L’andrène rousse

C’est une grosse andrène, qui ressemble à un bourdon. Elle creuse son nid dans le sol, et en bonne abeille, y apporte du pollen.

Andrena fulva

L’andrène fauve

Andrena fulva

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère

Famille des Apoidea

ETYMOLOGIE :

DESCRIPTION :

Taille : de 12 à 13 mm

Forme, allure : l’andrène rousse ressemble à un petit bourdon. Elle a la tête noire, le thorax roux, très velu, et l’abdomen roux plus clair et rayé de bandes encore plus claires. Le dessous du corps est noir, comme les pattes et les antennes. Le corps est assez aplati, et les ailes antérieures présentent trois cellules sub-marginales, dont la première est plus grande que les deux autres. La langue est courte.

Coloration : thorax roux, abdomen roux.

Comportement : Les andrènes sont des abeilles solitaires, qui ne constituent pas de sociétés avec des castes spécialisées. Chaque femelle  creuse son nid isolément dans le sol, mais souvent ces nids sont groupés en « bourgades » qui peuvent en comprendre une centaine. Les surfaces favorables sont bien sur exploitées au maximum. C’est le cas parfois des pelouses où les entrées, avec leur monticule, sont assez faciles à identifier.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Répandue dans toute l’Europe, c’est une espèce considérée comme assez commune.

HABITAT : On la trouve dans des parcs, des jardins, des bois clairs, mais aussi des gravières, des sablières et des pelouses sèches.

PÉRIODE D’OBSERVATION : Cette espèce se rencontre de mars à mai.

BIOLOGIE :

Alimentation : Les adultes butinent le plus souvent des groseilliers (groseillier rouge, groseillier à maquereau).

Reproduction : On peut chez cette espèce différencier les mâles des femelles. Les femelles ont des antennes à 12 articles, elles possèdent une brosse de récolte du pollen constituée d’une touffe de soies sur le trochanter (la hanche) de la troisième paire de pattes, ainsi que de longues soies plumeuses sur les tibias et le premier article du tarse (toujours sur la troisième paire de pattes). Les mâles ont 13 articles aux antennes, pas de brosse de récolte. Ils ont en outre des mandibules épaisses et courtes. Leur pilosité est de couleur vive, avec des poils blancs sur la face.

REMARQUES :

andrène rousse

andrène rousse

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 2004. Complete guide to British Insects. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Dierl & Ring, 2009. Guide des Insectes. Delachaux & Niestlé.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie

Atlas Hymenoptera (Université de Mons)

BWARS (Bees, Wasps and Ants Recording Society)

3 commentaires pour “L’andrène rousse

  1. Jandard dit :

    Bonjour.
    J’en ai dans le mur en pierre de la copropriété.
    Et j’aurai voulu savoir si elle pouvait mon piquer et abimé le mur qui s’effrite déjà pas mal.

    • Michel dit :

      Dans les cavités des murs, il s’agit plus vraisemblablement d’osmies. Les andrènes creusent des terriers dans le sol. Les osmies utilisent généralement des cavités pré-existantes et ne creusent pas elle-mêmes de nouvelles cavités.
      Chez ces hyménoptères, les mâles ne piquent pas, mais les femelles peuvent piquer quand on les manipule.
      Michel

  2. Lydie H dit :

    bonjour à tous,
    2 jours après avoir planté deux buddléia nains et un hébé sur mon balcon en Seine-saint-denis, une Andrène fauve est venue et revenue butiner les buddleia, délaissant mon hébé. quelques jours après une 2ème abeille est venue, je pense qu’il y a eu confrontation, elle se sont effectivement littéralement retrouvées nez à nez près du budlléia mauve; la 2éme abeille s’est alors rabattue sur l’hébé. J’étais heureuse de pouvoir acueillir 2 invitées, mais à partir de là, la 2ème abeille (ou ‘une’ 2ème abeille) n’est jamais revenue. L’Andrène marque-t-elle son territoire? que faire pour attirer d’autres visiteuses? Merci pour vos commentaires sur ma petite histoire.

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