Fiches liées au terme abeille solitaire


La lasioglosse chaussée

C’est de loin le plus fréquent des représentants de la famille des Halictidés. Ces petites abeilles creusent leur nid dans le sol et butinent les pissenlits et les asters.

Lasioglossum calceatum

Lasioglossum calceatum (mâle)

Lasioglossum calceatum (mâle)

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Hyménoptère, Apocrite

Famille des Halictidae

ETYMOLOGIE :

Lasioglossum = à la langue hérissée, et calceatum = avec des chaussures

En anglais, on le trouve sous l’appellation « slender mining bee » (l’abeille mineuse mince) ou « common furrow-bee » (l’abeille laboureuse commune).

la lasioglosse chaussée

la lasioglosse chaussée

DESCRIPTION :

Taille : 8 à 10 mm

Forme, allure : il s’agit d’une abeille d’allure allongée et au corps assez cylindrique. Les femelles ont une brosse pour collecter le pollen au niveau du tibia. Les mâles se distinguent par les premiers segments abdominaux qui ont du rouge, et par les longues antennes. L’abdomen est cerclé de clair. La tête est arrondie vue de face, la langue courte et pointue.

Coloration : noir et gris clair, du rouge chez les mâles.

Comportement : les lasioglosses ne sont pas des abeilles solitaires au sens strict. La femelle creuse un nid où elle pond jusqu’à 25 œufs qui donneront des ouvrières. Celle-ci ouvrent le nid et vont l’agrandir et en garder l’entrée.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans toute l’Europe, et jusqu’en Asie.

HABITAT : prairies, pelouses, jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : du printemps à la fin du mois de septembre.

Lasioglossum calceatum

Lasioglossum calceatum

BIOLOGIE :

Alimentation : cette espèce butine particulièrement les pissenlits. C’est sur cette fleur que l’on observe les femelles au printemps alors que les mâles sont fréquents sur les asters en été.

Reproduction : les Halictidés creusent des nids souterrains, rassemblés souvent en « bourgades ». L’accouplement a lieu en été, et seules les femelles hivernent, elles construisent de nouveaux nids au printemps.

REMARQUES : Malgré sa taille modeste, et à la différence de nombreuses petites espèces d’abeilles solitaires, la lasioglosse peut infliger des piqures à l’homme.

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave. (sous le nom Halictus calceatus).

Le Monde des Insectes 

La galerie du Monde des Insectes 

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

Atlas Hymenoptera (Université de Mons) 

La collète du lierre

Les collètes sont des abeilles solitaires qui creusent des nids dans les sols meubles. Celle-ci est associée à la floraison du lierre dont elle utilise le pollen pour nourrir ses larves.

Colletes hederae

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POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère Apocrite

Famille des Colletidae

ETYMOLOGIE : hederae = du lierre

Les anglais l’appellent « ivy bee », c’est à dire « l’abeille du lierre ».

DESCRIPTION :

Taille : Les femelles avec environ 13 mm sont plus grandes que les mâles (environ 10 mm)

Forme, allure : cet hyménoptère a une allure d’abeille, avec le thorax roux et recouvert d’une pilosité dense. L’abdomen apparait nettement rayé de clair, chaque segment présente une bande brun roux.

Coloration : noir et brun roux.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Europe de l’Ouest.

HABITAT : endroits sablonneux ou argileux avec des talus. Espèce très inféodée au lierre.

PÉRIODE D’OBSERVATION : les adultes apparaissent en fin d’été, les mâles en premier vers la fin août, puis les femelles début septembre. On peut les observer parfois jusqu’en novembre.

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BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent de nombreuses fleurs.

Reproduction : Les femelles collectent le pollen du lierre (et aussi des astéracées), dont elles garnissent les loges où sont pondus les œufs et où se développeront les larves. Les nids souterrains sont creusés dans les sols sableux, argileux, avec une pente, et sont le plus souvent regroupés en « bourgades ».

REMARQUES : La collète du lierre est l’une des plus grandes de la vingtaine d’espèces de Colletes de la faune de France.

Colletes hederae

Colletes hederae

RÉFÉRENCES :

Le Monde des Insectes 

La galerie du Monde des Insectes 

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Atlas Hymenoptera (Université de Mons)

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

 

L’ halicte de la scabieuse

Les halictes font leur nid dans le sol, des boulettes de pollen constituent les réserves pour le développement des larves. Leur longue langue leur permet de butiner des fleurs dont la corolle est profonde.

Halictus scabiosae

Halictus scabiosae

Halictus scabiosae

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère

Famille des Halictidae

ETYMOLOGIE : Halictus signifie « qui se rassemble », et scabiosae = de la scabieuse

DESCRIPTION :

Taille : 12 à 16 mm

Forme, allure : les halictes sont des abeilles assez allongées, au thorax velu. Chez Halictus scabiosae  l’abdomen présente une bande claire au bord postérieur des 4 premiers segments. Les pattes sont jaunes. Les mâles sont plus allongés de forme que les femelles et ont de longues antennes noires et recourbées.

