La fourmi moissonneuse

Insecte méridional, la fourmi moissonneuse est une travailleuse. Les ouvrières acheminent continuellement toutes sortes de graines et d’épillets dans le nid.

Messor barbarus et autres sp.

POSITION SYSTÉMATIQUE : Insecte Hyménoptère

Famille des Formicidae

ETYMOLOGIE : Messor = moissonneur

DESCRIPTION :

Taille : Il y a des castes dans une colonie de  fourmis, la femelle reproductrice et fondatrice de la colonie mesure environ 14 mm chez la fourmi moissonneuse, les mâles sont un peu plus petits, de 8 à 9 mm, quant aux ouvrières, il en existe plusieurs types : les plus petites sont appelées « minors » et ne mesurent que 3 à 6 mm, la majorité appelées « médias » peuvent atteindre 1,2 cm, et les plus grandes aux fortes mandibules , appelées « majors », atteignent 1,5 cm.

Forme, allure : Comme toutes les fourmis, la fourmi moissonneuse possède un pétiole qui sépare le thorax de l’abdomen (gastre). Ce pétiole est composé de 2 segments chez les myrmicinés, famille à laquelle appartient la fourmi moissonneuse. Et toutes les fourmis dont le pétiole possède 2 segments sont munies d’un aiguillon.

Coloration : noire

Comportement

DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : La fourmi moissonneuse est une espèce surtout méditerranéenne.

HABITAT : elle affectionne les terrains calcaires.

PÉRIODE D’OBSERVATION :

BIOLOGIE :

Alimentation : La fourmi moissonneuse est ainsi nommée car elle récolte des graines tout autour du nid dans un rayon de plusieurs dizaines de mètres. Elles suivent des voies qu’elles ont tracées au fur et à mesure des passages répétés dans l’un et l’autre sens. On peut y voir une succession d’ouvrières qui portent chacune une graine jusqu’à l’entrée du nid. Ces graines sont stockées au sec, elles constituent l’alimentation principale de l’espèce, qui peut aussi à l’occasion consommer des insectes. Les grosses ouvrières broient les graines et les imbibent de salive qui contient de l’amylase, enzyme qui digère l’amidon. Cela permet de liquéfier les graines, on appelle cela le « pain de fourmi », dont les membres de la colonie se nourrissent, les fourmis ne peuvent absorber que des aliments liquides.

Reproduction : Le nid est souterrain, et peuvent abriter des colonies très nombreuses (plusieurs dizaines de milliers d’ouvrières), mais chez la fourmi moissonneuse il n’y a qu’une reine, c’est une espèce dite monogyne, ce qui n’est pas le cas de toutes les espèces de fourmis. Au sein de la colonie, des individus sexués apparaissent et l’essaimage a lieu en octobre avec l’envol des mâles et des femelles. La femelle est fécondée par plusieurs mâles et perd ses ailes après l’accouplement, elle passe l’hiver dans le sol et pondra au printemps, fondant ainsi une nouvelle colonie. Les mâles meurent après la reproduction.

REMARQUES : Il existe de nombreux passionnés qui élèvent des colonies de fourmis moissonneuses fondées à partir d’une reine capturée dans la nature, et alimentées avec des graines. De nombreux blogs témoignent de cette activité et proposent des conseils pour réussir cet élevage original.

RÉFÉRENCES :

Bellmann, 2006. Insectes et principaux arachnides. Vigot. (première édition en 1999).

Bellmann, 2007. Insectes d’Europe. Artémis.

Chinery, 1973. A field guide to the Insects of Britain and Northern Europe. Collins.

Chinery, 2005. Insectes de France et d’Europe Occidentale. Flammarion.

Leraut, 2008. Le guide entomologique. Delachaux & Niestlé.

Bellmann, 1999. Guide des Abeilles, Bourdons, Guêpes et Fourmis d’Europe. Delachaux & Niestlé.

Perrier, 1940. La Faune de France Illustrée, tome VII, Hyménoptères (par Berland). Delagrave.

Le Monde des Insectes

La galerie du Monde des Insectes

Les Insectes. Petit cours illustré d’entomologie 

Clé de reconnaissance des fourmis françaises

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