Quel est cet animal vous aide à déterminer les animaux de tout genre que vous pouvez rencontrer en France et en Europe.
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Le goéland cendré

Plus petit que le goéland argenté il a aussi la tête plus ronde. C’est surtout un visiteur d’hiver sur nos côtes ou sa nidification est rare, il niche en Europe du Nord, au Danemark en particulier. Comme tous les laridés, il change de plumage au cours de sa vie et des saisons.

Larus canus Linnaeus,1758

Le goéland cendré a le bec et les pattes jaune verdâtre. Tarbet (Ecosse) 26/07/2011.

POSITION SYSTÉMATIQUE :

Vertébré, Oiseau, Charadriiforme,

Famille des Laridae

ETYMOLOGIE :

Larus vient du mot grec qui désigné la mouette, canus vient du latin est signifie « blanc argenté ».

Pour les anglais, il se nomme « common gull », la mouette commune.

La distinction en français entre mouette et goéland est tout à fait arbitraire. De façon générale, le terme de goéland s’applique aux plus grands et le terme de mouette aux plus petits et plus fins.

Le goéland cendré (à gauche) est un peu plus grand que les mouettes rieuses. Benouville (14) 29/01/2011.

DESCRIPTION :

Taille : il est plus petit que le goéland argenté auquel il ressemble, et légèrement plus grand que la mouette rieuse, sa taille est comprise entre 40 et 46 cm, pour une envergure de 108 à 119 cm. Il pèse entre 335 et 450 grammes.

Forme, allure : les Laridés sont facilement reconnaissables en tant que tels, mais plus difficiles à distinguer les uns des autres, et tout spécialement les juvéniles. En effet, avant d’arborer leur plumage adulte, les laridés passent par un ou plusieurs plumages de type « immature ». Ils peuvent donc avoir 2 phases (immature + adulte), trois phases (immatures de première et de deuxième année + adulte) ou quatre phases (trois immatures + adultes) selon les espèces. Entre ces phases, l’oiseau mue, perd progressivement son ancien plumage au profit du nouveau. Le goéland cendré présente trois phases (2 plumages immatures + plumage adulte).

Adultes en hiver : le manteau est gris, un peu plus foncé que celui de la mouette rieuse avec laquelle on le voit souvent. La tête, le cou et le ventre et la queue sont blancs, avec des stries brunâtres sur la tête et le cou. Les rémiges primaires ont la base grise et l’extrémité noire avec une tache blanche. Les rémiges secondaires sont grises avec la pointe blanche.

Les ailes du goéland cendré se terminent par une tache blanche. Franceville (14) 25/12/2019.

Entre mars et mai, le goéland cendré subit une mue partielle. Son bec devient gris verdâtre avec la pointe jaune, les pattes sont jaunes verdâtres et l’iris de l’œil brun jaunâtre.

Adulte nuptial : la tête et le cou sont totalement blancs, anneau orbital devient rouge.

De juin à octobre, le goéland cendré réalise une mue complète qui se termine par le plumage d’adulte en hiver.

Les goélands cendrés recherchent les coquillages échoués sur les plages de sable. Franceville (14) 25/12/2019.

Juvénile première année : les juvéniles ont la première année le dessus du bec et la gorge blancs. Le manteau est brun avec des motifs en écailles. Le ventre est gris clair tacheté de brun. Les rémiges externes sont brun foncé, et les autres rémiges brunes à pointe grise. La queue est blanchâtre avec une barre noire terminale. Le bec est couleur chair à la pointe brun noir. Les pattes sont roses.

Goéland cendré, juvénile de deuxième année. Franceville (14) 25/12/2019.

Entre juin et octobre, le juvénile effectue une mue partielle.

Au cours du premier hiver apparaissent quelques plumes blanches ou grises.

Juvénile 2ème année, été : le manteau est presque entièrement gris, et le dessous moins tacheté. Les ailes et la queue sont semblables au premier été.

