Fiches liées au terme abdomen jaune et noir


Nombreux sont les insectes qui présentent un abdomen noir et jaune et cela dans plusieurs Ordres différents. Et pour cause ! Les rayures jaunes et noires sont un signal de dangerosité adressé aux prédateurs. A raison, comme pour les guêpes, ou à tort, comme pour les syrphes, c’est un mécanisme de défense qui semble faire ses preuves. Vous retrouverez ci-dessous l’ensemble des insectes présents sur ce site qui arborent cette caractéristique.


Le leptis pointillé

Contrairement au leptis bécasse, le leptis pointillé a les ailes translucides et des points noirs sur l’abdomen. Mais c’est également un chasseur d’insectes qu’il capture en vol.

Rhagio tringarius

DSC01897

Rhagio tringarius (mâle)

POSITION SYSTÉMATIQUE :

Insecte, Diptère, Brachycère

Famille des Rhagionidae

ETYMOLOGIE :

Rhagio signifie « rachis », et tringarius = chevalier.

En anglais, on l’appelle « marsh snipe fly », le leptis bécassine des marais

SONY DSC

femelle du leptis pointillé

DESCRIPTION :

Taille : Ce leptis mesure entre 8 et 14 mm

Forme, allure : c’est une mouche au corps très allongé. Le thorax est brunâtre, avec les angles antérieurs (humérus) jaunes. L’abdomen est cylindrique et se termine en pointe. Il est jaune, avec une ligne centrale formée de taches ou de points noirs de forme variable. L’extrémité de l’abdomen qui correspond aux deux derniers segments, est noire. Les pattes sont longues et fines, avec les fémurs pâles et les hanches rousses (elles sont grises chez l’espèce voisine Rhagio annulatus). Les ailes n’ont pas de taches, contrairement à celles du leptis bécasse (Rhagio scolopaceus), elles sont hyalines, avec un ptérostigma clair et tenues écartées du corps au repos. La cellule anale est ouverte. L’appareil buccal est une trompe allongée et rigide. Les yeux sont gros, et de couleur verdâtre, ils sont contigus chez le mâle et écartés chez la femelle.

Coloration : noir et jaune.

Comportement : les leptis se tiennent le plus souvent posés la tête vers le bas sur un support ensoleillé.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Rhagio tringarius

Rhagio tringarius

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : cette espèce est présente dans la majeure partie de l’Europe, et partout en France. Elle est commune.

HABITAT : on rencontre ce leptis dans les zones de bocage, les endroits plutôt humides, boisés à la végétation dense.

PÉRIODE D’OBSERVATION : les adultes volent de mars à août.

SONY DSC

Rhagio tringarius (femelle)

BIOLOGIE :

Alimentation : les leptis sont des mouches prédatrices, qui capturent des insectes en vol. Ils sont sur ce plan assez proches des Asilidae.

Reproduction : on sait peu de choses de la larve, qui vraisemblablement se développe dans la terre.

REMARQUES :

SONY DSC

le leptis pointillé

RÉFÉRENCES :

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

Le Monde des Insectes  

La galerie du Monde des Insectes  

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

Diptera Info 

La tenthrède de la menthe

Cette tenthrède jaune et noire a des allures de guêpe mais elle est inoffensive car dépourvue d’aiguillon. L’absence de « taille de guêpe » permet d’éviter la confusion.

Tenthredo marginella

SONY DSC

Tenthredo marginella

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Hyménoptère, Symphyte

Famille des Tenthredinidae

ETYMOLOGIE :

marginella est un diminutif de marginata qui veut dire «bordé »

Les Symphytes sont appelés « saw-flies » en anglais, ce qui veut dire « mouches à scie » en raison de la structure de l’organe de ponte.

