettement méditerranéenne, mais qui remonte plus au nord le long du littoral atlantique, ou on la trouve par exemple dans les dunes.

HABITAT :

PÉRIODE D’OBSERVATION : de juin à septembre.

le pentatome méridional

le pentatome méridional

BIOLOGIE :

Alimentation : on trouve généralement ce pentatome sur des fleurs de chardon, d’apiacées ou de scabieuse dont il perfore les graines.

Reproduction

REMARQUES :

Carpocoris mediterraneus

Carpocoris mediterraneus

RÉFÉRENCES :

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Le Guellec, 2008. Insectes de Méditerranée. Arachnides et Myriapodes. Edisud.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Le bembex à rostre

Un bel hyménoptère que l’on rencontre en été dans les dunes ou les sablières. Les femelles creusent le sable avec une vitesse impressionnante.

Bembix rostrata

Bembix rostrata

Bembix rostrata

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère Apocrite

Famille des Crabronidae

ETYMOLOGIE : rostrata = avec un rostre (forme du labre)

En anglais, son nom est « sand wasp », la guêpe du sable.

DESCRIPTION :

Taille : 16 à 22 mm

Forme, allure : allure de grosse guêpe rayée jaune et noire, mais avec les ailes étendues à plat sur le dos. La face est jaune, les yeux sont verts et de grande taille, la lèvre supérieure ou labre a la forme d’un bec allongé. Les pattes sont jaunes et la première paire porte une sorte de peigne qui sert à creuser les galeries dans le sable.

Coloration : jaune et noir

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’espèce est présente en Europe centrale et méridionale, partout en France lorsque l’environnement est favorable, parfois abondante.

HABITAT : endroits sableux bien exposés, principalement les dunes.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de juin à septembre.

le bembex à rostre

le bembex à rostre

BIOLOGIE :

Alimentation

Reproduction : la femelle creuse des galeries d’environ 15 cm dans le sable où elle dépose des diptères de grande taille comme des syrphidés, des asilidés ou des tabanidés. Quand elle a entreposé quelques diptères, elle pond un œuf et ferme le nid pour recommencer ailleurs. La larve éclot rapidement et se nourrit des mouches stockées. La femelle revient régulièrement approvisionner le nid en mouches. Les nids sont généralement regroupés en colonies creusées par 10 à 30 individus.

REMARQUES : chez cette espèce, le dard qui lui sert à tuer les mouches dont elle nourrit ses larves n’est pas assez long pour piquer l’homme.

Bembix rostrata

Bembix rostrata

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisirs. (d’abord édité chez Solar).

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Berland, 1976. Hyménoptères de France, tome II. Atlas d’entomologie. Boubée.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Zahradnik, 1991. Guide des Abeilles, Guêpes et Fourmis. Les Hyménoptères d’Europe. Hatier.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Atlas Hymenoptera (Université de Mons)

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

 

Le collier de corail

C’est un argus de petite taille, fréquent dans les prairies sèches en terrain calcaire. Le mâle et la femelle ont le dessus brun avec des taches oranges.

Aricia agestis

L’argus brun

Aricia agestis

Aricia agestis

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Lépidoptère

Famille des Lycaenidae

ETYMOLOGIE :

En anglais : « brown argus » = argus brun.

DESCRIPTION :

Taille : l’envergure est comprise entre 2,3 et 3 cm.

Forme, allure : les deux sexes sont semblables avec le dessus des ailes brun sombre, et une rangée de taches orangées à la marge des ailes. Le dessous des ailes est brun très clair, avec des points noirs entourés de blanc et une bande de taches orangées à la marge des ailes.

Coloration : brun et orange

Comportement :

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans l’Europe entière, sauf le nord les Iles britanniques et la Scandinavie.

HABITAT : prairies fleuries et bien exposées, généralement en terrain calcaire, dunes.

PÉRIODE D’OBSERVATION : vole de mi-avril à début octobre.

le collier de corail

le collier de corail

BIOLOGIE :

Alimentation : les imagos butinent préférentiellement les fleurs de fabacées.

Reproduction : Il y a deux générations par an (trois dans le sud de l’aire de répartition). La femelle pond sous les feuilles de géraniacées et sur les fleurs d’hélianthème. La chenille est verte et aplatie, elle atteint 13 mm et elle est très homochromique. C’est la chenille qui hiverne. La chrysalide est posée sur le sol, ancrée grâce à un fil de soie.