Juvénile 2ème hiver : l’oiseau a quasiment acquis son plumage adulte, il a encore des taches brunâtres sur les couvertures alaires, sous les ailes, au niveau de la nuque et de la poitrine. Le bec est gris avec une barre foncée avant l’extrémité jaune. Les pattes sont grises.

Au cours de l’été suivant, l’oiseau arbore son plumage adulte nuptial.

Coloration : gris et blanc.

Comportement : le goéland cendré s’aventure souvent dans les terres.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Larus canus. Bernières (14) 06/01/2020.

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent en Europe du Nord ouest. Nicheur en Europe du nord. Il est en expansion vers le sud depuis le début du XXème siècle à partir des colonies du Danemark et des Pays Bas.

HABITAT : zones marines littorales, estuaires, ports, marais littoraux.

Goéland cendré adulte en hiver. Le Home Varaville (14) 17/02/2020.

PÉRIODE D’OBSERVATION : en France, comme en Belgique, c’est une espèce commune lors du passage migratoire entre fin août et avril. C’est un visiteur d’hiver (il est nicheur très rare). Il est moins fréquent entre mai et juillet, où l’on peut rencontrer des estivants non nicheurs.

BIOLOGIE :

Alimentation : comme les autres goélands, le goéland cendré est détritivore. Il se nourrit de tout ce qu’il trouve, animaux morts ou vivants (insectes, crustacés, mollusques, annélides marins ou terrestres), algues, mousses, graines.

Goéland cendré, juvénile de première année. Le Home Varaville (14) 17/02/2020.

Reproduction : le goéland cendré niche le long des côtes marines, dans les marais côtiers, sur les berges des estuaires. La nidification a lieu en Irlande, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, au Danemark, et sur les côtes de la Mer du Nord et de la Baltique. Elle se déroule soit en colonie, soit de façon isolée. Le nid est installé sur la végétation basse. La ponte a lieu entre fin avril et mai, elle comprend en général trois œufs (entre 2 et 4). Les œufs mesurent 58 mm sur 41 mm, ils sont brun verdâtre avec des taches irrégulières foncées. L’incubation dure environ 28 jours, seule la femelle couve. Le poussin quitte le nid dès le premier jour et vole au bout de 5 semaines.

REMARQUES : il existe plusieurs sous-espèces, celle qui nous concerne en Europe de l’Ouest est Larus canus canus.

RÉFÉRENCES SUR LES OISEAUX :

Couzens, 2006. Identifier les oiseaux par leur aspect, leur comportement et leur habitat. Artemis.

Dubois, Le Maréchal, Olioso & Yésou, 2008. Nouvel inventaire des oiseaux de France. Delachaux & Niestlé.

Fitter & Roux, 1971. Guide des oiseaux. Sélection du Reader Digest.

Geroudet, (1959). Les palmipèdes. Delachaux & Niestlé.

Harris, Tucker & Vinicombe, 1992. Identifier les oiseaux. Comment éviter les confusions. Delachaux & Niestlé.

Harrison, 1975. A field guide to the nests, eggs and nestlings of British and European Birds. Collins.

Hellio & Van Ingen, 1992. Les oiseaux de Brenne. Editions de la Nouvelle République.

Isenmann,1993. Les oiseaux de Camargue. SEO ed.

Jonsson, 1994. Les Oiseaux d’Europe, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Nathan.

Mullarney, Svensson, Zetterström & Grant, 1999. Le guide Ornitho. Delachaux & Niestlé.

Olioso, 1996. Oiseaux de Vaucluse et de la Drôme provençale. C.R.O.P. & C.E.E.P

Perrier, 1924. Faune de France Illustrée, tome X Vertébrés. Delagrave.

Peterson, Mountfort, Hollom & Géroudet, 1994 (1ère édition en 1954). Guide des Oiseaux de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Reade & Hosking, 1968. Les oiseaux, leurs œufs et leurs nids. Nathan.

Vansteenwegen, 1998. L’histoire des oiseaux de France, Suisse et Belgique. Delachaux & Niestlé.

Vlassis, 1990. Oiseaux en Camargue. Edisud.

SITES SUR LES OISEAUX :

Les oiseaux de France

L’oiseau libre

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