SONY DSC

la tenthrède de la menthe

DESCRIPTION :

Taille : entre 9 et 12 mm

Forme, allure : cette tenthrède évoque une guêpe par sa coloration jaune et noire, mais comme tous les Symphytes, elle n’a ni « taille de guêpe » ni aiguillon. La tête est noire avec du jaune au niveau du clypeus et à la base des mandibules. Les antennes sont noires mais jaunes à la base, elles ont 9 articles. Le thorax est noir, avec des taches jaunes aux angles du pronotum (les «épaules »). Le scutellum a également une tache jaune. L’abdomen est noir, avec des bandes jaunes sur les tergites 1, 4 et 5. Sur ce dernier, la bande jaune est parfois incomplète. Il y a également du jaune sur le tergite 7, et les deux derniers segments (8 et 9) sont entièrement jaunes. Les pattes sont majoritairement jaune, à l’exception des fémurs qui sont noirs sauf à leur extrémité, et des tarses qui sont noirs également. Les ailes sont légèrement enfumées, et colorées de jaune orangé au niveau du ptérostigma et de la nervure costale. La face ventrale est entièrement noire.

Coloration : noir et jaune

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

SONY DSC

Tenthredo marginella

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : cette espèce est présente dans presque toute l’Europe.

HABITAT : milieux plutôt humides : prairies, bords de chemins, lisières,

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mai à août.

SONY DSC

Tenthredo marginella

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent et préférentiellement les Apiacées (Ombellifères). Les larves se développent sur la menthe et différentes espèces de plantain.

Reproduction : Les femelles de Symphytes ont un organe de ponte en forme de scie avec lequel elles font une incision dans les végétaux pour y pondre leurs œufs. Les larves de Tenthredinidae ressemblent à des chenilles de papillons, elles s’en distinguent par un nombre plus élevé de « fausses-pattes ». Celle de Tenthredo marginella est bleu noir avec une paire de points jaune-clair sur chaque segment.

REMARQUES : Tenthredo marginella appartient à un groupe de Tenthredo qui comprend aussi Tenthredo thomsoni et Tenthredo omissa, ces trois espèces étant délicates à distinguer.

SONY DSC

la tenthrède de la menthe

RÉFÉRENCES :

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Le Monde des Insectes 

La galerie du Monde des Insectes 

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Symphytes, galerie de D & JP Balmer

La xylote indolente

La plupart des Syrphidés sont des espèces mimétiques d’Hyménoptères Apocrites : abeilles, guêpes, bourdons. Mais les xylotes sont plutôt mimétiques d’Hyménoptères Symphytes, ceux-ci étant inoffensifs, on peut se poser la question de l’avantage qu’elles tirent de cette ressemblance.

Xylota segnis

DSC06910

Xylota segnis

POSITION SYSTÉMATIQUE :

Insecte, Diptère, Brachycère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE :

Xylota = qui vit dans les bois et segnis = lent

DSC06916

la xylote indolente

DESCRIPTION :

Taille : elle mesure entre 7 et 11 mm

Forme, allure : c’est une mouche assez grande et au corps allongé. L’abdomen est en grande partie jaune-orange mais noir à l’extrémité. Les pattes sont jaunes et noires. Chez le mâle, les fémurs des pattes postérieures ont une rangée d’épines bien visibles. Les tibias postérieurs sont arqués, c’est plus visible chez les mâles. La face est gris clair et les antennes sont noires. Les mâles se reconnaissent à leurs yeux contigus, ils sont écartés chez les femelles.

Coloration : noir et jaune

Comportement : on la voit davantage sur les feuilles que sur les fleurs. Elle y court d’un sens à l’autre à la recherche de grains de pollen, de miellat ou d’autres particules apportées par le vent.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Xylota segnis

Xylota segnis

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : c’est une espèce commune et largement répartie. On la rencontre dans la France entière et elle est présente dans toute l’Europe.

HABITAT : cette espèce recherche les zones boisées.

PÉRIODE D’OBSERVATION :

la xylote indolente

la xylote indolente

BIOLOGIE :

            Alimentation : l’adulte recherche son alimentation en explorant la surface des feuilles en courant de droite à gauche, il se nourrit de pollen, de miellat et de sève. Les larves se développent dans le bois en décomposition.