REMARQUES :

Aricia agestis

Aricia agestis

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2008. Quel est donc ce papillon ? Nathan.

Carter & Hardgreaves, 2008. Guide des chenilles d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Dardenne et al., 2008. Papillons de Normandie et des Iles Anglo-Normandes.

Higgins & Riley, 1975. Guide des Papillons d’Europe. Delachaux & Niestlé. (première édition française en 1971.).

Laplanche & Corge, 2008. Papillons de Méditerranée. Edisud.

Sterry & Mackay, 2004. Papillons.  Larousse.

Tolman & Lewington, 2009. Collins butterfly guide. Collins.

Le Monde des Insectes  

La galerie du Monde des Insectes  

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Papillons Dordogne/Aquitaine 

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français 

Lépidoptères de France

Lépidoptères de France méridionale et de Corse

Butterflies and moths of Switzerland

L’orvet fragile

Serpent de verre, lézard sans pattes, l’orvet n’est en fait ni l’un ni l’autre, ses plus proches parents sont les varans. Se déplaçant lentement dans les herbes hautes, c’est un gros consommateur de limaces, totalement inoffensif et très fragile.

Anguis fragilis

Le serpent de verre

Anguis fragilis

Anguis fragilis

POSITION SYSTÉMATIQUE : Vertébré, Reptile

Famille des Anguidae

ETYMOLOGIE : Anguis = serpent et fragilis = fragile.

Les anglais l’ont baptisé « slow worm », « le ver lent ».

DESCRIPTION :

Taille : peut atteindre 50 cm, souvent moins.

Forme, allure : Bien qu’il s’agisse d’une espèce apparentée aux lézards, l’orvet n’a pas de membres et a une allure serpentiforme. L’aspect est lisse et brillant, la couleur varie entre le brun et le gris. Chez la femelle on observe souvent une ligne dorsale sombre, les mâles ont parfois des points bleus. La queue (lorsqu’elle est entière) est aussi longue que le corps.

Coloration : gris brun.

Comportement : la queue est souvent raccourcie car elle se rompt lorsqu’elle est saisie (autotomie).  L’orvet sort surtout le soir. On le voit parfois s’exposer au soleil, mais il se tient plus fréquemment sous les pierres ou les souches. A la différence des serpents, l’orvet comme les lézards peut fermer les paupières.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans toute l’Europe sauf le sud de l’Espagne et le grand nord.

HABITAT : l’orvet se trouve dans des endroits plutôt humides mais bien exposés où la végétation au sol est abondante : prairies grasses, lisières de bois, bocage, également dans les dunes.

PÉRIODE D’OBSERVATION : dès le printemps lorsque les adultes sortent de leur période d’hivernage.

l'orvet fragile

l’orvet fragile

BIOLOGIE :

Alimentation : les orvets sont principalement des consommateurs de limaces, ils se nourrissent aussi de vers, de cloportes, d’araignées et d’insectes.

Reproduction : l’orvet est ovovivipare, la femelle donne naissance à des jeunes déjà éclos (6 à 12), entre juin et août. L’accouplement se déroule au printemps, lorsque les adultes sortent de leur hivernage.

REMARQUES :

Les données fournies par la biologie moléculaire permettent, par comparaison de leur séquence ADN, de réviser la position systématique des espèces. C’est la cas pour l’orvet que l’on considérait, sur la base de critères morphologiques, plus proche des lézards que des serpents, mais il n’en est rien. L’orvet et les varans qui font partie des Anguimorphes sont plus proches des Ophidiens (serpents) et des Iguaniens (iguanes, caméléons) que des Lacertidés (lézards).

arbre phylogénétique des Squamates

arbre phylogénétique des Squamates

d’après Lecointre et Le Guyader, 2013. Classification Phylogénétique du Vivant, tome 2, p.379. Belin.

cité dans Zoom Nature.

Anguis fragilis

Anguis fragilis

RÉFÉRENCES :

Arnold & Burton, 1978. Tous les Reptiles et Amphibiens d’Europe en couleurs. Elsevier.

Diesener & Reichholf, 1986. Batraciens et Reptiles. Solar/France Loisirs.

Perrier, 1924. La Faune de France Illustrée, tome X. Vertébrés. Delagrave.