Coloration : noir, jaune et gris clair.

Comportement :

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Présent dans une grande partie de l’Europe, jusqu’en Belgique et la Hesse au nord. Absent des Iles britanniques. Présent dans toute la France. Espèce commune.

HABITAT :

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mars à octobre

halicte de la scabieuse

halicte de la scabieuse

BIOLOGIE :

Alimentation : les adultes butinent (centaurées, scabieuses en particulier).

Reproduction : l’accouplement a lieu en été, les femelles hibernent et construisent un nid au printemps suivant. Il s’agit d’une galerie souterraine, inclinée,  conduisant à un rayon de quelques cellules où les œufs sont pondus. Une boulette de pollen assurera les provisions de la larve.

REMARQUES : les halictes sont capables de piquer l’homme.

Halictus scabiosae

Halictus scabiosae

RÉFÉRENCES :

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Berland, 1976. Hyménoptères de France, tome II. Atlas d’entomologie. Boubée.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes 

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Les pages entomologiques d’André Lequet

Atlas Hymenoptera (Université de Mons)

L’andrène à pattes jaunes

Les andrènes sont des abeilles solitaires qui creusent des galeries dans le sol où elles pondent. Comme chez l’abeille domestique, les larves sont nourries de pollen.

Andrena flavipes

Andrena flavipes

Andrena flavipes

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère

Famille des Andrenidae

ETYMOLOGIE : flavipes = aux pattes jaunes.

DESCRIPTION :

Taille : la femelle mesure entre 9 et 13 mm, le mâle entre 8 et 11 mm.

Forme, allure : Cette andrène a une allure d’abeille, avec chez la femelle des bandes claires continues sur les tergites, des brosses tibiales orangées et la frange anale brun-foncé. (une espèce est très proche et facile à confondre, c’est Andrena gravida)

Coloration : abdomen noir avec des bandes claires. Thorax noir avec une pilosité brun clair.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Andrena flavipes

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans l’Europe entière, l’Asie Mineure et l’Afrique du Nord. Espèce assez répandue.

HABITAT : milieux dits « ouverts », dunes, marais, carrières, landes, mais aussi jardins, parcs, et endroits boisés.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mars à août.

andrène à pattes jaunes

andrène à pattes jaunes

BIOLOGIE :

Alimentation : butine de nombreuses plantes différentes.

Reproduction : il y a deux générations par an. L’espèce nidifie dans le sol, où elle creuse les galeries menant aux cellules où les œufs sont pondus.

REMARQUES :

Andrena flavipes

Andrena flavipes

RÉFÉRENCES :

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Manche Nature, 2013. L’Argiope n°80-81.

Zahradnik, 1991. Guide des Abeilles, Guêpes et Fourmis. Les Hyménoptères d’Europe. Hatier.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

 

L’andrène rousse

C’est une grosse andrène, qui ressemble à un bourdon. Elle creuse son nid dans le sol, et en bonne abeille, y apporte du pollen.

Andrena fulva

L’andrène fauve

Andrena fulva

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère

Famille des Apoidea

ETYMOLOGIE :

DESCRIPTION :

Taille : de 12 à 13 mm

Forme, allure : l’andrène rousse ressemble à un petit bourdon. Elle a la tête noire, le thorax roux, très velu, et l’abdomen roux plus clair et rayé de bandes encore plus claires. Le dessous du corps est noir, comme les pattes et les antennes. Le corps est assez aplati, et les ailes antérieures présentent trois cellules sub-marginales, dont la première est plus grande que les deux autres. La langue est courte.

Coloration : thorax roux, abdomen roux.

Comportement : Les andrènes sont des abeilles solitaires, qui ne constituent pas de sociétés avec des castes spécialisées. Chaque femelle  creuse son nid isolément dans le sol, mais souvent ces nids sont groupés en « bourgades » qui peuvent en comprendre une centaine. Les surfaces favorables sont bien sur exploitées au maximum. C’est le cas parfois des pelouses où les entrées, avec leur monticule, sont assez faciles à identifier.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Répandue dans toute l’Europe, c’est une espèce considérée comme assez commune.

HABITAT : On la trouve dans des parcs, des jardins, des bois clairs, mais aussi des gravières, des sablières et des pelouses sèches.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Cette espèce se rencontre de mars à mai.

BIOLOGIE :

Alimentation : Les adultes butinent le plus souvent des groseilliers (groseillier rouge, groseillier à maquereau).

