La tenthrède de la ronce

Cette tenthrède appartient à la famille des Argidae, avec 3 articles aux antennes au lieu de 9 chez les Tenthredinidae. C’est sur les ombelles d’apiacées que l’on peut la rencontrer, occupée à butiner, elle se laisse photographier.

Arge cyanocrocea Forster,1771

Arge cyanocrocea

POSITION SYSTÉMATIQUE :

Insecte Hyménoptère Symphyte

Famille des Argidae

ETYMOLOGIE :

Arge : ? peut-être du grec « argos » qui veut dire « brillant ».

cyanocrocea signifie « bleu et safran », référence aux deux couleurs de cette espèce : noir avec des reflets bleutés et jaune orangé.

En anglais, le nom vernaculaire est le même qu’en français « bramble sawfly » : la tenthrède (mouche à scie) de la ronce.

la tenthrède de la ronce

DESCRIPTION :

Taille : de 7 à 10 mm

Forme, allure : c’est un hyménoptère de petite taille, au thorax soudé à l’abdomen, donc sans taille de guêpe. La tête et le thorax sont noirs avec des reflets bleutés. Les antennes n’ont que 3 articles (critère de reconnaissance des Argidae), et le 3ème est long et dilaté. Le thorax présente des sillons profonds. L’abdomen est jaune-orangé. Les pattes sont jaunes avec une tache ou un anneau noir. Les ailes ont une cellule radiale non divisée, elles sont traversées par une barre noire qui atteint la marge postérieure (signe de distinction avec Arge melanochra). En avant de cette barre, les nervures alaires sont jaunes, en arrière, elles sont noires.

Coloration : jaune orangé et noir à reflets bleutés

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Arge cyanocrocea

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : l’espèce est présente dans presque toute l’Europe, et dans la France entière.

HABITAT : bordures de chemins, prairies, lisières.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mai à juillet.

Arge cyanocrocea

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent, on les voit fréquemment sur les ombelles d’apiacées. Les larves se développent sur les feuilles de la ronce (Rubus fruticosus).

Reproduction : les larves de cette tenthrède sont de type « éruciforme », elles ressemblent à des chenilles de papillons avec lesquelles elles ont régulièrement confondues. Elles s’en distinguent par un nombre supérieur de « fausse-pattes », plus de 5, qui sont dépourvues de crochet. Ces chenilles consomment les feuilles de ronce, soit en rongeant l’épiderme (squelettisation) soit en perçant les feuilles en dentelle. La nymphose a lieu dans un cocon ou une loge dans le sol.

la tenthrède de la ronce

REMARQUES :

Les femelles des Symphytes ont un ovipositeur en forme de scie avec lequel elles font une scarification dans les plantes où elles pondent. Elles ne piquent pas.

Cette espèce se capture au fauchage (filet-fauchoir) et au piège jaune (coupelle de couleur jaune vif remplie de quelques centimètres d’eau).

Arge cyanocrocea

RÉFÉRENCES GÉNÉRALISTES :

Fauna Europaea

Le Monde des Insectes  

La galerie du Monde des Insectes  

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

RÉFÉRENCES SUR LES HYMÉNOPTÈRES :

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Symphytes, galerie de D & JP Balmer

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