Coronella. Herpétofaune de France et d’ailleurs

Serpents de France 

A la découverte des Amphibiens et Reptiles de Lorraine

Le lacon gris souris

Agrypnus murinus (ex- Adelocera murina)

L’adélocère des potagers

Agrypnus murinus

Agrypnus murinus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Coléoptère

Famille des Elateridae

ETYMOLOGIE : Adelocera = antennes cachées, murinus = relatif aux rats

Lacon est terme issu de la mythologie grecque, c’est le nom d’un chien d’Actéon.

le lacon gris souris

le lacon gris souris

DESCRIPTION :

Taille : 11 à 17 mm

Forme, allure : allure typique d’élatéridé (ou taupin) : corps allongé, élytres qui se prolongent vers l’arrière par deux pointes. La couleur de la cuticule est noire sur les élytres et le corselet, mais de fines écailles grises les recouvrent formant des motifs irréguliers. Le pronotum est bosselé vers l’arrière. Les tarses et les antennes sont rougeâtres.

Coloration : noir et gris

Comportement : lorsqu’ils sont sur le dos, les taupins sont capables de se projeter en l’air grâce à l’articulation entre le prothorax et le mésothorax. Le déclic produit s’entend parfaitement.  Lorsqu’on l’inquiète, le lacon gris-souris se laisse tomber et reste immobile en catalepsie.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Agrypnus murinus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : toute la France, espèce commune.

HABITAT : on le rencontre en plaine comme en montagne. Champs, prairies, jardins, forêts, même dans les dunes de bord de mer.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mars à octobre.

BIOLOGIE :

Alimentation : Les larves d’élatéridés se nourrissent généralement de racines.

Reproduction : la femelle pond dans le sol. Les larves sont très allongées (larve « fil de fer »).

Agripnus murinus

Agripnus murinus

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Thomas & Dauphin, 2012. Guide des Insectes et petits animaux du littoral atlantique. Editions Sud-Ouest.

Perrier, 1932. La Faune de France Illustrée, tome VI, Coléoptères 2ème partie. Delagrave. (sous le nom Lacon murinus)

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes 

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

The beetle fauna of Germany  

le lacon gris souris

le lacon gris souris

Le souci

Le souci avec lui, c’est qu’il ne montre jamais le dessus de ses ailes lorsqu’il est posé !

Colias croceus

Colias crocea

Colias crocea

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Pieridae

ETYMOLOGIE : Colias = surnom de Venus et crocea = vêtement de soir couleur safran.

DESCRIPTION :

Taille : l’envergure est comprise entre 4,3 et 5,4 cm

Forme, allure : les ailes sont jaune orangé, avec des tâches noires, et sur la face inférieure des ailes postérieures, une tâche blanche cerclée de brun. Les femelles et les mâles sont différents, certaines femelles sont très claires.  Les femelles ont des tâches jaunes dans la bordure sombre des ailes (sur la face supérieure).

Coloration : jaune

Comportement : le vol est rapide, et lorsqu’il est posé, il replie immédiatement les ailes l’une contre l’autre, sans jamais les ouvrir.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Colias crocea

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : c’est une espèce migratrice du sud de l’Europe jusqu’en Scandinavie. Son aire de répartition semble en expansion. Présent d’Afrique du Nord à toute l’Europe et jusqu’au Moyen Orient.

HABITAT : prairies fleuries, champs de légumineuses (trèfle, luzerne), dunes.

PÉRIODE D’OBSERVATION : fin avril à fin novembre.

le souci

le souci

BIOLOGIE :

Alimentation : les plantes-hôtes de la chenille sont les trèfles, la luzerne, le lotier corniculé

Reproduction : Les œufs sont pondus un par un sur les feuilles des plantes-hôtes. Les chenilles hivernent, elles atteignent 33 mm et sont de couleur verte pointillées de noir, avec une ligne latérale claire avec des points rouges.

REMARQUES : il existe deux espèces proches : Colias alfacariensis, le fluoré et Colias hyale, le soufré.

Colias crocea

Colias crocea

RÉFÉRENCES :

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Carter & Hardgreaves, 2008. Guide des chenilles d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Dardenne et al., 2008. Papillons de Normandie et des Iles Anglo-Normandes.

Higgins & Riley, 1975. Guide des Papillons d’Europe. Delachaux & Niestlé. (première édition française en 1971.).

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave. (sous le nom Colias edusa)

Le Monde des Insectes

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

6 pattes. Les papillons de la Vienne 

Papillons de Poitou-Charentes 

Papillons Dordogne/Aquitaine 

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français 

Butterflies and moths of Switzerland