Fiches liées au terme jardins


Le crambus des friches

Les Crambus sont de petits papillons que l’on voit s’envoler devant nos pas lorsque l’on marche dans des hautes herbes, et qui se posent sous une feuille quelques mètres plus loin. Celui-ci se reconnaît aux bandes sombres coudées de ses ailes antérieures.

Agriphila geniculea Haworth, 1811

Le crambe à bandes coudées

Le crambus anguleux

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Agriphila geniculea

POSITION SYSTÉMATIQUE :

Insecte, Lépidoptère

Famille des Crambidae

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Agriphila geniculea

ETYMOLOGIE :

Agriphila signifie « qui aime les champs, et geniculea = « géniculé »

En anglais, son nom vernaculaire est « elbow stripe veener », «veener » s’applique aux Crambidae en général qui se plaquent contre les tiges, et « elbow stripe » se traduit par « bande coudée ».

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le crambus des friches

DESCRIPTION :

Taille : l’aile antérieure mesure entre 10 et 13 mm, l’envergure entre 20 et 25 mm.

Forme, allure : au repos, ce crambus se tient avec les ailes étroites et allongées en toit au-dessus du corps. Les ailes antérieures sont couleur sable, plus ou moins pâle selon les individus, et avec un aspect plus ou moins lustré, et sont pointillées de brun. Une raie très claire traverse l’aile antérieure dans toute sa longueur. Il y a deux bandes transversales coudées, la première à la moitié de l’aile antérieure, et qui est épaissie en foncée pour former une tache brun foncé au milieu de l’aile, la seconde, aux ¾ de l’aile et qui est fortement coudée près de l’extrémité de l’aile. La frange apicale de l’aile antérieure est gris métallique.

Coloration : brun sable avec des marques sombres.

Comportement : c’est une espèce nocturne, mais on le voit voler en plein jour lorsqu’on le débusque des tiges de graminées sur lesquelles il est posé. Il est attiré par la lumière.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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Agriphila geniculea

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Cette espèce est présente dans toute l’Europe et le nord de l’Afrique. C’est une espèce commune.

HABITAT : on trouve ce crambe dans toutes les zones herbacées : prairies, landes, jardins, dunes, lisières.

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Agriphila geniculea

PÉRIODE D’OBSERVATION : les imagos volent de fin juillet au début octobre, avec un pic en août.

BIOLOGIE :

Alimentation : la principale plante-hôte des chenilles est Festuca ovina.

Reproduction : c’est la chenille qui hiverne. Elle creuse des galeries dans la base des tiges de Poacées où elle se développe entre fin septembre et début mai.

REMARQUES : D’autres Crambidae, proche du crambus des friches ont fait l’objet d’une fiche sur notre site :

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le crambe à bandes coudées

RÉFÉRENCES :

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Sterling & Parsons, 2012. Field guide to the micro-moths of Great Britain and Ireland. British Wildlife Publishing.

Le Monde des Insectes 

La galerie du Monde des Insectes

Nature Spot Leicestershire and Rutland

Eakringbirds

Papillons de l’Indre

Papillons de Poitou-Charentes 

Papillons Dordogne/Aquitaine

Lepi’Net. Les carnets du Lépidoptériste Français 

Lépidoptères de France méridionale et de Corse

Butterflies and moths of Switzerland

UK Moths  

The moths of Hampshire and Isle of Wight 

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le crambus des friches

 

La méta d’automne

C’est effectivement en automne,  lors de promenades en forêt que l’on croise cette araignée sur son chemin. Ses longues pattes sont le propre des Tetragnathidés.

Metellina segmentata/mengei (Meta segmentata).

Les deux espèces de Metellina ne peuvent être distinguées qu’à l’examen de leurs pièces génitales.

L’épeire réticulée

Metellina segmentata/mengei

Metellina segmentata/mengei

Vous cherchez à identifier une araignée ? Peut-être la trouverez-vous dans la galerie

POSITION SYSTÉMATIQUE : Arachnide Aranéide

Famille des Tetragnathidae

ETYMOLOGIE :

la méta d'automne

la méta d’automne

DESCRIPTION :

Taille : le corps mesure 7 mm

Forme, allure : La méta d’automne a l’abdomen arrondi et un peu allongé, de couleur pâle, dans les tons assez variables rose, crème, verdâtre, gris, et avec des motifs bruns-jaunes et des marques claires. Le cephalothorax est blanc-crème avec une marque centrale sombre en forme de V, de Y ou de « diapason », les branches s’écartant vers les yeux.