Reproduction

REMARQUES :

SONY DSC

Xylota segnis

RÉFÉRENCES :

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Ball & Morris, 2013. Britain’s hoverflies. Princeton University Press.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

Syrphidae Europenses

Syrphidae Polski

Diptera Info

Hoverflies recording scheme

Epistrophe eligans

Cette espèce de syrphe, pourtant commune et aussi voyante qu’une pépite d’or, n’a de nom vernaculaire ni en français, ni en anglais. C’est d’autant plus dommage qu’elle est facile à identifier et aussi facile à photographier.

Epistrophe eligans

Epistrophe eligans

Epistrophe eligans

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Diptère, Brachycère

Famille des Syrphidae

ETYMOLOGIE : Epistrophe signifie qui a des bandes sur le dessus et eligans = élégant

DESCRIPTION :

Taille : entre 6,5 et 10 mm

Forme, allure : C’est une mouche de taille moyenne, qui frappe par son aspect brillant et sa couleur bronze doré. Le thorax est foncé avec des reflets métalliques, le scutellum est jaune d’or. L’abdomen noir, présente deux taches jaunes plus ou moins triangulaires sur le deuxième tergite, et une bande transversale jaune sur le troisième. La face est jaune. Les mâles ont les yeux contigus sur le dessus de la tête, chez les femelles ils sont écartés.

Coloration : noir et bronze

Comportement : comme tous les Syrphidae, l’ Epistrophe eligans est capable de vol stationnaire. Les mâles peuvent former des essaims et sont territoriaux vis à vis en particulier de places exposées au soleil.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

caen jp

caen jp

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : c’est une espèce commune, parfois abondante. Il est présent dans l’Europe entière.

HABITAT : ce syrphe apprécie les endroits boisés, parcs, jardins même en ville, bocage, forêts.

PÉRIODE D’OBSERVATION : il est visible de mars à août avec un pic en mai.

Epistrophe eligans

Epistrophe eligans

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent les fleurs de nombreuses plantes. En ce qui concerne les larves , comme chez d’autres Syrphidae elles sont aphidiphages et se nourrissent donc de pucerons sur divers arbres et arbustes : sycomore, aulne, arbres fruitiers, ronce, aubépine etc..

Reproduction

REMARQUES : cette espèce a apporté sa contribution au suivi du réchauffement climatique. Il a en effet été observé que les larves éclosent plus tôt qu’il y a 20 ans.

Epistrophe eligans

Epistrophe eligans

RÉFÉRENCES :

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Ball & Morris, 2013. Britain’s hoverflies. Princeton University Press.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

Syrphidae Europenses

Syrphidae Polski

Diptera Info

Hoverflies recording scheme

 

Le cercéris des sables

Les cercéris sont des guêpes fouisseuses spécialisées dans la capture de charançons. Les femelles les paralysent par une piqure, puis les enterrent avec leur œuf. La larve à l’éclosion aura à sa disposition de la nourriture encore fraiche.

Cerceris arenaria

Cerceris arenaria

Cerceris arenaria

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Hyménoptère, Apocrite

Famille des Crabronidae

ETYMOLOGIE :

Cerceris est le nom latin d’un oiseau (?), et arenaria = du sable.

En anglais, son nom est « sand tailed digger » : qui creuse le sable avec sa queue (pygidium).

DESCRIPTION :

Taille : entre 11 et 15 mm, c’est la plus grande espèce du genre Cerceris. Les femelles sont plus grandes que les mâles.