Reproduction : On peut chez cette espèce différencier les mâles des femelles. Les femelles ont des antennes à 12 articles, elles possèdent une brosse de récolte du pollen constituée d’une touffe de soies sur le trochanter (la hanche) de la troisième paire de pattes, ainsi que de longues soies plumeuses sur les tibias et le premier article du tarse (toujours sur la troisième paire de pattes). Les mâles ont 13 articles aux antennes, pas de brosse de récolte. Ils ont en outre des mandibules épaisses et courtes. Leur pilosité est de couleur vive, avec des poils blancs sur la face.

REMARQUES :

andrène rousse

andrène rousse

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Le Monde des Insectes

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Atlas Hymenoptera (Université de Mons)

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

Le méloé enfle-bœuf

C’est un gros coléoptère assez indolent, ses élytres ne parviennent pas à recouvrir son abdomen rebondi et il est incapable de voler. Sa larve se développe en parasitant les nids d’abeilles solitaires.

Meloe violaceus Marsham,1802

Meloe violaceus (femelle)

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte, Coléoptère

Famille des Meloidae

ETYMOLOGIE : Meloe = ? , violaceus = violet.

Les anglais le nomment « oil-beetle » en raison de la sécrétion huileuse qu’il produit lorsqu’il est inquiété et qui est émise à la jonction tibia-fémur.

Le nom vernaculaire, l’enfle-bœuf, est du à une substance toxique et vésicante que les méloés produisent et sécrètent. Les bovins peuvent ingérer un méloé qui se promène dans les herbes et s’intoxiquer. Cette substance est une cantharidine, ce qui vaut au méloé d’être parfois désigné sous le nom de cantharide, qui correspond en réalité à une autre espèce de coléoptère.

le méloé enfle-bœuf

DESCRIPTION :

Taille : Ces insectes lents mesurent jusqu’à 3,5 cm pour les femelles, les mâles sont plus petits.

Forme, allure : Chez les deux sexes, les élytres sont courts et ne recouvrent pas l’abdomen, celui-ci est particulièrement volumineux chez les femelles en raison des milliers d’œufs qu’elles produisent. Ces insectes sont incapables de voler. Le pronotum est plus long que large et fortement ponctué comme la tête. Chez cette espèce, c’est une ponctuation fine et peu serrée. Le pronotum présente une échancrure à la base et un sillon transversal. Les mâles ont les antennes coudées au milieu, chez les femelles un simple épaississement des articles.

Coloration : Le méloé enfle-bœuf est un gros coléoptère noir aux reflets métalliques.

Comportement : Lorsqu’ils sont dérangés ils émettent une substance huileuse et nauséabonde, d’où leur nom anglais « oil beetle ».

DÉTAILS À VÉRIFIER :

mâle ( à gauche) et femelle de Meloe violaceus

Meloe violaceus

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : On rencontre les méloés dans toute l’Europe.

HABITAT : dans les prés fleuris, les pelouses, les bords de chemins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : entre avril et juillet

Meloe violaceus

BIOLOGIE :

Alimentation : Les adultes se nourrissent de végétaux et de pollen. Il consomment en particulier les fleurs de ficaires.

Reproduction : Les sexes sont reconnaissables, la femelle ayant un abdomen plus volumineux  (elle va pondre 2000 à 4000 œufs), et les mâles ont les antennes coudées alors que celles des femelles présentent juste quelques articles élargis. Le cycle de développement de cette espèce est très original, et qualifié d’ « hypermétabole », car il y a en quelque sorte deux métamorphoses. La femelle pond ses œufs sur le sol. A l’éclosion, le premier stade larvaire est appelé « triongulin » car il est muni des trois griffes qui lui permettent de s’accrocher à une abeille solitaire. Pour cela, les triongulins se rassemblent souvent en masse sur une fleur et s’accrochent au premier butineur venu. Parvenu dans une cellule d’abeille solitaire, une andrène généralement, le triongulin mange l’œuf, puis les réserves de nectar et de pollen. Il se transforme alors en un deuxième type de larve, apode cette fois, qui ressemble à un asticot. Après avoir mué, cette larve quitte le nid de l’abeille et mue encore deux fois avant de se nymphoser. A l’issue de ce stade immobile de développement, c’est l’adulte ou imago qui émerge.

larves triongulins de méloé sur une fleur de ficaire

larve triongulin de Meloe violaceus

REMARQUES : D’autres espèces de Meloe sont très proches : Meloe proscarabeus et Meloe variegatus en particulier. Meloe proscarabeus se reconnaît à la ponctuation plus grossière formée de groupes de points serrés sur la tête et le pronotum, et par l’absence d’échancrure et de sillon transversal à la base du pronotum.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Mériguet & Zagatti, 2016. Coléoptères du Bassin Parisien – Guide d’identification de terrain. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1932. La Faune de France Illustrée, tome VI, Coléoptères 2ème partie. Delagrave.

Fauna Europaea

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Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

 

 

mâle de Meloe violaceus

méloé enfle-bœuf, femelle

Meloe sp. femelle

méloé enfle-bœuf, femelle