Le mâle est plus petit que la femelle, mais proportionnellement il a les pattes plus longues. Les femelles ont les pattes nettement annelées, c’est moins net chez les mâles. Chez les 2 sexes, les poils perpendiculaires sur les pattes sont bien visibles.

Coloration : blanc crème, mais variable.

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : Elle est présente dans toute l’Europe.

HABITAT : C’est une araignée commune, dans les jardins, les bois, les lisières de forêt.

PÉRIODE D’OBSERVATION : elle est présente toute l’année mais surtout visible en fin d’été et en automne, d’où son nom.

BIOLOGIE :

Alimentation : La méta d’automne se nourrit d’insectes de petite taille qui se prennent dans la toile.

Reproduction : La femelle dépose ses œufs dans un cocon sphérique de couleur jaune qu’elle dissimule sous les pierres, sous les feuilles ou dans la mousse.

Meta segmentata/mengei

Meta segmentata/mengei

REMARQUES : La méta d’automne fait partie des araignées qui tissent de grandes toiles (araignées orbitèles). Une particularité de la toile de la méta d’automne est le trou central, sans fils, bien rond. L’araignée se tient au centre de sa toile (plus rarement sous une feuille à proximité), la tête orientée vers le bas, les deux premières paires de pattes étendues vers l’avant, les deux autres en arrière.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2014. Guide photo des araignées et arachnides d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

Roberts, 2009. Guide des Araignées de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Les araignées de mon jardin

Balade chez les Araignées

Eurospiders.com

Les Araignées de Belgique et de France

Araneae – Spiders of Europe

La sittelle torchepot

La Sittelle Torchepot (Sitta europaea) doit son nom au fait qu’elle maçonne l’entrée de la cavité où elle fait son nid ainsi que les éventuelles fissures qui s’y trouvent. Ce passereau au dos bleu ardoise, au ventre roux et au sourcil noir marqué possède des joues blanches et un long bec noir. Il sera difficile de la confondre avec une autre espèce d’oiseau. Même les autres sittelles visibles en Europe : La Sittelle Corse (Sitta whiteheadi) endémique à l’île de beauté  et la Sittelle de Neumayer (Sitta neumayer), présente en Grèce et dans les Balkans, diffèrent par leurs couleurs et leurs tailles. La Sittelle Torchepot mesure 14cm tout comme la Mésange Charbonnière mais, plus longiligne, elle apparaît plus grande.

Sitta europaea

Sitta europaea

La Sittelle Torchepot est un oiseau résolument arboricole. On peut l’apercevoir sporadiquement dans les jardins si ces derniers forment un couloir de haies et d’arbres. Elle est présente dans les bois, les forêts et les grands parcs des villes. On l’aperçoit le plus souvent qui court, grimpe ou descend les branches à l’horizontale sans faire de raccourci. Elle explore les petites cavités des branches à la recherche de petits insectes et d’araignées ainsi que de graines. Il arrive qu’elle se nourrisse de graines de tournesol dans les mangeoires ; avec ses ailes courtes mais massives elle surprendra alors souvent les oiseaux déjà présents. Tout comme les mésanges, elle ira taper la graine de tournesol contre une branche pour la décortiquer.

Sittelle Tochepot tete en bas

Sittelle Tochepot tete en bas

La Sittelle Torchepot est un oiseau relativement commun : dans son habitat près de 100 couples peuvent résider dans 1000 hectares. Minutieuse, elle peut rester plusieurs minutes sur un même arbre qu’elle parcourt du bas du tronc jusqu’aux branches les plus hautes (ou inversement)… en marchant ou en courant sur l’écorce. Elle saute très rarement d’une branche à l’autre et attire donc assez peu l’attention des observateurs. Elle est particulièrement délicate à observer durant l’été où les feuilles cachent les branches. C’est en hiver que les conditions sont idéales pour observer la Sittelle Torchepot mais ça n’est pas forcement simple. Bien qu’elle soit particulièrement dynamique, elle n’attire pas l’attention comme le font d’autres passereaux comme les fringilles ou les mésanges. On la voit rarement arriver sur l’arbre et c’est souvent en cherchant les grimpereaux et pics qu’on l’aperçoit courir sur les branches.

