Une noctuelle très commune partout en Europe excepté sur le pourtour méditerranéen. Sa chenille est polyphage sur de nombreuses plantes herbacées.
Diarsia rubi (ex. Agrotis rubi) Vieweg,1790.

POSITION SYSTÉMATIQUE :
Insecte, Lépidoptère, Hétérocère
Famille des Noctuidae, sous-famille des Noctuinae, tribu des Noctuini.
ETYMOLOGIE :
Le nom de genre Diarsia est créé par Hübner en 1821. Son origine reste mystérieuse. Il pourrait provenir d’un mot grec Diarsis qui signifie « élévation ». Pour le nom d’espèce l’incertitude est aussi incertaine, une hypothèse serait que ce nom soit issu d’un mot d’origine latine, rubus, qui désigne la ronce ou le framboisier, mais ce ne sont pas particulièrement les plantes-hôtes de la chenille. On peut aussi penser à un autre mot d’origine latine, ruber, qui veut dire rouge certains individus ayant une couleur rougeâtre.
En anglais, on l’appelle « small square-spot », « la petite tache carrée ».

DESCRIPTION :
Taille : l’envergure est comprise entre 32 et 35 mm, mais les noctuelles au repos ont les ailes antérieures qui recouvrent les postérieures, elles mesurent entre 12 et 16 mm.
Forme, allure : les ailes antérieures sont brun plus ou moins foncé, parfois rougeâtres avec des bandes transversales bien visibles et des taches floues brun rouge ou brun foncé. Un point noir entre la cellule et le milieu du bord antérieur est un signe d’identification. Il y a deux taches claires avec un carré noir qui les sépare. La troisième ligne transversale s’épaissit en une tache noire au bord externe.

Coloration : nuances de brun clair à brun foncé et rougeâtre.
Comportement :
DÉTAILS À VÉRIFIER :

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : c’est une espèce commune partout en France sauf dans le midi. On la rencontre dans toute l’Europe, de l’Espagne à la Russie et jusqu’en Asie, mais elle est absente du bassin méditerranéen.
HABITAT : c’est une espèce que l’on rencontre en milieu forestier mixte, également dans les prairies plus ou moins humides, les parcs et les jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : mai à octobre.
BIOLOGIE :
Alimentation : la chenille a la tête brunâtre, parfois avec des marques pâles. Le corps est brun jaune pâle, brun grisâtre racheté de sombre. Les lignes dorsale et subdorsale sont blanchâtres. Elle est polyphage sur des plantes basses herbacées (pissenlit, rumex, digitale, bruyère). Elle hiverne et réapparait en mars avril.

Reproduction : Il y a deux générations par an, les imagos de la seconde génération sont plus petits et plus foncés.
REMARQUES :
RÉFÉRENCES SUR LES LÉPIDOPTÈRES
Henwood & Sterling, 2020. Field guide to the Caterpillars of Great Britain and Ireland. Bloomsbury Wildlife.
Lepertel & Quinette, 2016. Atlas des papillons de nuit de Basse-Normandie et des Iles Anglo-Normandes. Les noctuelles. GRETIA.
Novak & Severa, 1983. Le multiguide nature des papillons d’Europe. Bordas.
Orhant et Wambeke, 2010. Atlas des papillons de nuit du Nord-Pas de Calais. GDEAM.
Robineau, 2011. Guide des Papillons nocturnes de France. Delachaux & Niestlé.
Waring & Townsend, 2004. Field Guide to the Moths of Great Britain and Ireland (première édition en 2003). British Wildlife Publishing.
SITES GÉNÉRALISTES
Le Monde des Insectes (France – en français)
Les Insectes – site de Alain Ramel (France – en français)
Nature Spot. Recording the wild life of Leicester & Rutland (UK – en anglais)
Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)
SITES SUR LES LÉPIDOPTÈRES
Lepiforum (Allemagne – en allemand)
Lépi Net (France – en français)
OREINA les papillons de France
Butterflies and moths of Switzerland (Suisse – en allemand)
Pyrgus. European Lepidoptera and their ecology (Suisse – en anglais et en allemand)
Moths and Butterflies of Europe and North Africa (Italie – en anglais et en français)
Eggs, Larvae, Pupae and adult butterflies and moths