La fourmi charpentière

Avec 12 mm de longueur pour les plus grandes ouvrières et 15 mm pour la reine, il s’agit de l’une des plus grandes espèces de fourmis européennes. Elle niche dans le bois mort en colonies qui atteignent les 5000 individus.

Camponotus vagus

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Hyménoptère Apocrite

Famille des Formicidae

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ouvrière de fourmi charpentière

ETYMOLOGIE

Camponotus signifie « qui connait la plaine » et vagus veut dire « vagabond »

Son nom anglais « carpenter ant » correspond au nom vernaculaire français.

DESCRIPTION :

Taille : les ouvrières présentent un fort polymorphisme, leur taille varie entre 6 et 12 mm, ce qui est fait néanmoins une fourmi de très belle taille.

Forme, allure : Les ouvrières sont entièrement noires, avec de nombreux poils blancs. En vue de profil, le pétiole qui n’a qu’un seul segment est haut et droit. Les cinq segments abdominaux sont visibles. Les individus sexués ont des ailes membraneuses avec peu de nervures, qu’elles perdent après le vol nuptial.

Coloration : entièrement noire

Comportement : c’est une espèce sociale avec des colonies qui dépassent 5000 ouvrières autour d’une reine unique.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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Camponotus vagus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présente dans la France entière, plus abondante dans le sud.

HABITAT : les fourmis charpentières vivent dans le bois mort, mais dans des milieux aussi variés que les zones boisées ou les dunes.

PÉRIODE D’OBSERVATION : toute l’année

BIOLOGIE :

Alimentation : c’est une espèce très éclectique sur le plan alimentaire. Comme toutes les fourmis elles sont attirées par les liquides sucrés.

Reproduction : des individus sexués apparaissent en automne dans la colonie et s’envoleront pour un vol nuptial entre avril et juin de l’année suivante. Les mâles meurent après l’accouplement, les femelles se débarrassent de leurs ailes et recherchent un site pour nicher (dans le bois pour cette espèce). Ces reines fondatrices pondent des œufs qui donneront des ouvrières de plusieurs tailles (minors, médias, majors) qui prennent en charge le fonctionnement de la colonie et nourrissent la reine et les larves. La reine émet une phéromone royale qui informe les ouvrières de sa présence. Lorsqu’elle vieillit cette sécrétion hormonale diminue, et les ouvrières pondent des œufs non fécondés qui donneront des mâles. Ceux-ci s’envoleront pour féconder les jeunes reines produites par d’autres colonies. La mort de la reine chez cette espèce entraine la disparition de la colonie car les ouvrières ne sont plus remplacées.

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Camponotus vagus, ouvrière

REMARQUES :

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ouvrière de Camponotus vagus

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Berland, 1976. Hyménoptères de France, tome II. Atlas d’entomologie. Boubée.

Monnin, Espalader, Lenoir & Peeters, 2013. Guide des Fourmis de France. Belin.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes  

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Clé de reconnaissance des fourmis françaises

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