sittelle torchepot

sittelle torchepot

La sittelle possède une particularité : c’est le seul oiseau présent en Europe capable de descendre les arbres la tête en bas ; cela grâce à ses pattes courtes et ses griffes puissantes. Il semble que ses effectifs soient constants et elle est présente dans toute l’Europe exceptée dans les régions les plus au Nord même s’il semble que l’espèce progresse vers ces régions.

Sittelle Torchepot

Sittelle Torchepot

La sittelle torchepot niche dans les nids de pics abandonnés et autres cavités. Elle dépose environ 7 oeufs sur un tapis de plumes, de poils  et de petits éléments végétaux. Il arrive qu’elle niche dans les nichoirs.

Photos de la Sittelle Torchepot (Sitta europaea)


L’épeire diadème

C’est  sans doute la plus fréquente des araignées de nos jardins. Elle tisse de grandes toiles bien régulières et porte sur l’abdomen un motif en forme de croix bien reconnaissable.

Araneus diadematus

épeire porte croix

Vous cherchez à identifier une araignée ? Peut-être la trouverez-vous dans la galerie

épeire diadème

épeire diadème

POSITION SYSTÉMATIQUE : Arachnide Aranéide

Famille des Araneidae

ETYMOLOGIE :

DESCRIPTION :

Taille : elle peut atteindre 17 mm

Forme, allure : elle se reconnait à la croix formée de petites tâches blanches sur la face dorsale de son abdomen.

Coloration : La coloration de base est brun-orangé plus ou moins sombre selon les individus. Les pattes sont rayées rouge-brun et clair.

Araneus diadematus

Comportement : L’épeire diadème est une araignée orbitèle c’est à dire qui construit une large toile très régulière. Celle-ci mesure 40 cm et jusqu’à 1 m parfois, l’épeire la construit en une heure environ, et selon J.H.Fabre, elle la reconstruit chaque matin. L’épeire diadème se tient le plus souvent au centre de sa toile, la tête vers le bas, les 2 premières paires de pattes groupées et étendues vers l’avant, la troisième à peu près horizontale, et la quatrième vers l’arrière. On la trouve aussi très souvent cachée sous une feuille à proximité de la toile, un fil la renseigne alors lorsqu’une proie s’est laissée prendre.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : L’épeire diadème est présente dans l’Europe entière

HABITAT : elle vit dans les endroits plantés d’arbustes ou d’arbres, et est très fréquente dans les jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : les mâles sont visibles de fin août à septembre et les femelles de septembre à décembre.

vue ventrale de l'épeire diadème

vue ventrale de l’épeire diadème

BIOLOGIE :

Alimentation : Elle se nourrit d’insectes petite taille qu’elle tue grâce à son venin et qu’elle enveloppe aussitôt d’un cocon de soie. Elle peut mordre l’homme, mais cette morsure n’est pas dangereuse.

Reproduction : La reproduction a lieu en août-septembre, et comme souvent chez les araignées, le mâle nettement plus petit que la femelle, risque d’être dévoré. La femelle dépose ses œufs dans une sorte de cocon jaunâtre, arrondi, qu’elle place sous l’écorce d’un arbre ou dans une fente où les œufs vont hiberner. Les adultes meurent à la fin de la saison. Au printemps il n’est pas rare d’assister à l’éclosion de centaines de petites araignées jaunâtres.

Epeire diadème femelle (photo Jean Claude Randin)

Epeire diadème femelle (photo Jean Claude Randin)

 

Araneus diadematus

éclosion d'épeires diadèmes

éclosion d’épeires diadèmes

REMARQUES :

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Canard et Rollard, 2015. A la découverte des araignées. Dunod.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

McGavin, 2012. Insectes et Araignées (Nature en poche). Larousse.

Reichhoff-Riehm, 1983. Les Insectes. France Loisir. (d’abord édité chez Solar).