Forme, allure : les cercéris ont une allure de guêpe jaune et noire, mais leurs ailes ne sont pas repliées au repos dans le sens de la longueur. Elles sont étalées et souvent dressées pour permettre un envol rapide, elles ont les cellules cubitales 2 et 3 sont pétiolées. On reconnaît rapidement les cercéris aux constrictions de leur abdomen au niveau de la jonction entre les segments, ce qui donne un aspect « boudiné ». Le tégument apparaît épais et ponctué. Chez le cercéris des sables, la face (clypeus) est jaune, le reste de la tête est noir. Les antennes sont noires avec la base du flagelle plus claire. Le thorax est noir avec des taches jaunes et l’abdomen noir avec une bande jaune transversale à chaque segment, celle du tergite 2 est la plus large, et elle est échancrée au milieu. A l’extrémité de l’abdomen, le pygidium apparaît nettement aplati, il sert à creuser le sable. Les pattes sont jaunes et noires.

Coloration : jaune et noir

Comportement : les Crabronidae sont des guêpes fouisseuses, proches des Sphecidae. La femelle capture des insectes qu’elle paralyse en piquant leurs centres nerveux, qu’elle enterre et sur lesquels elle pond.

Les nids sont généralement regroupés en « bourgades ».

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Cerceris arenaria

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : espèce répandue, présente dans la France entière et dans une grande partie de l’Europe.

HABITAT : zones dégagées, bien exposées et avec un sol meuble.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mai à septembre.

le cercéris des sables

le cercéris des sables

BIOLOGIE :

Alimentation : les larves se nourrissent des charançons capturés et paralysés par la femelle. Les adultes consomment du pollen et du nectar.

Reproduction : la femelle creuse une galerie qui émerge à la surface sous la forme d’un petit volcan. Elle capture spécifiquement des Coléoptères Curculionidae qu’elle transporte en vol jusqu’au nid.

REMARQUES : J.H.Fabre a consacré plusieurs chapitres du premier tome de ses « Souvenirs Entomologique » aux cercéris.

Cerceris arenaria

Cerceris arenaria

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Paulian, 1971. Atlas des larves d’insectes de France. Boubée.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisirs. (d’abord édité chez Solar).

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Berland, 1976. Hyménoptères de France, tome I. Atlas d’entomologie. Boubée.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Zahradnik, 1991. Guide des Abeilles, Guêpes et Fourmis. Les Hyménoptères d’Europe. Hatier.

Le Monde des Insectes 

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Eakringbirds

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

La graphomye tachée

C’est une mouche de forme trapue, assez commune sur les fleurs d’apiacées (ombellifères) en particulier. Le mâle et la femelle sont très différents.

Graphomya maculata

La graphomyie tachetée

Graphomya maculata, mâle

Graphomya maculata, mâle

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Muscidae

ETYMOLOGIE : Graphomya = mouche écrite (cf. les tâches abdominales) et maculata = maculé.

DESCRIPTION :

Taille : 6 à 9 mm

Forme, allure : l’allure est trapue, la tête est grosse, les yeux velus. L’abdomen paraît court et aussi large que le thorax. Celui-ci est noir, mais avec une pruinosité grise. Il y a 4 bandes noires longitudinales sur ce thorax. Le mâle a l’abdomen jaune orangé, avec des tâches noires. La femelle est à dominante noire et grise. Les ailes du mâle sont largement teintées de jaune, seulement à la base chez la femelle. La quatrième nervure longitudinale est recourbée vers l’avant.

Coloration : noir et gris, de l’orangé chez le mâle.

Comportement : butine les ombellifères en particulier.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Graphomya maculata

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présente dans toute l’Europe, c’est une espèce commune.

HABITAT : zones humides, végétation du bord de l’eau.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mai à octobre.

la graphomye tachée

la graphomye tachée

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent, les larves sont prédatrices d’autres diptères.

Reproduction : les larves se développent dans les terrains humides, la boue des mares.

REMARQUES :

Graphomya maculata, femelle

Graphomya maculata, femelle

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Haupt, 2000. Guide des Mouches et des Moustiques. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Diptera Info

L’hélophile suspendu

C’est un superbe syrphidé. Dans les prairies humides on peut en voir un tous les mètres.

SONY DSC

Helophilus pendulus

Helophilus pendulus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Sylphidae

ETYMOLOGIE : Helophilus = qui aime les marais, et pendulus = sui semble suspendu (allusion au vol sur place).

