La sylvaine

Ces hespéridés ont au repos une position un peu curieuse car les ailes ne se rabattent pas dans un même plan. Plusieurs espèces se ressemblent beaucoup.

Ochlodes sylvanus (ou Ochlodes venatus)

Ochlodes sylvanus

Ochlodes sylvanus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Lépidoptère

Famille des Hesperidae

ETYMOLOGIE : sylvanus = des bois

Ochlodes venatus

Ochlodes venatus

DESCRIPTION :

Taille : La sylvaine est un papillon assez petit, de 2,5 à 3,5 cm d’envergure

Forme, allure : Le dessus des ailes est roux-orangé, plus ou moins foncé. Les ailes sont rousses bordées de brun plus foncé sur l’extérieur, avec une ligne noire marginale. C’est sa position au repos qui est le critère le plus pertinent pour la reconnaître ; en effet, elle n’a les ailes ni étalées, ni collées, au repos. Les ailes antérieures sont un peu dressées et les ailes postérieures dépassent horizontalement. En fait, les 2 paires d’ailes au repos ne sont pas dans un même plan.

Coloration : papillon roux orangé.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : C’est une espèce répandue, voire commune. C’est en tout cas la plus répandue des espèces d’hespéries en France.

HABITAT : On peut rencontrer la sylvaine en bordure de forêt, dans des milieux ouverts ou semi-ombragés, prairies.

PÉRIODE D’OBSERVATION :  On l’observe de juin à août.

BIOLOGIE :

Alimentation : la chenille fréquente diverses espèces de graminées : dactyle, canche bleue, paline etc

Reproduction : Il n’y a qu’une génération par an dans la partie nord de son aire de répartition, mais 2 à 3 en Italie. Les œufs sont blancs, sphériques, et la femelle les dépose un par un sur la face supérieure des feuilles. A l’éclosion, la chenille forme une sorte de cornet où elle s’abrite. Elle va effectuer plusieurs mues en été, et elle hiverne dans cet abri végétal. La chenille mesurera jusqu’à 28mm de longueur, elle est vert clair, avec une bande longitudinale vert foncé, et la tête est nettement brune striée de clair. Elle quitte son abri au printemps et se nymphose au sol.

la sylvaine

la sylvaine

REMARQUES : Les mâles présentent des stries androconiales, visibles sous la forme de bandes plus foncées, et responsables de l’émission de molécules odorantes.

 

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2008. Quel est donc ce papillon ? Nathan.

Carter & Hardgreaves, 2008. Guide des chenilles d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Dardenne et al., 2008. Papillons de Normandie et des Iles Anglo-Normandes.

Higgins & Riley, 1975. Guide des Papillons d’Europe. Delachaux & Niestlé. (première édition française en 1971.).

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

6 pattes. Les papillons de la Vienne

Papillons de Poitou-Charentes

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français

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