Le sphinx du troène

Les sphingidés sont parmi les plus spectaculaires des papillons nocturnes. Le sphinx du troène en est une belle illustration avec ses tonalités grises, brunes et rosées. Sa chenille également est particulièrement remarquable.

Sphinx ligustri Linnaeus,1758

au repos, le sphinx du troène a les ailes repliées le long du corps

POSITION SYSTÉMATIQUE :

Insecte, Hétérocère,

Famille des Sphingidae

ETYMOLOGIE :

Le nom de genre, Sphinx, et celui de la famille, les Sphingidae, sont des références au Sphinx égyptien qui se trouve sur le plateau de Gizeh. En effet, les chenilles de plusieurs membres de cette famille adoptent pour se défendre une position avec l’avant du corps dressé, qui évoque la silhouette de ce gigantesque monument.

Le nom de l’espèce ligustri signifie « du troène ».

Son nom en anglais est « privet hawkmoth », le terme « hawkmoth » ou « papillon de nuit-faucon » désigne tous les sphingidés en raison de leurs ailes pointues, et « privet » c’est le troène.

les ailes écartées laissent entrevoir l’ornementation du corps

DESCRIPTION :

Taille : c’est l’un des plus grands papillons nocturnes de notre faune, son envergure est comprise entre 80 et 120 mm.

Forme, allure : c’est un sphingidé typique avec le corps trapu et en fuseau, aminci aux deux extrémités. Sur le plan de la coloration et des motifs, il présente peu de variabilité. L’abdomen est rose, avec deux rangées de traits noirs latéraux lui donnant un aspect annelé. Les ailes antérieures sont brun beige avec une large bande longitudinale brun foncé. Les ailes postérieures sont roses avec trois bandes transversales noires.

Dans la journée, les sphingidae restent généralement immobiles

Coloration : nuances de brun et de rose

Comportement : c’est une espèce d’activité nocturne, attirée par la lumière et qui vient à la lampe UV. Dans la journée il est très discret et se tient dans la végétation avec les ailes repliées sur le corps.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

Sphinx ligustri

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : c’est une espèce d’Europe centrale dont l’aire de répartition vers l’est s’étend jusqu’à l’extrême ouest de la Russie, la Corée et le Japon. Il est présent en Afrique du nord. Il a été introduit en Australie et en Amérique du nord où il est considéré comme espèce invasive. Il est présent dans la France entière de façon non homogène et jamais en abondance.

Sphinx ligustri avec les ailes étalées. Individu âgé avec le thorax dégarni.

HABITAT : cette espèce recherche des milieux frais et humides avec de la végétation arbustive. Elle se rencontre dans les parcs, les jardins, les lisières de forêts, les bordures de chemins. L’utilisation fréquente du troène dans la constitution des haies en zone habitée lui procure également des stations propices à son installation.

PÉRIODE D’OBSERVATION : les adultes volent de mai à juin-juillet. Les chenilles se développent de juillet à septembre.

le sphinx du troène est attiré par les pièges à lampe UV.

BIOLOGIE :

Alimentation : L’adulte a une trompe particulièrement courte, ce qui entraine des doutes concernant ses capacités à se nourrir. Sa durée de vie est d’ailleurs très courte et exclusivement consacrée à la reproduction. La chenille se nourrit de plusieurs plantes, dont en premier lieu le troène (Ligustrum sp.), mais également le frêne (Fraxinus), la viorne (Viburnum), le lilas (Syringa).

Reproduction : il n’y a qu’une génération par an. L’accouplement dure une vingtaine d’heures, puis la ponte s’étale sur plusieurs jours, les œufs étant pondus isolément sur les feuilles. Les chenilles sont très colorées, vert vif avec sept lignes obliques rouge carmin et blanc. Elles possèdent une « corne » noire ou jaune et noire à l’extrémité du corps. Leur position de défense consiste à relever l’avant du corps (voir « étymologie »). En fin de développement elles atteignent 11 cm. Pour la nymphose, la chenille s’enterre très profondément, entre 20 et 30 cm dans un cocon terreux de forme ovoïde. La chrysalide possède un petit fourreau qui enveloppe la trompe. C’est cette chrysalide qui hiverne (diapause nymphale), et elle peut même passer sous terre deux ou trois hivers avant l’émergence de l’imago.

REMARQUES :

RÉFÉRENCES GÉNÉRALISTES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999). .

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

RÉFÉRENCES SUR LES LÉPIDOPTÈRES :

Bellmann, 2008. Quel est donc ce papillon ? Nathan.

Carter & Hardgreaves, 2008. Guide des chenilles d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Martiré, Merlier & Turlin, 2016. Guide des plus beaux papillons et leurs fleurs favorites. Belin.

Novak & Severa, 1983. Le multiguide nature des papillons d’Europe. Bordas.

Perrier, 1935. La Faune de France Illustrée, tome IV, Hémiptères, Anoploures, Mallophages, Lépidoptères. Delagrave. (sous le nom Hyloicus ligustri).

Robineau, 2011. Guide des Papillons nocturnes de France. Delachaux & Niestlé.

Waring & Townsend, 2004. Field Guide to the Moths of Great Britain and Ireland (première édition en 2003). British Wildlife Publishing.

SITES GÉNÉRALISTES :

Le Monde des Insectes (France – en français)

Les Insectes – site de Alain Ramel (France – en français)

Les pages entomologiques d’André Lequet (France – en français)            ON PEUT DIFFICILEMENT FAIRE PLUS DÉTAILLÉ SUR LA BIOLOGIE DE CETTE ESPÈCE, ILLUSTRATIONS MAGNIFIQUES.

Nature Spot. Recording the wild life of Leicester & Rutland (UK – en anglais)

Eakringbirds. The website dedicated to Nottinghamshire’s invertebrate fauna (UK – en anglais)

Fauna Europaea (Allemagne – en anglais)

SITES SUR LES LÉPIDOPTÈRES :

Les sphingidae de France – Jean Haxaire (France – en français)  LE SITE DE RÉFÉRENCE SUR LES SPHINGIDAE

Lepiforum (Allemagne – en allemand)

Butterflies and moths of Switzerland (Suisse – en allemand)

Pyrgus. European Lepidoptera and their ecology (Suisse – en anglais et en allemand)

European Lepidopteres (France – en Français)               

UK moths (UK – en anglais)

Lépi Net (France – en français)

Papillons de France (France – en français)    

Catalogue of the Lepidoptera of Belgium   

Papillons de Poitou-Charentes (France – en français)

Hantsmoths (UK – en anglais)

Northumberland moths (UK – en anglais)

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