Roberts, 2009. Guide des Araignées de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les araignées de mon jardin

Balade chez les Araignées

Eurospiders.com

Les Araignées de Belgique et de France

Le rougegorge familier

Tout le monde le connaît et sait le reconnaître. C’est un habitué des parcs et des jardins qui ne passe pas inaperçu.

Erithacus rubecula

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POSITION SYSTÉMATIQUE : Vertébré, Oiseau, Passereau,

Famille des Turdidae

ETYMOLOGIE : Erithacus = nom donné par Aristote et rubecula = rouge

Les anglais l’appellent  « Robin ».

rouge gorge familier

rouge gorge familier

DESCRIPTION :

Taille : 12,5 à 14 cm, envergure 22 cm.

Caractères : petit oiseau au dessus brunâtre, avec un large plastron rouge-orangé qui s’étends de la poitrine à la face au-dessus des yeux. Le dessous est blanchâtre. Les ailes ont une mince barre alaire jaunâtre. Les pattes noires sont assez longues et fines.  Les deux sexes sont identiques.

Comportement : sautille et fléchit les pattes fréquemment.  En saison des nids c’est un oiseau très territorial et volontiers agressif envers ses concurrents. Il marque les limites de son territoire par son chant.

DÉTAILS À VÉRIFIER :

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AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans l’Europe entière, c’est une espèce très commune. Il est migrateur pour les populations d’Europe du nord, mais sédentaire dans beaucoup de régions.

HABITAT : niche dans les bois, parcs et jardins.

Erithacus rubecula

Erithacus rubecula

BIOLOGIE :

Alimentation : le rouge gorge est essentiellement insectivore. Il se nourrit également de baies. L’hiver, dans les mangeoires, il apprécie de trouver de petites graines, des miettes de pain et de la graisse.

Reproduction : les couples se forment en fin d’hiver, avant la mi-février pour les sédentaires, en mars pour les migrateurs. C’est en avril que la femelle seule construit le nid, dans un creux à flanc de talus, avec un surplomb souvent végétal. Le rouge gorge n’utilise jamais les nichoirs à ouverture circulaire, mais des nichoirs adaptés avec une  large ouverture frontale. La ponte commence fin avril début mai, jusqu’à juin, elle comporte en moyenne 6 œufs. Ils sont de couleur rosâtre avec des marques sombres plus ou moins nettes. La femelle les couve durant 12-15 jours, et après l’éclosion, les jeunes restent au nid pendant une durée équivalente.

Erithacus rubecula

nichoir pour le rouge gorge

REMARQUES : habitué à l’homme, il peut être localement extrêmement familier.

RÉFÉRENCES :

Couzens, 2006. Identifier les oiseaux par leur aspect, leur comportement et leur habitat. Artemis.

Coward, 1969. Birds of the British Isles and their eggs. Barnes.

Dubois, Le Maréchal, Olioso & Yésou, 2008. Nouvel inventaire des oiseaux de France. Delachaux & Niestlé.

Flitti, Kabouche,Kayser & Olioso, 2009. Atlas des oiseaux nicheurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, 2009. Delachaux & Niestlé.

Geroudet, 1963. Les Passereaux II : des mésanges aux fauvettes. Delachaux & Niestlé.

Groupe Ornithologique Breton, 2012. Atlas des oiseaux nicheurs de Bretagne. Delachaux & Niestlé.

Groupe Ornithologique Normand, 1991. Atlas des oiseaux nicheurs normands. GONm.

Harrison, 1975. A field guide to the nests, eggs and nestlings of British and European Birds. Collins.

Jonsson, 1994. Les Oiseaux d’Europe, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Nathan.

Mullarney, Svensson, Zetterström & Grant, 1999. Le guide Ornitho. Delachaux & Niestlé.

Peterson, Mountfort, Hollom & Géroudet, 1994 (1èreédition en 1954). Guide des Oiseaux de France et d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Reade & Hosking, 1968. Les oiseaux, leurs œufs et leurs nids. Nathan.

Vansteenwegen, 1998. L’histoire des oiseaux de France, Suisse et Belgique. Delachaux & Niestlé.

Les oiseaux de France   http://www.oiseaux.net/oiseaux/france.html