En anglais, il se nomme « marsh hoverfly », le syrphe des marais.

SONY DSC

l’hélophile suspendu

DESCRIPTION :

Taille : 11 à 13 mm

Forme, allure : grosse mouche avec le thorax noir rayé longitudinalement de 4 bandes jaune-clair. Le scutellum est brun-rouge. L’abdomen et jaune ocre et noir, formant des bandes transversales. Les yeux sont séparés chez les deux sexes. Les antennes sont noires avec l’arista jaune. La face, jaune, présente une large bande faciale noire. Les tarses antérieurs sont noirs. L’extrémité des fémurs postérieurs est jaune-orangé, les tibias postérieurs sont arqués et jaune-rouge à leur base.

Coloration : tonalité générale jaune et noire.

Comportement : capable de vol stationnaire. Souvent immobile au soleil.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Toute l’Europe jusqu’au Nord des Iles Britanniques. Très répandu.

HABITAT : prairies humides, prés inondables, fossés.

PÉRIODE D’OBSERVATION : avril à octobre

Helophilus pendulus

Helophilus pendulus

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se nourrissent de pollen et de nectar. Les larves sont aquatiques, ce sont des larves « queue de rat » comme celles des éristales, qui se développement dans les eaux chargées de matière organique, leur siphon postérieur leur permet de respirer à la surface.

Reproduction : l’accouplement a lieu sur les feuilles.

Helophilus pendulus

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Haupt, 1993. Guide des Mille-Pattes, Arachnides et Insectes de la région méditerranéenne. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Ball & Morris, 2013. Britain’s hoverflies. Princeton University Press.

Haupt, 2000. Guide des Mouches et des Moustiques. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1937. La Faune de France Illustrée, tome VIII, Diptères, Aphaniptères (par Séguy). Delagrave.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Syrphidae Europenses

Syrphidae Polski

Diptera Info

Helophilus pendulus

 

hélophile suspendu

La phasie crassipenne

Cette mouche noire et jaune, aux ailes faisant un angle bizarre butine les ombellifères, sa larve vit en ectoparasite de divers insectes

Ectophasia crassipennis

Ectophasia crassipennis

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Tachinidae

ETYMOLOGIE : Ectophasia = apparaît vers l’extérieur et crassipennis = ailes larges

DESCRIPTION :

Taille : 5 à 9 mm

Forme, allure : mouche trapue avec la tête très large et l’abdomen jaune avec une large bande médiane noire. Les ailes sont fumées avec des tâches foncées. Les tâches des ailes sont petites et bien délimitées chez le mâles, plus étendues et diffuses chez la femelle.

Coloration : abdomen jaune et noir. Thorax jaune à l’avant et noir vers l’arrière.

Comportement

la phasie crassipenne

DÉTAILS À VÉRIFIER :

SONY DSC

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Surtout méditerranéenne, présente en Europe (sauf Scandinavie et Grande Bretagne) et en  Asie

HABITAT : prairies fleuries

PÉRIODE D’OBSERVATION : fin d’été à début d’automne.

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent, les larves se nourrissent au dépens de larve d’hémiptères (dont Graphosoma, Eurygaster, Carpocoris, Dolicorys etc.).

Reproduction :

REMARQUES : les tachinaires sont des mouches de taille variable, dont la larve est endoparasite de larves d’insectes (chenilles majoritairement) et quelque fois d’adultes. Soit les œufs sont de très petite taille et sont avalés par l’hôte, soit ils sont gros et sont pondus par la femelle sur ou à proximité de l’hôte.

Ectophasia crassipennis

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Haupt, 2000

Perrier, 1937. Faune de France Illustrée, tome VIII (sous le nom Phasia crassipennis).

L’argiope (Manche Nature), n°71, hiver 2011.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Diptera Info :   http://www.diptera.info/news.php

Le cordulegaster annelé

Une grande libellule qui se laisse néanmoins approcher.

Cordulegaster boltonii

Cordulegaster boltonii

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Odonate Anisoptère

Famille des Cordulegastridae

ETYMOLOGIE : Cordulegaster = abdomen en massue, boltonii = de Bolton

DESCRIPTION :

Taille : 74 à 80 mm pour les mâles (ailes postérieure de 40 à 47 mm) et 80 à 85 mm pour les femelles (aile postérieure de 45 à 51 mm)

Forme, allure : grande libellule (elle est aussi grande que l’Anax imperator). On peut voir une marque jaune en croissant le long du bord postérieur du premier segment abdominal.

Coloration : l’abdomen est noir avec des marques jaunes assez étroites. Les yeux sont verts et se touchent en un point sur le dessus de la tête (c’est le critère de reconnaissance des Cordulegaster).

Comportement : les mâles volent bas et lentement au ras de l’eau. L’espèce est peu farouche, et se laisse approcher.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

DSC00601

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : une grande partie de l’Europe occidentale sauf le nord.

HABITAT : sources, cours d’eau permanents, petites rivières dans un environnement boisé ou de lande.

PÉRIODE D’OBSERVATION : fin mai à fin août.

BIOLOGIE :

Alimentation : les libellules chassent en vol des insectes.

Reproduction : les femelles ne s’approchent des cours d’eau que pour l’accouplement et la ponte. Lors de la ponte elles volent sur place au-dessus de l’eau, l’abdomen vertical, et elles piquent le substrat de façon répétitive.

La vie larvaire dure de 3 à 7 ans.

le cordulegaster annelé

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Bellmann, 2007

Chinery, 1973

Chinery, 2004

Chinery, 2005

McGavin, 2012

Reichhoff-Riehm, 1983

D’Aguilar & Préchac, 1985

Djikstra, 2010

Perrier, 1923, La faune de France illustrée (sous le nom de Cordulegaster annulatus)

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Libellules de France et d’ailleurs

Gomphus


La tachinaire hérissonne

Cette mouche noire et jaune, hirsute, vit aux dépends des noctuelles, en effet sa larve est un parasite des chenilles de ces papillons.

Tachina fera

La tachinaire sauvage

L’échinomyie sauvage.

 

Tachina fera

Tachina fera

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Diptère

Famille des Tachinidae

ETYMOLOGIE : Tachina = rapide (qui marche vite) et fera = sauvage, cruel.

la tachinaire hérissonne

la tachinaire hérissonne

DESCRIPTION :

Taille : environ 1,5 cm ( de 9 à 16 mm)

Forme, allure : allure assez trapue, avec des poils grossiers sur l’abdomen d’où la comparaison avec le hérisson. Le thorax à dominante noire est velu, l’abdomen jaune avec une bande noire longitudinale et médiane

Coloration : La tachinaire hérissonne est une mouche jaune et noire

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

SONY DSC

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : La tachinaire hérissonne est présente dans presque toute l’Europe, mais plus commune dans le sud.

HABITAT : On la trouve dans les bois, les endroits humides, les plantes de bord de l’eau.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Les adultes sont visibles d’avril à octobre.

l'échinomyie sauvage

l’échinomyie sauvage

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes se nourrissent de nectar et de miellat.

Reproduction : Les œufs sont pondus sur des fleurs dont se nourrissent des papillons noctuidés (Lymantria dispar, Lymantria monacha, Agrotis), la larve s’accroche aux œufs des papillons et parasite la chenille à l’éclosion. Parfois, les œufs sont pondus directement sur des chenilles non velues, les larves pénètrent dans la chenille pour se nourrir du corps adipeux puis des autres organes.

REMARQUES : Les tachinaires sont au stade larvaire des endoparasites de chenilles ou d’autres larves d’insectes. Il en existe environ 500 espèces en Europe.

Tachina fera

Tachina fera

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006

Chinery, 2004

Chinery, 2005

Haupt,  2000

McGavin, 2012

Reichhoff-Riehm, 1983

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Diptera Info